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Aucun commentaire 14/05/2012

Les atouts de la connaissance libre

Traduction de l’article « The power of free knowledge » de Geoff Brigham, conseiller juridique de la Wikimedia Foundation, publié le 29 mars 2012.

Petit globe Wikipédia présenté au creux de mains anonymes.

Crédit photographique : Lane Hartwell, CC-BY-SA.

Après le récent blackout destiné à lutter contre SOPA/PIPA, de nombreux médias ont décrit le débat comme une lutte d’influence entre la Silicon Valley et Hollywood. Sous cet exposé à courte vue, se cache la vérité, à savoir que les millions d’utilisateurs réguliers d’internet qui ont appelé leurs représentants au Congrès et leur ont écrit ont ainsi donné une voix collective à leur demande au Congrès de ne pas adopter, sous la dictée de l’industrie, une législation qui nuirait à un web libre et ouvert. Ils se sont manifestés pour soutenir ces sites web innovants et ces communautés en ligne qui sont possibles uniquement à travers un libre échange d’idées et d’informations.

Le Congrès, les médias et beaucoup d’autres ne comprennent ou n’apprécient pas toujours le sens et la puissance du mouvement pour la connaissance libre ni la communauté qui le nourrit et le porte. C’est pourquoi nous voulons offrir un résumé de ce qu’est la connaissance libre. Une grande partie en sera familière aux contributeurs des projets Wikimédia et à nos homologues de la communauté pour la connaissance libre, mais nous espérons que cela puisse être utile à nos autres lecteurs – et législateurs – qui n’ont pas encore exploré la question ou qui ont été surpris par les réactions en retour lorsqu’ils l’avaient tout à fait ignorée.

Comme vous pouvez l’imaginer, nous sommes très enclins à protéger l’internet, qui facilite largement la libre circulation de la connaissance, et nous sommes méfiants lorsque certains cherchent à le pilonner par une législation favorable à leurs intérêts privés et exempte de toute réflexion qui soit adaptée aux valeurs vitales pour notre mission.

Ce qu’il faut savoir sur la connaissance libre

La mission de la communauté pour la connaissance libre est de créer et de partager des ressources informationnelles et des œuvres culturelles en pleine conformité avec les lois sur le copyright [et les droits d’auteur]. En offrant leurs travaux [ou œuvres ; works], leurs créateurs garantissent toutefois cinq libertés : liberté d’utiliser, liberté d’étudier, liberté de copier, liberté de redistribuer et liberté d’améliorer les travaux [ou œuvres] en question1. Des auteurs, artistes, photographes, chercheurs, et d’autres, qui ont rejoint partout dans le monde la communauté pour la connaissance libre se sont engagés en faveur de ces libertés, et à leur tour ils produisent des médias que des centaines de millions de gens peuvent utiliser. Le résultat, ce sont des matériaux sous licence libre précieux pour l’éducation, l’entreprise, la technologie, la science et la culture dans le monde entier.

Les créateurs de la communauté pour la connaissance libre sont en fait titulaires de droits d’auteur, exactement comme les créateurs de l’industrie des médias, mais contrairement à ce qui se pratique dans la plupart des industries, les créateurs de la communauté pour la connaissance libre ont la volonté de favoriser le progrès et l’innovation en plaçant leurs travaux sous licence libre et donc de mettre leurs créations à disposition de tous librement.

La communauté pour la connaissance libre est présente partout dans le monde, elle est diverse et en continuelle croissance. Près de 200 millions de travaux [d’œuvres] librement accessibles sont désormais disponibles et le nombre de contenus nouveaux placés sous licence libre augmente rapidement2. Beaucoup d’organisations3 ont maintenant d’importants dépôts de contenus sous licence libre, parmi lesquelles C-Span4, YouTube5, Vimeo6 et Flickr7. Wikipédia offre plus de 21 millions d’articles en 283 langues 8. La communauté Wikipédia est construite sur le travail de centaines de milliers de contributeurs du monde entier. Wikimedia Commons accueille plus de 12 millions de fichiers, dont plus de dix millions d’images et de photographies, plus de cent mille fichiers son et plus de vingt mille scans de documents sous licence libre ou dans le domaine public9.

Ces travaux sont tous disponibles pour les citoyens, les entreprises, les bibliothèques, les chercheurs et les institutions culturelles, sans frais. Une recherche commence souvent avec des résumés de Wikipédia et des listes de références renvoyant en lien à des sources primaires10. Les spécialistes comptent sur la connaissance libre aussi bien que sur les moteurs de recherche internet et les bases de données des publications savantes. Les bibliothèques contribuent à la diffusion de la connaissance libre et permettent de toucher de nouveaux publics11. Les enseignants s’appuient sur des documents écrits et des photographies pour préparer leurs classes à des coûts minimes, où qu’ils soient dans le monde.

La libre diffusion des connaissances donne aux entreprises et aux entrepreneurs un accès à faible coût à un immense champ d’informations sur de nombreux sujets. Les entreprises économisent de l’argent sur la recherche et ont un accès instantané à l’information à partir d’un large éventail de perspectives12. La connaissance libre est particulièrement bénéfique aux petites entreprises qui autrement ne pourraient pas s’offrir le matériel de recherche adéquat : elle réduit les barrières à l’entrée en activité et encourage l’innovation13.

Des contenus libres sont fréquemment intégrés à d’autres services. Les articles de Wikipédia sont réutilisés par des produits et des services commerciaux14, allant de Facebook et Amazon.com aux sites web de la BBC15. Des milliers d’images issues de Commons ont été republiées dans des livres, des journaux et d’autres médias16. Les journalistes ont un accès immédiat à des photographies informatives et percutantes provenant de toute la planète, et les développeurs de logiciels peuvent incorporer à leurs applications des médias, du contenu encyclopédique ou des entrées de dictionnaire, sans payer aucun frais17. La connaissance libre offre aux chercheurs un corpus de travaux leur permettant d’en apprendre davantage dans leur domaine d’intérêt et de participer à leur tour à l’innovation, à l’élaboration de nouvelles théories et à de nouvelles découvertes18.

Comme indiqué précédemment, l’engagement à la collaboration et au partage est au cœur du mouvement pour la connaissance libre. Ces idéaux ne sont pas nouveaux et ils sont conçus pour compléter et profiter à notre système actuel de droits d’auteur en créant l’opportunité de nouvelles œuvres originales et d’améliorations d’œuvres existantes19. Internet doit aujourd’hui faciliter une innovation continue basée sur des œuvres sous licence libre ou appartenant au domaine public : en fin de compte, c’est un outil visant à faciliter ces importantes interaction, communication et collaboration, ce qui stimulera l’innovation et mettra en valeur la libre circulation de la connaissance. C’est pour cette raison que nous exhortons les lecteurs et le Congrès à considérer les valeurs d’un internet ouvert et libre, qui renforce tous les avantages de la libre circulation de la connaissance pour nos concitoyens, entreprises, bibliothèques, chercheurs et organismes culturels.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire les pages consacrées aux contenus libres sur Wikipédia ou bien à visiter le site Creative Commons20.

Geoff Brigham, avocat en chef
Stephen LaPorte, assistant juridique

Notes

  1. Dans le sens plein du terme, « libre » signifie « liberté d’utiliser les travaux [l’œuvre ; work] et de jouir des avantages de leur utilisation ; liberté d’étudier les travaux [l’œuvre ; work] et d’appliquer les connaissances acquises à partir de ceux-ci ; liberté de faire et diffuser des copies, en totalité ou en partie, de l’information ou de la création ; liberté d’apporter des changements et des améliorations, ainsi que de distribuer des œuvres dérivées ». Voir http://freedomdefined.org/Definition. []
  2. En 2003, les licences Creative Commons existaient seulement depuis un an et elles concernaient moins d’un million de documents. Sept ans plus tard, en 2010, ce chiffre s’élevait à un total de plus de 400 millions. Plus de 40% de ces travaux sont entièrement libres ou ouverts. Voir Mike Linksvayer, « The Power of Open: over 400 million CC-licensed works, with increasing freedom », Creative Commons, 27 juin 2011. []
  3. En 2011, Creative Commons a recueilli les récits de membres de la communauté pour la connaissance libre ; à consulter en ligne : http://wiki.creativecommons.org/The_Power_of_Open/Text. []
  4. C-Span place ses vidéos sous licence Creative Commons Attribution 3.0 sur YouTube. []
  5. YouTube permet maintenant à chacun de mettre ses contributions sous licence Creative Commons Attribution. Voir Jane Park, « YouTube launches support for CC BY and a CC library featuring 10,000 videos », Creative Commons, 2 juin 2011. []
  6. Vimeo permet de sélectionner les vidéos utilisant une licence Creative Commons : « Nos membres adorent utiliser les licences Creative Commons, afin de retravailler les contenus, les remixer et réinventer. C’est pourquoi nous avons construit toute une nouvelle section pour vous aider à découvrir des vidéos disponibles sous licences Creative Commons. » Voir http://vimeo.com/new. []
  7. Flickr permet aux utilisateurs de mettre leurs photographies sous licence Creative Commons. Voir http://www.flickr.com/creativecommons. []
  8.  Key Facts about Wikipedia, janvier 2012 (pdf). Les statistiques prenant en compte toutes les versions linguistiques de Wikipédia sont disponibles ici : http://stats.wikimedia.org/EN/TablesWikipediaZZ.htm. []
  9. http://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:MIME_type_statistics. []
  10. Sook Lim, « How and Why Do College Students Use Wikipedia? », Journal of the American Society for Information Science and Technology, novembre 2009 ; les résultats d’enquêtes aditionnelles ont été analysés en 2010, montrant que les étudiants continuent à utiliser Wikipédia comme une source de recherche. Voir Alison J. Head and Michael B. Eisenberg, « How today’s college students use Wikipedia for course–related research », First Monday, volume 15, numéro 3, 1er mars 2010. []
  11. Steve Kolowich, « Wielding Wikipedia », Inside Higher Ed, 5 avril 2011. []
  12. Une étude a montré qu’à des fréquences d’édition plus élevées d’un article de Wikipédia sur une entreprise correspondait une réduction des erreurs d’analyse, ce qui suggère que la fréquence d’édition serait une indication de l’attention que porte le public à cette entreprise. Amir Rubin and Eran Rubin, « Informed Investors and the Internet », Journal of Business Finance & Accounting, 37: 841–865, 2010 (doi: 10.1111/j.1468-5957.2010.02187.x). []
  13. Plus généralement, voir Wouter Tebbens, Hinde ten Berge et David Jacovkis, The Knowledge Society: a freedom-centered perspective, intervention présentée à la Free Culture Research Conference, Berlin, 2010. []
  14. Voir les lignes directrices de Wikipédia pour la réutilisation du contenu décrites ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipédia:Citation_et_réutilisation_du_contenu_de_Wikipédia. []
  15. BBC Music, BBC Wildlife Finder et encore d’autres sites de la BBC intègrent des contenus provenant de Wikipédia. Voir Yves Raimond, Tom Scott, Silver  Oliver, Patrick Sinclair et Michael Smethurst, Use of Semantic Web Technologies on the BBC Web Sites, Linking Enterprise Data, 2010. Facebook réédite également des contenus d’articles de Wikipédia. Voir Jane Park, « Wikipedia on new Facebook community pages », 21 avril 2010 ; et pour une liste des centaines de sites qui réutilisent le contenu de Wikipédia, voir http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Mirrors_and_forks/All. — Pour un public francophone, on peut aussi mentionner l’exemple emblématique du site de la Bibliothèque nationale de France data.bnf.fr qui reprend également des contenus issus de Wikipédia (N.d.T.) []
  16. http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Commons_as_a_media_source. []
  17. Des centaines d’applications proposées sur les sites d’Apple, de Google et d’Amazon reprennent des contenus sous licence libre provenant des projets Wikimédia. []
  18. http://meta.wikimedia.org/wiki/Research []
  19. L’article I, section 8, clause 8 [de la Constitution américaine, relatif aux droits d’auteur et appelé Copyright’s Clause (N.d.T.)], formule comme premier objectif de « promouvoir le progrès des sciences et de l’invention… ». La communauté pour la libre connaissance abandonne volontairement l’exclusivité de ses droits sur un bien, le faisant devenir commun et public, pour promouvoir innovation, imitation, émulation, accroissement du patrimoine culturel, processus démocratique et autres avantages que peut apporter la liberté. En effet, la Cour suprême a toujours estimé que l’objectif ultime du Copyright’s Clause était de « stimuler la créativité artistique pour le bien public en général ». []
  20. les organisations impliquées dans le mouvement pour la libre diffusion de la connaissance comprennent Creative Commons, la Free Software FoundationPublic Knowledge, l’Electronic Frontier Foundation, le Center for Democracy and Technology, l’Open Knowledge Foundation et Knowledge Ecology International. []
Aucun commentaire 14/09/2010

Wikimedia Foundation : informations diverses

Quelques nouvelles fraîches des avancées techniques, de la préparation de la levée de fonds et de l’expansion de la fondation.

Technologie

resourceLoader

Un chargeur de ressources dédié JavaScript/CSS est en cours d’implémentation. Celui ci permettra de ne pas charger les bouts de CSS/JS dont l’utilisateur n’a pas besoin – typiquement, parce qu’il n’utilise pas telle fonctionnalité ou qu’il se connecte depuis un mobile ou un navigateur ne les prenant pas en charge.

Ce nouveau système permettra aussi d’améliorer le temps de chargement des gadgets (special:gadgets). Actuellement, le code de chaque gadget est chargé via une sous-page séparée (ce qui rallonge  le temps de chargement à cause des aller-retour serveur). Le nouveau système fusionnera les morceaux de manière à ce que du point de vue du navigateur, il n’y ait qu’une unique page de CSS et une unique page de JavaScript à charger.

La mise en production de cette fonctionnalité est prévue pour courant octobre 2010.

(Page du projet)

Nouveau datacenter

La Wikimedia Foundation (WMF) stocke actuellement la grande majorité de ses serveurs (et l’ensemble des bases de données des différents projets) dans un unique datacenter. Cette situation est dangereuse, d’autant plus que le datacenter est dans l’un des états des États-Unis subissant le plus d’ouragans chaque année.  La WMF a donc décidé d’en monter un deuxième, d’une capacité équivalente à l’actuelle, afin d’avoir une architecture redondante. Cela permettra aux différents sites (wikipedia, wiktionary, etc.) de rester accessibles même si l’un ou l’autre des datacenters tombe en panne.

Il sera situé dans la zone non-incorporée d’Ashburn, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Washington.

D’après l’agenda actuel, le lieu définitif sera choisi (au plus tard) en octobre 2010, et l’installation de l’infrastructure des serveurs s’étalera sur novembre et décembre 2010.

(Page du projet)

Google Summer of Code

Les 6 projets dont la WMF a profité durant le GSoC 2010 se sont terminés, selon elle, “d’une manière très satisfaisante”. Vous trouverez plus de détails sur cette page.

LiquidThreads

La refonte de l’extension LiquidThreads, qui (supposément) remplacera bientôt les pages de discussion sur les projets de la WMF, avance bien. Vous trouverez des captures d’écran et de plus amples explications sur cette page.

Divers

Levée de fonds

Le fundraising débutera officiellement le 7 novembre 2010 pour se terminer le 15 janvier 2011, date correspondant au 10e anniversaire du lancement de Wikipédia.

Contrairement à l’année 2009 où la campagne s’était appuyée sur les bannières faites par deux entreprises spécialisées, Fenton Communications (article, site) et SeaChange Capital Partners (site), la WMF semble encourager cette fois-ci les contributeurs (notamment les chapitres nationaux tel que Wikimedia France) à imaginer eux-mêmes les bannières qui marcheront le mieux dans leur pays respectif.

Les bannières prévues pour la levée de fonds seront testées sur de petits groupes d’utilisateurs et les jeudis uniquement.

(source, page dédiée sur meta)

Wikimedia Foundation en Inde

La WMF poursuit son plan d’expansion vers les autres continents. L’implantation de la première “succursale” permanente, en Inde, est maintenant prévue pour dans 6 mois environ. Une partie des raisons ayant entrainée le choix de l’Inde sont détaillées dans cet article. Une offre d’emploi pour un “National Program Director” à d’ors et déjà été postée. La personne embauchée sera ensuite chargée de recruter le reste de l’équipe locale.

Il est à supposer que l’emplacement exact de la succursale dépendra de l’endroit où habite cette personne.

Cette entrée de blog est une réécriture par l’auteur de la version qu’il a publiée sur son blog, sous le titre : « Diverses informations wikimédiennes »

un commentaire 12/05/2010

Wikimedia Commons, la médiathèque libre utilisée par Wikipédia supprime des contenus pornographiques

Alors que le nombre total de contributions pour l’ensemble des projets Wikimédia vient de dépasser le milliard, la chaîne conservatrice américaine Fox News a entamé une campagne de lobbying auprès des donateurs au mouvement Wikimédia, parmi lesquels figurent de grands noms comme Google, Yahoo!, l’Open Society Institute ou la Fondation Ford. Il s’agit de les interpeller par des lettres ouvertes leur demandant si “elles sont conscientes de l’étendue” des images “illégales” et “pornographiques” stockées sur les serveurs de Wikimédia.

Une image parmi celles hébergées sur Commons
(Neitram, CC-BY-SA)

Ce n’est en fait pas Wikipédia qui est mise en cause, car son contenu est plus étroitement surveillé par la communauté, mais certaines images parmi les cinq millions de fichiers hébergés sur Wikimédia Commons. Cette base de données multimédia centralise des médias libres, tels que des photographies, des dessins, des schémas, des musiques, des animations ou bien encore des vidéos qui ont une utilité pour au moins un des projets de Wikimédia (Wikipédia bien sur mais aussi Wikisource, Wikiversité, Wikispecies, etc.). La richesse et la variété de son contenu, placé sous licence libre, fait que cette médiathèque en ligne est aussi utilisée par certains sites d’informations en ligne pour illustrer leurs articles.

De fait, la communauté de Wikimédia Commons est depuis longtemps consciente du problème et mène des actions ayant pour objectif de supprimer les images pornographiques sans dimension culturelle ou éducative. Cette tâche est compliquée car la sexualité constitue un pan entier de nos civilisations sur lequel on ne peut faire l’impasse. Sa perception est différente suivant les cultures, les religions ou les générations. La question de la limite entre art et pornographie est également posée, ainsi que celle de la censure. En effet, Commons est une médiathèque internationale et les législations varient selon les pays, certains d’entre eux censurant des images autorisées par d’autres. Quant aux serveurs de Wikimédia Commons, ils sont hébergés en Floride et voient en moyenne chaque jour un import massif de dizaines de milliers de nouvelles images.

Cette polémique, lancée en avril par l’un des deux co-fondateurs de Wikipédia, Larry Sanger, qui a depuis quitté le projet, et avivée par Fox News a relancé ce débat de longue date… et provoqué la suppression immédiate de certaines catégories d’images qui avaient été identifiées comme potentiellement choquantes. Mais le débat se poursuit parmi les contributeurs de Commons pour savoir si ces suppressions, notamment effectuées par Jimmy Wales, l’autre co-fondateur de l’encyclopédie en ligne, n’ont pas été trop larges et si certaines images doivent être restaurées.

Aucun commentaire 01/08/2009

Élection au conseil d’administration de la Wikimedia Foundation

Depuis le 28 juillet et jusqu’au 10 août a lieu l’élection de 3 personnes au conseil d’administration de la Wikimedia Foundation pour un mandat de 2 ans. Pour pouvoir voter, il faut avoir effectué au moins 600 contributions avant le 1er juin 2009 sur les projets hébergés par Wikimedia Foundation (comme Wikipédia, Wikisource, Commons, etc) et avoir fait au moins 50 contributions entre le 1er janvier et le 1er juillet 2009.

Le conseil d’administration de la Wikimedia Foundation (ou board) gouverne la Wikimedia Foundation. Il détermine les grandes orientations politiques et budgétaires de la Foundation, comme, par exemple la politique de confidentialité des données personnelles et celle de rétention des données et la recommandation sur les biographies de personnes vivantes. Le board approuve aussi les partenariats avec des associations nationales indépendantes Wikimédia (comme Wikimédia France), il définit une politique d’utilisation des marques de la WMF et c’est aussi lui qui a voté le changement de licence du contenu après une large consultation des communautés de contributeurs. Le board choisit le directeur exécutif (en l’occurrence, la directrice exécutive, Sue Gardner) qui gère les employés.

Cette élection est donc importante pour les contributeurs et les projets. Elle est aussi importante pour l’association Wikimédia France car nous travaillons de concert avec la WMF sur plusieurs sujets (développement de projets internationaux, levée de fonds, utilisation des marques).

Il y a 18 candidats et chacun doit se présenter et présenter son programme en moins de 1200 caractères. C’est peu. Il y a aussi une page de questions aux candidats ici et là, par contre, c’est très long et souvent technique.

N’oubliez pas de voter avant le 10 août !

par Julien Fayolle
Categories: Projets Wikimedia
Aucun commentaire 18/07/2009

Wikipédia et EvoSwitch

EvoSwitch est le nouveau datacenter situé à Harleem (non loin d’Amsterdam) qui héberge les serveurs de Wikimedia Foundation depuis le début de l’année 2009. Ce datacenter vient remplacer l’hébergement de Kennisnet. La ferme de serveurs hollandaise est l’unique ferme d’Europe permettant aux internautes d’accéder dans de bonnes conditions aux sites Wikimedia (Wikipédia, Wikinews, Wikiversity…)

Dans le cadre de son partenariat avec Wikimedia Foundation,  Evoswitch s’est engagé à fournir gracieusement l’équivalent de 300.000€  de frais d’hébergement de serveurs et de bande passante.

Autre point non négligeable, EvoSwitch est membre du consortium à but non lucratif Green grid qui œuvre à réduire la consommation électrique des fermes de serveurs (voir à ce propos, l’article Wikipédia consacré au green computing).

Sources : 1, 2