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Articles taggués ‘Wikimedia Commons’
Aucun commentaire 10/04/2012

La Fondation Konrad Adenauer partage des images d’archive sur Wikimedia Commons

Afin de faire mieux connaître la richesse des projets Wikimédia, nous nous proposons de publier régulièrement des billets décrivant certains projets, certains partenariats ou simplement de « belles histoires » (success stories) reliés aux projets Wikimédia.
Prenant un peu de distance par rapport à l’actualité, cette série de billets se veut avant tout explicative et exemplaire de ce que l’on peut trouver sur les projets Wikimédia.
Si vous avez vous-même repéré ou mis en œuvre des actions de ce type, n’hésitez pas à nous en faire part !

°°°°°°

La Fondation Konrad Adenauer (Konrad-Adenauer-Stiftung), fondation politique allemande, a partagé plus de cent images extraites de ses fonds sur Wikimedia Commons. Les fichiers y sont publiés sous les termes de la licence libre Creative Commons Paternité Partage à l’Identique, permettant une réutilisation par tous de ces œuvres.

Konrad Adenauer et Ludwig Erhard

Konrad Adenauer et Ludwig Erhard lors de la convention de la CDU en mars 1965.
(CDU, CC-BY-SA)

Le fonds partagé comprend essentiellement des photographies d’archive. Celles-ci montrent principalement le chancelier d’Allemagne Konrad Adenauer, accompagné d’autres personnalités politiques des années 1960, telles le vice-président du Bundestag Kai-Uwe von Hassel, le vice-chancelier Ludwig Erhard, le ministre-président Franz Meyers ou le ministre fédéral Rainer Barzel. Le fonds partagé inclut également des affiches des campagnes de la CDU de 1949 à 1965.

Cette initiative de la Fondation Konrad Adenauer n’est pas sans rappeler celle des Archives fédérales allemandes (Bundesarchiv), qui en 2008 avaient ouvert leurs fonds sur Wikimedia Commons. En effet, de tout ce corpus de plus de 80 000 fichiers, l’une des photographies les plus populaires était déjà le portrait de Konrad Adenauer, ainsi que ceux d’autres personnalités allemandes : politiques comme Willy Brandt ou Walter Scheel, scientifiques tels Otto Hahn ou Werner Heisenberg, littéraires comme Oswald Spengler ou Heinrich Böll. Mais ce sont également des images des archives allemandes qui illustrent les biographies de personnalités politiques et historiques françaises, comme Georges Pompidou, Charles de Gaulle, Robert Schuman, ou même René Lacoste.

Toutes les images partagées par la Fondation sont disponibles sur Wikimedia Commons.

Aucun commentaire 16/01/2012

Wikimedia Commons passe les douze millions de fichiers

Après avoir passé les huit millions de fichiers en janvier 2011 et les dix millions en avril 2011, Wikimedia Commons, la médiathèque libre, a franchi il y a quelques jours le cap des douze millions de fichiers. Wikimedia Commons confirme être un projet à la croissance impressionnante, avec quatre millions de nouveaux fichiers en un an. C’est également la seconde plus grande communauté d’utilisateurs des projets Wikimedia.

Un douze millionième fichier en clin d’œil à Wiki Loves Monuments

L’« Egyptian Building », Richmond, Virginie

Le 12 millionième fichier versé.
(Crazyale, CC-BY-SA)

Le douze millionième fichier est un bâtiment de style égyptien, construit à Richmond en Virginie aux États-Unis. Il est classé site historique au National Register of Historic Places, équivalent fédéral américain des monuments historiques en France.
Cela rappelle fortement un des événements majeurs pour Wikimedia Commons en 2011 : le concours Wiki Loves Monuments. Il a permis de rassembler plus de 160 000 fichiers en septembre dernier, et ainsi contribué à atteindre cette étape si rapidement. L’édition 2012, d’ores et déjà prévue, passe à l’échelle mondiale et inclura notamment les États-Unis.

Des fichiers librement réutilisables par tous

Toutes les images de Wikimedia Commons sont librement réutilisables, par tous, pour tous les usages. Être repris dans un cours, sur un site web, y compris s’il s’agit d’un site professionnel, être imprimés dans des publications, servir de matière première à une nouvelle œuvre… Autant d’exemples témoignant l’importance et de l’utilité de ce bien commun.
Par exemple, la photographie du Temple d’Antonin et Faustine a été reprise par le Musée des Antiques de Toulouse dans le catalogue de l’exposition temporaire L’Image et le Pouvoir : le siècle des Antonins.
La seule condition est de respecter les termes de la licence.

Une communauté aux multiples visages…

Portrait de Jean-Baptiste Colbert par Robert Nanteuil

Portrait de Jean-Baptiste Colbert, versé sur Commons par le Centre de recherche du château de Versailles.
(Louis-Gustave Thibault, domaine public)

Si la grande majorité des fichiers disponibles proviennent du travail de bénévoles, ce ne sont pas les seuls artisans de cette médiathèque.
En 2011 encore, de plus en plus d’institutions, des gouvernements à la presse en passant par des laboratoires de sciences, partagent les œuvres qu’ils détiennent ou ont produites, et enrichissent Wikimedia Commons.
En tête du mouvement se trouvent les institutions culturelles (musées, archives, bibliothèques), qui utilisent ce projet comme un prolongement de leur travail, soit en versant des fonds du domaine public dont ils ont la garde, soit en prenant eux-mêmes des photographies de leurs collections.

…qui n’attend que vous !

Bonga

Le musicien Bonga au Festival du bout du monde 2011.
(Thesupermat, CC-BY-SA)

Comment participer à Commons ? Cela peut se faire au quotidien, ou lors d’événements : vous pouvez prendre en photo les œuvres du domaine public exposées dans les musées, les monuments historiques près de chez vous, les plats que vous préparez, les rencontres sportives, les manifestations politiques, les salons artistiques, le travail des artisans… Wikimédia France peut vous accompagner dans vos contributions, en vous aidant à obtenir accréditations et financements pour l’enrichissement des projets..


Ce billet a été rédigé collaborativement par Léna et Jean-Frédéric avec l’aide de Trizek, Vigneron, Pierre-Selim et Wikinade

2 commentaires 30/11/2011

Il y a urgence

Traduction d’un essai d’emijrp publié le 24 octobre 2011.

Emilio (User:emijrp) contribue à Wikipédia depuis août 2005, il y est notamment dresseur de robot, et participe à la catégorisation du savoir. Ce texte est adapté de son essai There is a deadline (« Il y a urgence »), dont le titre fait écho à un précédent essai intitulé There is no deadline Il n’y a pas d’urgence »).

Cet essai ne représente que les opinions de son auteur.

La cathédrale de la Trinité à Saint-Pétersbourg pendant l’incendie de 2006

La cathédrale de la Trinité à Saint-Pétersbourg pendant l'incendie de 2006.
(Oleg Syromiatnikov, CC-BY-SA)

Chaque jour, des pans entiers de la connaissance sont perdus à jamais, dont aucune trace ne subsiste. Lorsqu’une catastrophe naturelle s’abat quelque part ou qu’une guerre éclate, beaucoup de bibliothèques, archives, musées, monuments, bâtiments de valeur, incunables et objets uniques sont détruits.

De nombreux exemples en attestent, antérieurs à l’existence de Wikipédia. La bibliothèque disparue d’Alexandrie, les encyclopédies chinoises perdues, les églises, monastères, couvents et blibliothèques ravagées lors de la guerre civile espagnole1, l’incendie des chambres fortes de la 20th Century Fox qui détruisit tous les négatifs des films tournés avant 19352, les centaines de bibliothèques et d’archives bombardées et brûlées durant la Seconde Guerre mondiale3,4, les plus de 6000 monastères tibétains dévastés au cours de la Révolution culturelle chinoise, dans lesquels se trouvaient des sculptures, tapisseries et manuscrits uniques5, la bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine bombardée et réduite en cendres avec ses milliers de textes irremplaçables6, pour n’en citer que quelques-uns.

Depuis la création de Wikipédia, la destruction du savoir s’est poursuivie au moins autant qu’avant. La Bibliothèque nationale d’Irak ainsi que d’autres lieux dépositaires de la culture ont été pillés et brûlés lors de l’invasion de l’Irak de 20037, le Tsunami de 2004 dans l’océan Indien a endommagé, voire totalement détruit, les bibliothèques et les archives de plusieurs pays, la majeure partie du patrimoine d’Haïti a été touchée ou anéantie par le tremblement de terre de 20108, de la même manière qu’au Chili suite au séisme de 2010. Récemment, le Musée égyptien du Caire a été pillé au cours de la révolution égyptienne de 20119.

Autodafé de livres à Berlin le 10 mai 1933

Autodafé de livres à Berlin le 10 mai 1933.
(Domaine public)

Mais les guerres et les catastrophes naturelles ne sont pas les seules à menacer le savoir, ainsi que l’ont prouvé l’incendie de la Bibliothèque de la duchesse Anna Amalia en 200410 ou l’effondrement de l’immeuble qui hébergeait les archives de la ville de Cologne en 200911.

Ces événements font à chaque fois disparaître d’importants témoignages de la connaissance humaine, et parfois des patrimoines culturels entiers. Aujourd’hui, de nombreuses langues dans le monde sont en danger.

Par ailleurs, des centaines de sites sont fermés chaque jour sur Internet, la durée de vie moyenne d’une page web n’étant que de soixante-dix-sept jours12. Ces sites sont utilisés dans bien des cas en tant que références sur Wikipédia, mais bien que des projets tels qu’Internet Archive ou WebCite et des groupes de bénévoles comme ceux d’Archive Team13 fassent des copies de sauvegarde de certains d’entre eux, beaucoup d’autres sont définitivement perdus.

Crapaud doré (Incilius periglenes).

Crapaud doré (Incilius periglenes), espèce désormais éteinte.
(Charles H. Smith / U.S. Fish and Wildlife Service, domaine public)

Wikipédia et ses projets frères peuvent et doivent contribuer à sauver toutes ces formes du savoir, par la création d’articles encyclopédiques, le téléversement d’images sur Wikimedia Commons, la préservation des langues au sein du Wiktionnaire ou encore la transcription de livres dans Wikisource. Des événements tels que Wiki Loves Monuments peuvent permettre d’immortaliser des monuments à travers le monde avant qu’ils ne soient dégradés ou détruits, mais l’édition 2011 ne couvrait que des pays européens14. Il faut d’urgence un Wiki Loves Monuments mondial.

Il y a urgence. C’est une bataille contre le temps.

Notes

  1. [^] El martirio de los libros: una aproximación a la destrucción bibliográfica durante la Guerra Civil (archivé sur WebCite).
  2. [^] $45,000 Fire Drives Families From Homes in Little Ferry », Bergen Evening Record, 9 juillet 1937, p. 1 ; cité par Richard Koszarski in Fort Lee: The Film Town, Indiana University Press, 2005, p. 339–341.
  3. [^] It Has Been Done Before! Reconstituting War-Ravaged Libraries (archivé sur WebCite).
  4. [^] Aftermath of the Warsaw Uprising, Planned destruction of Warsaw et Polish culture during World War II.
  5. [^] Tibetan monks: A controlled life (archivé sur WebCite).
  6. [^] Erasing the Past: The Destruction of Libraries and Archives in Bosnia-Herzegovina (archivé sur WebCite).
  7. [^] Photographies de la Bibliothèque nationale d’Irak (août 2003).
  8. [^] Haiti Cultural Recovery Project (copie archivée sur Wayback Machine).
  9. [^] Breaking: Images of Egyptian Museum Damage -UPDATE 34- King Tut Objects Damaged? (archivé sur WebCite).
  10. [^] Hilfe für Anna Amalia (archivé sur WebCite).
  11. [^] Archive Collapse Disaster for Historians – Spiegel Online International (archivé sur WebCite).
  12. [^] Internet Archive – Foire aux questions (archivé sur WebCite).
  13. [^] Site Archive Team (archivé sur WebCite).
  14. [^] Wiki Loves Monuments 2011 – Site web européen (archivé sur WebCite).
Aucun commentaire 30/07/2011

L’image de l’année 2010 de Wikimedia Commons

Le mois dernier se tenait la cinquième édition du concours de l’image de l’année de Wikimedia Commons.

Les photos lauréates sont :

Le lauréat 2010 : Utilisation d'un laser pour observer en détail le centre galactique.
(Yuri Beletsky/ESO, CC-BY)

Vue panoramique de la vieille ville de Mostar, en Bosnie-Herzégovine, prise depuis le minaret de la mosquée Koski Mehmed pasa, située juste en face de Stari Most, le Vieux Pont, sur la Neretva.
(Ramirez, CC-BY-SA)

Le volcan Sarychev, sur l'île Matua, en éruption, le 12 juin 2009.
(Original par la NASA, domaine public ; œuvre dérivée par John et The High Fin Sperm Whale, CC-BY-SA)

La médiathèque Wikimedia Commons rassemble des médias sous licences libres à vocation pédagogique. Projet en très forte croissance, il a passé la barre des dix millions de fichiers il y a quelques mois, moins de deux mois après les huit millions.

Parmi tous les médias versés sur Commons, les plus marquants et les plus exceptionnels sont distingués du label « image remarquable ».

Le concours de l’image de l’année (ou POTY – Picture of the Year) vise à célébrer les plus belles images remarquables versées sur Wikimedia Commons en 2010. 784 images étaient en lice pour le premier tour, dans 17 catégories thématiques et techniques.

Les autres images lauréates sont consultables sur Wikimedia Commons.