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Articles taggués ‘Wikimedia Commons’
Aucun commentaire 12/02/2014

L’ossuaire de Douaumont, lauréat de Wiki Loves Monuments, retiré de Wikimedia Commons

Vue sur le cimetière qui se trouve face à l’ossuaire
(Hans A. Rosbach, CC-By-SA 3.0)

À la veille des célébrations du centenaire de la Première Guerre mondiale, le droit d’auteur s’invite dans la discussion.

Un passé commun à mettre en valeur

L’ossuaire de Douaumont est un monument symbolisant un événement extrêmement fort de l’histoire de la Première Guerre mondiale. Dans ce sanctuaire reposent les corps de plus de 130 000 soldats de toutes nationalités, ayant péri lors de la bataille de Verdun. Inauguré le 17 septembre 1927, le bâtiment créé par Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy est une vaste structure de béton surmontée d’une tour monumentale.

Cette nécropole avait fait l’objet d’une mise en lumière en 2011 : une photographie avait en effet frappé le jury du concours Wiki Loves Monuments, présidé par Yann Arthus-Bertrand. Elle avait été une des dix lauréates du concours français, puis avait été plébiscitée par le jury européen qui la classait dixième du concours international. Un cliché d’une qualité exceptionnelle était donc librement mis à disposition de tous, à la fois pour ses qualités esthétiques et en tant que document de mémoire.

Le droit d’auteur contre la mémoire ?

Malheureusement, cette image, ainsi que ses semblables, n’est plus disponible à cette heure sur Wikimedia Commons. En cause : le droit d’auteur français qui stipule que les droits de l’auteur d’une œuvre s’éteignent 70 ans après la mort de ce dernier. Les architectes de ce monument n’entrant pas dans cette catégorie puisque décédés dans le courant des années 1970. Les wikimédiens avaient d’abord estimé que l’ossuaire était suffisamment accessoire sur l’image pour que cette dernière puisse être conservée (exception “de minimis”, confirmée par une consultation communautaire lors du concours). En seconde analyse, ils en ont décidé autrement.

Les projets Wikimédia proposent en effet des ressources libres et autant que possible garanties comme telles. Il n’est pas possible de faire prendre des risques aux éventuels réutilisateurs de ces clichés en acceptant des photos sur lesquelles des tiers pourraient revendiquer des droits d’auteur. La réutilisation constituerait en effet alors une contrefaçon, ce qui est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison. Dans le doute, le cliché est donc supprimé. Wikimedia Commons conserve tout de même une copie d’archive, qui sera remise en ligne lorsque les droits d’auteur auront expiré, en 2049.

Une solution pour en sortir par le haut

Cet enjeu a été traité dans la plupart des pays européens par une exception au droit d’auteur appelée « liberté de panorama ». Cette dernière stipule qu’une œuvre de l’esprit (bâtiment d’architecte, sculpture…) présente de manière permanente dans l’espace public n’est pas soumise au droit d’auteur. C’est pourquoi il est légal de publier sur Internet un bâtiment contemporain qui se trouve en Angleterre, aux États-Unis ou en Chine… mais pas en France, un des rares pays européens qui a refusé d’intégrer cette exception dans sa législation, bien qu’elle ait été proposée aux États dans la directive européenne de 2001.

Hormis une photographie tolérée sur Wikipédia, dont la légalité n’est pas clairement établie, il n’existe plus de photos de ce lieu chargé d’histoire sur les projets Wikimédia. À la veille de la commémoration de cet événement majeur de l’Histoire du monde, Wikimédia France s’étonne de l’absence de réflexion autour du droit d’auteur portant sur les bâtiments publics faisant partie du patrimoine. D’autant plus dans un cas où les auteurs, morts depuis plus de 30 ans, n’ont certainement pas réalisé cette œuvre pour en toucher les droits d’exploitation mais simplement pour rendre hommage à tous ces hommes et rappeler sur quoi peut déboucher la folie humaine.

Article rédigé de manière collaborative par des membres de Wikimédia France.

Aucun commentaire 24/10/2013

Des musées suédois partagent librement des images de leurs collections

(Ce billet est écrit par Karin Nilsson et Fredrik Andersson de l’Armurerie Royale, du Château Skokloster et du musée Hallwyl en Suède, pour annoncer la publication des images de leurs collections et la mise à disposition de beaucoup d’entre elles sur Wikimedia Commons. Il a été publié sur le le blog de la Wikimedia Foundation sous licence CC-By-SA, et traduit par Jean-Frédéric, Guillaume, R. et Nicolas)

Porträtt, Rudolf II som Vertumnus. Guiseppe Arcimboldo – Skoklosters slott – 87582)

Aujourd’hui, ce 23 octobre, l’Armurerie Royale, le Château Skokloster et le musée Hallwyl s’associent à Wikimedia Suède pour annoncer la publication de plus de 12 000 images.

En début d’année, ces trois musées suédois (qui ensemble constituent une agence gouvernementale, dépendant du Ministère de la Culture) ont franchi un pas décisif vers une plus grande ouverture en publiant les collections de photographies haute-définition sur le site du musée. En octobre, nous avons commencé à verser des images sur Wikimedia Commons. Durant cette première étape, environ 19 000 fichiers ont été versés. Ce nombre devrait augmenter au fur et à mesure de l’avancée de la numérisation.

Les images ont été produites durant une longue durée, et ont pour but de documenter les collections, de permettre d’organiser des expositions, de publier des ouvrages ou de faire de la communication. Les originaux sont très divers, du négatif sur verre (avec l’image négative jointe) aux images numériques créées pour l’occasion.

Cette contribution nous est bénéfique de diverses façons :

  • Nous offrons une plus large audience à nos images, au niveau national comme international, en les publiant sur une plate-forme utilisée par plusieurs millions de personnes chaque jour.
  • Les informations sur les collections et les images des musées sont enrichies par la possibilité de créer des liens entre les images, individus et événements historiques, tant sur Wikimedia Commons que Wikipédia.
  • Tout le monde peut modifier l’information et contribuer à mieux contextualiser les images

Klänning, afton
(Hallwyl Museum / Jens Mohr / CC-By-SA)

Jamais autant d’images n’avaient été libérées par un musée suédois sur Wikimedia Commons, et il s’agit d’une des plus importantes libérations à l’échelle mondiale. Mais la contextualisation des images est plus importante que ce nombre. Toutes les métadonnées proviennent d’un important export des bases de données du musée. Elles sont donc particulièrement riches, comprenant des informations sur les anciens collectionneurs, les artistes, les événements historiques qui sont liés aux pièces, les expositions et publications, etc., et tout est relié aux articles de Wikipédia sur ces sujets.

Ces images appartiennent au domaine public (en raison de leur âge) ou sont placées sous licence libre

  • les images prises par les photographes des musées à partir des années 1990 sont placées sous licence CC-By-SA 3.0
  • elles sont placées sous CC0 quand le musée détient le droit d’auteur mais ne désire pas faire jouer ses droits (par exemple, les photos des négatifs sur verre numérisés)
  • elles appartiennent au domaine public quand le droit d’auteur a expiré, ou qu’il s’agit d’une reproduction mécanique d’une œuvre du domaine public

Ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier de Vinnova, qui soutient l’Open Data, et à la forte implication d’André Costa de Wikimedia Suède.

Karin Nilsson, directrice du département des ressources numériques, et Fredrik Andersson, coordinateur numérique − Armurerie Royale, Château Skokloster et musée Hallwy.

Aucun commentaire 13/06/2013

Illustrer l’actualité… et l’histoire !

Il est parfois difficile sur Wikipédia d’illustrer les faits historiques qui datent des années 1940 à 2000. Pourquoi cela ? Car il existe deux types de photographies sur Wikimedia Commons, la base multimédia servant à illustrer l’encyclopédie libre : les images du domaine public (car leur auteur est mort depuis plus de soixante-dix ans) et celles placées sous licence libre, de manière volontaire par leur auteur ou son ayant droit. Les licences libres étant relativement récentes, elles ne concernent guère des images prises depuis le début du siècle. Sauf à compter sur quelques entreprises exceptionnelles, comme les archives fédérales allemandes libérant 80 000 photos dont elles détenaient les droits, la seconde moitié du XXe siècle constitue donc un trou noir de la mémoire.

Wikimédia France agit afin que ce ne soit pas le cas de ce début du XXIe siècle, en accordant une attention toute particulière aux phénomènes sociaux susceptibles d’être considérés comme représentatifs de notre époque. Ç’a été le cas dernièrement avec la loi sur le mariage des couples de même sexe. Que l’on soit pour ou contre cette loi, il est indéniable qu’elle possède un caractère historique en ce qu’elle bouleverse les habitudes au sein de notre société. Il est par conséquent très important qu’il en existe des représentations librement réutilisables. Pour l’article de Wikipédia, assurément. Mais aussi afin que, dans un mois, dans un an, ou en 2050, on puisse illustrer de photos originales un article scientifique, un livre pédagogique ou une feuille associative de manière légale et dans le respect du droit d’auteur.

Nous sommes donc très heureux qu’un photographe ait pu avoir avoir accès aux tribunes presse de l’Assemblée nationale pour le vote solennel de la loi : on y voit les personnes qui ont pris part aux discussions et ont fait vivre le débat pendant plusieurs mois.

Le texte de loi en seconde lecture à l'Assemblée nationale. Photo E. Walter - CC-By-SA

Le texte de loi en seconde lecture à l'Assemblée nationale.
Photo E. Walter - CC-BY-SA

Une loi telle que celle-ci a des conséquences sociétales telles que tout ne s’est pas passé dans l’hémicycle, loin de là. Des faits divers ont été très médiatisés, avec une influence non négligeable sur l’opinion, telles ces agressions homophobes, dont certains ont pensé qu’elles étaient liées au climat polémique. Le visage tuméfié de Wilfred de Bruijn au sortir de l’hôpital fait partie des images emblématiques de ces quelques mois : son auteur Olivier Couderc a accepté de la placer sous licence libre afin qu’elle soit chargée dans Wikimedia Commons.

Wilfred de Bruijn après son agression. Photo O. Couderc - CC-By-SA

Wilfred de Bruijn après son agression.
Photo O. Couderc - CC-BY-SA

Ces photographies viennent parfaitement compléter celles prises par les wikimédiens lors des manifestations en faveur et en défaveur du mariage des couples de même sexe afin de mettre à disposition un dossier représentatif d’un grand débat de société contemporain.

Aucun commentaire 22/02/2013

Le Muséum de Toulouse plus fort que la NASA !

Pour la septième année, Wikimédia Commons, la médiathèque libre, choisissait son image de l’année. Cette année, il s’agit d’une photographie d’un couple de guêpiers d’Europe, réalisée par Pierre Dalous, conservateur et ornithologue au muséum de Toulouse et dans le cadre d’un partenariat avec Wikimédia France, le projet Phœbus.

Couple de guêpiers d’Europe (Merops apiaster)
(Pierre Dalous, CC-BY-SA)

Le projet Phœbus a été lancé en 2010 dans le cadre d’un partenariat général avec la ville de Toulouse et a commencé par une campagne  de photographies de très haute qualité de pièces de la collection préhistorique du Muséum de Toulouse. De nombreuses photographies des autres collections du musée ont été prises également (entomologie, ichtyologie etc).  Récemment, le muséum a décidé de mettre en ligne sur Wikimedia Commons  une partie du Fonds Eugène Trutat, consistant en des photographies sur plaque de verre datant de la fin du XIXe siècle, avec une attention particulière aux métadonnées des photographies. Le partenariat évolue au fil des mois pour prendre davantage d’ampleur ; il incite désormais les personnels du Muséum à contribuer à Wikimedia Commons et c’est dans ce cadre que cette photographie a été prise.

Les photographies prises dans le cadre du projet Phœbus sont très régulièrement reconnues comme d’excellente qualité et illustrent de très nombreux articles dans les différentes versions linguistiques de Wikipédia. En moyenne, chaque mois plus de 3 millions de pages contenant des images du projet sont visitées sur plus de 260 versions linguistiques de Wikipédia. Toutes ces photographies sont librement diffusables, réutilisables et modifiables, puisque téléversées sous une licence libre.

L’image de l’année, appelée POTY en anglais (Picture of the Year), est sélectionnée parmi les images remarquables téléversées sur Wikimedia Commons au cours de l’année précédente. Après une première phase de vote, auquel peuvent participer les Wikimédiens ayant un minimum de contributions sur un projet Wikimedia, une quarantaine d’images sont sélectionnées dans diverses catégories (animaux, architecture, panoramas, images non photographiques, vidéos, etc.). Dans un deuxième temps, chaque votant est appelé à se déterminer pour un seul des 44 médias finalistes, et le média gagnant remporte le titre d’image de l’année. On notera que deux autres images finalistes de cette année ont été réalisées avec le soutien de Wikimédia France :

Les images suivantes complètent le podium :

Filament solaire géant du 31 août 2012 à 16h36 HE.
(NASA Goddard Space Flight Center, domaine public)

Photographie à grande vitesse d’une ampoule explosant
(Stefan Krause, LAL).

2 commentaires 09/11/2012

Le nouveau lecteur vidéo de Wikipédia

Un nouveau lecteur vidéo a été déployé sur Wikipédia et ses projets frères, et avec lui vient la possibilité d’apporter des vidéos pédagogiques libres à davantage de personnes, sur davantage de plate-formes, dans davantage de langues.

Le lecteur est le même que le lecteur HTML5 utilisé par la plate-forme de vidéo open-souce Kaltura. Il a été intégré à MediaWiki (le logiciel qui propulse les sites Wikimédia dont Wikipédia) via une extension nommée TimedMediaHandler. Il remplace l’ancien lecteur Ogg utilisé depuis 2007.


Le nouveau lecteur vidéo a un support pour les sous-titres en de multiples langues.
(Eben Moglen, CC-BY-SA)

Basé sur HTML5, le nouveau lecteur lit des fichiers audio et vidéo depuis les pages Wiki. Il apporte de nombreuses fonctionnalités, comme le support pour les sous-titres et le Timed Text. En permettant aux contributeurs de transcrire les vidéos, le nouveau lecteur est un pas important vers l’accessibilité aux personnes mal-entendantes. Les sous-titres peuvent être aisément traduits, élargissant ainsi leur public potentiel.

TimedMediaHandler apporte également d’autres fonctionnalités utiles, comme le support du format multimédia ouvert WebM. Le support de WebM permet de téléverser de façon transparente les vidéos encodées dans ce format, comme par exemple toutes les nombreuses vidéos sous licence libre présentes sur YouTube.

Encore davantage “sous le capot”, TimedMediaHandler supporte le transcodage côté serveur, c’est à dire la capacité à convertir une vidéo d’un format à un autre, dans le but de fournir un flux vidéo approprié à l’utilisateur, en fonction de sa bande passante et de la taille du lecteur. Par exemple, le support des formats mobiles est possible, bien qu’il ne soit pas encore activé. La fonctionnalité “Partager” du lecteur fournit un court extrait de code pour insérer directement les vidéos de Wikimedia Commons dans les pages web et les billets de blog.

La fonctionnalité “Partager” du lecteur fournit un extrait de code pour insérer directement des vidéos de Wikimedia Commons dans les pages web, comme ici.
(Vidéo par Frank Vincentz, CC-BY-SA)

Soutenus par Kaltura et Google, les développeurs Michael Dale et Jan Gerver sont les principaux architectes du déploiement réussi du nouveau lecteur. Avec le soutien de l’équipe d’ingénierie de la Wikimedia Foundation et de Kaltura, ils ont procédé à de nombreux cycles de déploiement, révision et test avant de pouvoir enfin publier le fruit d’années de travail.

Les efforts pour mieux intégrer les contenus vidéos sur Wikipédia et les projets frères remontent à 2008, lorsque Kaltura et la Wikimedia Foundation annoncent leur première expérimentation commune en matière de vidéos. Depuis, des améliorations incrémentales ont été publiées, mais le déploiement de TimedMediaHandler est le plus franc succès à ce jour.

Les utilisateurs de Wikimedia Commons avaient déjà accès à certaines des fonctionnalités de TimedMediaHandler durant le développement, sous une forme expérimentale. Les utilisateurs enregistrés pouvaient activer la beta dans leurs préférences pour disposer d’une meilleure interface et pouvoir modifier des sous-titres. Puisque le nouveau lecteur est compatible avec les sous-titres créés durant cette période, nous disposons dès à présent d’un large corpus déjà fonctionnel − par exemple ce montage d’interviews de Wikipédiens.

Wikimedia Commons est la médiathèque de Wikipédia et des projets frères. Elle constitue l’archive de tous leurs contenus multimédia. Même si une vidéo est hébergée ailleurs, les sites Wikimedia ont besoin de leur propre copie pour assurer que la ressource reste disponible même si ces sites venaient à disparaître. Du point de vue de la vie privée, cela assure aussi que les informations personnelles des utilisateurs ne sont pas transmises à des sites tiers. Le nouveau lecteur respecte également les licences libres en affichant les informations sur l’auteur à la fin de la vidéo, quel que soit le site où elle est intégrée.

Cet engagement s’accompagne d’importants défis techniques. Pour de nombreux sites, afficher une vidéo est aussi simple que de l’insérer depuis une plate-forme comme YouTube ou Vimeo. En utilisant un simple code HTML, n’importe-quel blogueur peut insérer une vidéo directement dans leurs pages web, sans se soucier de l’espace disque, des codecs, du support des navigateurs ou de la bande passante.

Bien que les sites Wikimédia soient de bien plus modestes plate-formes d’hébergement vidéo, il leur faut aussi répondre à ces questions difficiles. Par exemple, les ingénieurs de la Wikimedia Foundation se sont lancés dans la longue refonte de l’infrastructure de stockage de vidéos, afin de pouvoir suivre les besoins en stockage pour les contenus multimédia. Plus récemment, ils ont amélioré la performance des serveurs de cache pour servir des vidéos.

Le défi technique de la vidéo sur Wikipedia ne se limite pas à fournir le contenu aux lecteurs : importer ces vidéos est tout aussi important, en raison de la nature participative des sites Wikimedia. Apporter des contenus vidéos originaux de qualité à Wikipédia est plus difficile que de modifier du texte sur une page wiki.

En 2010, l’Open Video Alliance a lancé une campagne appelée « Let’s Get Video on Wikipedia » ( « mettons de la vidéo sur Wikipédia »). Ce projet avait pour but d’inciter les gens à créer du contenu vidéo et le mettre en ligne sur Wikimedia Commons. Il comportait un tutoriel et un assistant expérimental pour insérer des vidéos dans les articles de Wikipédia.

L’“UploadWizard“, un assistant de mise en ligne pas-à-pas développé par la Wikimedia Foundation en 2010-2011, a été crucial pour rendre la participation au multimédia plus accessible et intuitive. Des améliorations sont en cours de développement, qui faciliteront la contribution vidéo, comme le téléversement « par morceaux », actuellement expérimental, qui permet une meilleure fiabilité des transferts de gros fichiers.

Sur Internet, la vidéo est très statique : une fois mise en ligne, elle est rarement modifiée. À l’inverse, le succès de Wikipédia repose sur le grand nombre des bénévoles qui modifient et améliorent constamment les contributions les uns des autres.

Des outils adaptés vont heureusement réduire cette dissonance, comme le séquenceur de Kaltura, qui permet aux utilisateurs de directement remixer des vidéos en ligne. Le succès de l’adaptation de sa nature coopérative aux contenus multimédia sera crucial pour le passage de Wikipédia à l’ère de la vidéo.

Guillaume Paumier.
Technical communications manager


Ce billet, Introducing Wikipedia’s new HTML5 video player, a été écrit par Guillaume Paumier et publié sur le blog de la Wikimedia Foundation sous licence CC-BY, et a été traduit en français par Jean-Frédéric et El Caro avec l’aide de Pleclown, Mathilde et Moyg.