Archive

Articles taggués ‘Présentation des projets Wikimedia’
Aucun commentaire 29/08/2009

Les modifications malveillantes, source des critiques de Wikipédia, comment s’en protéger ?

Il y a quelques jours je vous parlais des « Flagged Revisions« , un outil permettant de limiter les risques de modifications malveillantes sur Wikipédia. Si cette solution est intéressante, il en existe d’autres déjà fonctionnelle.

Quelles alternatives y a-t’il ?

Ce système de validation semble séduisant, même s’il a des défauts. Il pourrait, très clairement, éviter un certain nombre de maladresses ou de modifications malveillantes, ou même tout simplement de reprendre (et répandre) trop vite certaines informations erronées fournies par les médias traditionnels (souvenons-nous de la mort de Pascal Sevran, annoncée par Europe 1, reprise sur Wikipédia, puis démentie).
Il est aussi activé comme outil de chasse au vandalisme.

Alors pourquoi ne pas le mettre en place ?

Parce qu’il y a d’autres outils qui pallient au moins une part des soucis évoqués. Outre la surveillance constante des modifications récentes faite par de très nombreux contributeurs, via une page spéciale, la Wikipédia francophone dispose par exemple de deux outils puissants :

  • l’outil LiveRC : grâce à cet outil, les contributeurs qui surveillent les modifications récentes disposent d’un certain nombre d’informations sur les contributeurs (nouveau ? ancien ? administrateur ?), et sur les contributions (nombre d’octets ajoutés ou enlevés, création d’article…).
    Ils peuvent voir si ce contributeur a déjà été averti pour des modifications problématiques. Cela permet de faire un tri rapide dans les contributions à surveiller, de défaire rapidement celles qui sont problématiques et d’avertir les contributeurs « à problèmes » que leur modification a été défaite. Cet outil a été développé par plusieurs contributeurs et est disponible sur une petite dizaine de versions linguistiques de Wikipédia.
  • le robot Salebot. Développé par un contributeur francophone, Gribeco, ce robot axe sa surveillance sur une recherche des modifications problématiques.
    Il va, par exemple, détecter automatiquement des ajouts ou retraits massifs de textes. Muni d’une sorte de « dictionnaire » de mots orduriers, injurieux ou problématiques, il détecte les modifications contenant ce vocabulaire. Il peut alors défaire automatiquement ces modifications.
    Pendant un certain temps, il listait également sur une page spéciale toutes les modifications contenant un champ lexical se rapportant à la mort d’un personnage, afin de signaler les potentielles annonces saugrenues de décès (cette expérience a été stoppée à cause de l’énorme quantité de « faux positifs » par rapport aux très rares cas problématiques).

Ces deux outils permettent donc 1) de repérer rapidement des contenus à problèmes et 2) de limiter au maximum la durée de visibilité de ces contenus inappropriés.
Bien entendu ils ne sont pas infaillibles et la vérification individuelle, par la communauté des contributeurs, du contenu des pages, reste un des points fondamentaux de l’amélioration de la qualité de Wikipédia.

Mais la question reste posée, et le sera sans doute encore pour un certain temps. La décision doit se faire (ou ne pas se faire) en toute connaissance de cause, en évaluant les avantages et les inconvénients, en réfléchissant à toutes les implications d’une mise en place ou non de ce système.
C’est aux participants, et à eux seuls, de prendre ou pas cette décision.

Partagez cet article :
  • Twitter
  • Identi.ca
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
5 commentaires 26/08/2009

Les « flagged revisions », qu’est-ce que c’est ?

C’est la nouvelle du jour, révélée par le New York Times : la Wikipedia anglophone s’apprête à adopter un système de versions validées (traduction de « flagged revisions ») pour certains articles sensibles.

Cette approche est en fait distincte de celle déjà en place sur la Wikipedia en allemand. Comme le New York Times, ainsi que de nombreux Wikipédiens, ont confondu les deux mécanismes, nous allons aborder ce sujet dans deux billets : dans celui-ci, nous parlerons du système déjà en place sur la Wikipédia en allemand ; dans le second, nous reparlerons de la version envisagée sur la Wikipédia en anglais.

« bouche de dénonciation » (Venise)

« bouche de dénonciation » (Venise)

La Wikipedia en allemand a mis en place un système de versions validées depuis maintenant plus d’un an (mai 2008). Elle n’est pas la seule à le faire, d’autres projets l’utilisent également (Wikipedia en russe, Wikinews en français, etc.).

L’extension FlaggedRevs du logiciel MediaWiki a été développée pour permettre un contrôle a posteriori sur les modifications des contributeurs, limitant la mise en ligne directe aux contributeurs enregistrés et « de confiance ». En pratique, un contributeur non enregistré (appelé couramment « IP » sur Wikipédia, parce qu’il n’est identifiable que par son adresse IP) ou un contributeur récemment inscrit ou n’ayant pas un nombre significatif de contributions, doit attendre que ses ajouts aient été validés par un autre contributeur de confiance pour qu’ils se trouvent intégrés à la version visible de l’article.

Le processus est le suivant : le contributeur A ajoute du contenu dans un article, il sauvegarde. Le contenu visible de l’article n’a pas changé. Dans l’historique de l’article, on trouve cependant cette contribution. Il faut qu’un contributeur B (de confiance) valide cet ajout en cliquant sur un lien dans l’historique, et l’ajout du contributeur A apparaît alors sur la version consultable de l’article.

Ce système autorise toujours la libre contribution sur le site, mais il retarde sa mise en ligne. Le but est très clairement d’empêcher que des vandalismes se trouvent mis en ligne.

Sur la Wikipedia en allemand, ce système de versions validées est mis en place sur l’intégralité du contenu encyclopédique. Environ 7500 contributeurs ont la possibilité de « valider » des contributions.

Le système « à l’allemande » pose aux communautés des contributeurs un certain nombre de questions. Il est fréquemment vu comme à la fois source de bienfaits et d’inconvénients.

Les points positifs d’abord :

  • Il permet d’éviter qu’un vandalisme pipi-caca se retrouve en ligne immédiatement (on n’imagine pas le nombre de personnes qui se croient très intelligentes en allant mettre des mots orduriers au beau milieu des articles…)
  • Il peut permettre un temps de vérification pour une information tendancieuse ou non-sourcée, typiquement une annonce fausse de décès ou un contenu à caractère diffamatoire.
  • Il ralentit peut-être la tentation du vandalisme, dans le sens où le « contributeur » aux intentions malveillantes n’a plus la satisfaction de voir son ajout directement en ligne.

Les points négatifs, ou simplement problématiques maintenant :

  • un certain nombre de contributeurs estime que ce système bride l’aspect ouvert des wikis et peut freiner l’arrivée de contributeurs ne comprenant pas ce système.
    Imaginons quelqu’un qui corrige un article, ou lui ajoute un contenu substantiel, il peut lui sembler étrange de ne pas voir sa modification s’afficher. D’expérience, les nouveaux contributeurs ont du mal à savoir véritablement comment fonctionne Wikipédia, et beaucoup ne reviennent pas s’ils n’ont pas compris la raison pour laquelle il y a une différence entre l’idée qu’ils se font de Wikipédia, et la réalité du contributeur.
  • Le système des versions validées ne peut fonctionner efficacement que si les contributeurs de confiance passent un temps certain à valider ces contributions.
    Il y a un temps de latence qui, pour ne pas brider la dynamique d’amélioration des contenus, doit être le plus court possible.
    Les statistiques disponibles pour la version germanophone de Wikipédia montrent qu’environ 1/3 des modifications sont revues dans l’heure, au bout de 8 heures la moitié est revue, et les 2/3 le sont au bout d’une journée.
    D’où quelques conclusions rapides : le tiers restant est revu beaucoup plus tard (y compris s’il s’agit de la correction d’une erreur présente dans un article. C’est donc une version « moins bonne » qui reste en ligne) ; pour être efficace il faut que les révisions soient faites le plus vite possible : il y a proportionnellement beaucoup plus de révisions faites dans la ou les premières heures qu’ensuite.

    Pour le dire simplement : si on ne valide pas l’ajout tout de suite, il y a des chances importantes pour qu’il ne soit validé que bien plus tard.

  • Quid de la responsabilité légale du « valideur » ? Est-il responsable s’il valide par erreur un contenu problématique ? Étant donnée la masse de contributions à valider, il est évident qu’il doit y avoir des erreurs ou des validations faites trop vite. Qu’en est-il alors de la responsabilité individuelle de la personne qui a validé ce contenu ? C’est une question importante dans le cas d’un ajout potentiellement diffamatoire ou mensonger sur une personne.

La question de l’intégration d’un nouveau type de contrôle des contributions sur la Wikipédia anglophone va inévitablement réanimer le débat dans la communauté francophone et peut-être également dans les médias. Pour l’instant, les contributeurs francophones se sont davantage exprimés contre l’intégration du système de « versions validées » à l’allemande que pour sa mise en place.
Mais la question reste posée, et le sera sans doute encore pour un certain temps. La décision doit se faire (ou ne pas se faire) en toute connaissance de cause, en évaluant les avantages et les inconvénients, en réfléchissant à toutes les implications d’une mise en place ou non de ce système.
C’est aux participants, et à eux seuls, de prendre ou pas cette décision.

Partagez cet article :
  • Twitter
  • Identi.ca
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
par Adrienne Alix
Categories: Wikimedia
un commentaire 13/07/2009

Wikinews, l’actualité en ligne

Logo de Wikinews

Logo de Wikinews

Wikinews est le cinquième projet de la Fondation Wikimedia et, certainement, le plus méconnu. Comme ses frères, Wikinews est un projet wiki dédié à l’actualité.

Le but du projet

À la différence de Wikipédia, Wikinews traite de l’actualité. Son mode de fonctionnement est radicalement différent. Wikipédia est un wiki dédié à l’encyclopédie dans lequel les articles s’enrichissent en permanence, comme cela fut le cas de l’article concernant la pomme. On commence par « Une pomme est un fruit » puis il finit par une page très complète au fil des ajouts par les différents contributeurs.

Wikinews traite, quant à lui, un évènement ponctuel et ne peut donc bénéficier longtemps de l’effet « Pomme », du moins pas plus d’une semaine… et encore. Ainsi, chaque jour suffit sa peine : l’actualité étant éphémère, il faut recommencer un nouvel article à chaque fois. Cependant, il est possible de constituer, au jour le jour, un dossier presse concernant un sujet particulier. Tel est le cas de la crise des CDS.

La version audio du projet vient de voir récemment le jour avec la mise en ligne, sous format .ogg, des principaux articles du projet.

L’architecture du projet

Tout comme les autres wikis, Wikinews dispose d’espaces similaires : Modèles, Project (Wikinews), Catégorie… Il dispose en revanche de pages spéciales :

  • Les portails portent la dénomination de « Page », comme les Pages Sport, Rugby, France, Espace.
  • Les Dossiers liés à un sujet particulier. Ceux-ci ne sont encore qu’à leurs premiers balbutiements. Ils ne doivent être que des dossiers de Presse et ne pas faire dans l’encyclopédie, bien que la frontière semble mal définie entre Wikinews et Wikipedia lors de certains évènements.

Les faiblesses du projet

La principale faiblesse du projet réside en son manque cruel de contributeurs réguliers. C’est là son principal handicap. La communauté est petite par rapport à l’exigence du projet. L’actualité couvre tous les domaines.

Son point fort

Wininews dispose de l’extension Intersection permettant de lister des pages à travers plusieurs catégorie, et selon l’ordre que l’on désire. Cette fonctionnalité n’existe que sur ce projet. Il permet la mise en page de l’accueil et des différents portails et dossiers de presse. Il permet un recoupement très utile pour le lecteur et le contributeur.

En outre, il dispose de la fonctionnalité portant sur la relecture des articles. Elle permet aux utilisateurs, ayant les droits en question, d’apposer leur visa pour toute création ou modification de page.

La contribution sur le projet

Écrire un article de presse est assez exigeant pour le néophyte, qui ne peut qu’écrire que quelques lignes. Être « wiki reporter » exige, en outre, un minimum de culture générale, une bonne mémoire, et des sources. L’une des voies pour contribuer, est la spécialisation dans un domaine particulier. Ainsi, un contributeur peut se cantonner dans les articles sportifs, tel est le cas pour le rugby à XV. Le projet suit les résultats des principaux championnats nationaux, allant du Top 14, au Super 14, en passant par le Premiership et la Ligue Celtique.

Plusieurs contributeurs se sont ainsi spécialisés : l’espace, le vélo, le football, le cinéma, la Météo et même le droit en France. C’est ainsi que le projet se construit peu à peu. Ce sont des filons que tout contributeur peut exploiter.

Pour en revenir à la rédaction d’un article, ceci exige beaucoup de temps. L’écriture d’un article nécessite de la rigueur si son auteur désire qu’il soit de la longueur d’un « papier », au sens journalistique du terme, tout en respectant la Convention de Berne en matière de protection des droits d’auteur. Les sources libres d’informations sont rarissimes, surtout en langue française. Il est aussi possible de créer des reportages originaux, d’après un travail personnel. Ainsi, un Wikinewsien, peut se retrouver au cœur de l’actualité et relater les faits… encore que la loi française interdise la mise en ligne de scènes de violence par toute personne n’ayant pas leur carte de presse.

Quelques chiffres

Au 7 juillet 2009, Wikinews dispose de 5760 articles de presse. Le projet comprend 7 administrateurs, 2 Bots qui disposent aussi de ce statut, et un bureaucrate.

Partagez cet article :
  • Twitter
  • Identi.ca
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
un commentaire 26/06/2009

Un petit dessin vaut mieux qu’un long discours : connaissez-vous Wikimédia Commons ?

« Une image vaut mille mots » ; le projet Wikimedia Commons vaut donc environ 4 milliards et demi de mots.

Wikimedia Commons, c’est la médiathèque des projets Wikimedia. Elle contient 4,555,629 de fichiers : sons, vidéos, et surtout images. Tous ces fichiers sont « libres », c’est-à-dire que leur utilisation est permise sans restriction.

L’ensemble des projets de Wikimédia – l’encyclopédie Wikipédia, les actualités de Wikinews, les traités de Wikiversité, les documents de Wikisource – utilise les fichiers de Commons comme s’ils étaient hébergés localement. Un unique téléchargement sur Commons permet ainsi aux contributeurs d’irriguer toute la constellation des projets Wikimédia.

Commons n’est pas seulement un hébergeur pour les projets Wikimédia : c’est aussi un projet indépendant et surtout une immense mine d’images, certaines de très haute qualité, disponibles pour tous, et pour tous usages. On trouve ces images dans les journaux quotidiens, dans des livres, sur des tracts, des projets d’architectes, etc. Des images de haute qualité sur des sujets importants (lorsque des écoliers réalisent un exposé sur Louis XIV, par exemple) jusqu’aux sujets les plus particuliers (avez-vous jamais eu besoin de photographies de chars d’assaut gonflables ?).

Commons existe pour répondre à tous les besoins : de l’actualité aux reproductions de tableaux en passant par des pièces de musées, des portraits de célébrités ou des objets de la vie courante.

Louis XIV par Hyacinthe Rigaud, château de Versailles

Louis XIV par Hyacinthe Rigaud, château de Versailles

Toutes les images de Commons sont classées par thèmes dans des catégories et sous-catégories, où elles apparaissent sous forme de vignettes ; en cliquant dessus, on accède à la documentation de l’image qui fournit la légende, la licence, l’auteur, etc. Ces catégories sont accessibles depuis les articles correspondants de Wikipédia, ce qui permet une recherche rapide.

Char gonflable

Char gonflable

Certaines images sont le travail de photographes professionnels ou d’amateurs avancés ; on trouve donc des images d’actualité ou d’histoire (le siège de Grozny par exemple), ainsi que les images de haute qualité en haute résolution. La qualité des images est sanctionnée par des labels : « image de qualité » pour l’excellence technique, « image de valeur » pour la meilleure sur un sujet donné, et « images remarquables » pour les plus belles et les plus frappantes.

Siège de Grozny, 1995 (Mikhail Evstafiev)

Siège de Grozny, 1995 (Mikhail Evstafiev)

Les images de Commons proviennent d’abord de contributeurs bénévoles, tout comme les articles de Wikipédia. Il arrive que des projets spécifiques s’organisent pour systématiser des contributions : « Wikipedia loves art » (voir le billet de Pierre Beaudoin), où une journée de photographie est organisée dans des musées, en est un exemple.

Certains contributeurs de Commons partent aussi en reportage avec le soutien d’une association Wikimédia locale ; il a ainsi été possible de couvrir des manifestations culturelles ou politiques, et jusqu’au défilé du 14 juillet, comme une agence de presse – mais les photos sont libres.

Meeting du parti socialiste français, 2007. Photo : Marie-Lan Nguyen

Meeting du parti socialiste français, 2007. Photo : Marie-Lan Nguyen

Des groupes de contact entre Commons et des médiathèques publiques ont aussi amené la mise à disposition de fonds d’archives. A cet égard, la réussite la plus éclatante à ce jour est l’obtention par Wikimédia Allemagne de 250 000 images de la Deutsche Fotothek et 100 000 des Bundesarchiv, couvrant tout le XXème siècle.

Soldat devant le mur de Berlin, Deutsches Bundesarchiv

Soldat devant le mur de Berlin, Deutsches Bundesarchiv

Une autre activité qui produit des images remarquables est la numérisation et la restauration informatique de gravures et photographies anciennes. Un petit groupe de contributeurs, les restaurateurs, s’est taillé une solide réputation dans le domaine : selon des archivistes professionnels, si un travail de cette qualité n’est pas techniquement hors de la portée des bibliothèques publiques, il serait en pratique trop cher à effectuer à grande échelle. Le travail des contributeurs de ce groupe sur Commons est dont remarquable.

Gekko Zuihitsu (esquisse de Gekko), une impression de Ukiyo-e à partir des « Vues du Mont Fuji » dOgata Gekkō

Gekko Zuihitsu (esquisse de Gekko), une impression de Ukiyo-e à partir des « Vues du Mont Fuji » d'Ogata Gekkō

Que ce soit pour répondre à un besoin spécifique, par profession ou par loisir, ou que ce soit pour visiter un musée virtuel, le temps passé sur Commons n’est jamais vain. Et s’il y a en vous une fibre artistique, affirmée ou naissante, que ce soit pour le dessin, l’illustration d’information ou la photographie, Commons est aussi une fantastique école d’arts graphiques.

Partagez cet article :
  • Twitter
  • Identi.ca
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
Aucun commentaire 15/06/2009

Wikiversity : le partage du savoir éducatif

Le projet le plus connu parmi ceux hébergés par la Wikimedia Foundation est Wikipédia. Mais d’autres projets éducatifs existent.

Logo de Wikiversité

Logo de Wikiversité

Wikiversity, contraction de wiki et d’university (en français université), est un projet décliné en une dizaine de versions linguistiques (anglais, français, allemand, finnois, espagnol, portugais, italien, grec, japonais et tchèque). Un espace réservé (la Betawikiversity) permet à quelques contributeurs de commencer une Wikiversité dans une nouvelle langue en attendant qu’il y ait assez de contributeurs pour lancer définitivement la nouvelle version linguistique (actuellement une quarantaine de projets sont en attente).

Quel est le but de Wikiversity et en quoi est-il différent de Wikipédia ?

Wikiversité (nom francisé de Wikiversity) a pour but de permettre à tous d’apprendre, d’acquérir des notions, des savoirs et de la connaissance librement. Et ceci grâce à une méthode pédagogique structurée puisque les leçons publiées sur la Wikiversité se rapprochent sensiblement de ce que l’on peut voir dans les écoles.

Comme Wikipédia, Wikiversité est structurée en thèmes de connaissance (appelés « facultés »), tels les mathématiques, la biologie, la théologie… Soit 35 thèmes en tout. Ces thèmes se décomposent en départements qui eux-mêmes sont découpés en leçons. Ce découpage très hiérarchisé permet de mieux situer un cours, une situation d’apprentissage dans la diversité des thématiques de la connaissance pouvant s’y rapporter. De plus, comme dans un manuel scolaire, chaque leçon s’associe aux autres pour faire progresser de manière structurée l’apprentissage. Chaque leçon rappelle toutes les leçons précédentes qui doivent être maitrisées pour appréhender correctement la leçon en cours.

Wikiversité s’adapte à tous les niveaux d’apprentissage

Le mot université ne signifie pas que tous les cours sont de niveau universitaire mais que tout le monde peut y apprendre. Certaines leçons sont adaptées à des personnes n’ayant aucune connaissance dans le domaine concerné, d’autres à des personnes déjà formées. La Wikiversité a pour objectif d’être adaptée à tous les publics.

Permettre à chacun de communiquer avec des référents

Chaque leçon est souvent écrite par des personnes qui ont une connaissance dans le domaine de la leçon. Ils sont ce que l’on appelle des référents. Cette notion de référent est très utile car la Wikiversité permet de rentrer en contact avec ces personnes pour avoir une aide ou demander une information. Le wiki est parfaitement adapté à ce type d’échange puisque les pages de discussion permettent justement de poser des questions ou d’apporter des éclaircissements. Et donc de faire évoluer la leçon. Ainsi une leçon s’adapte, au fil du temps, à son public.

Wikiversité, un espace de recherche

Un autre domaine de Wikiversité est qu’il permet de faire de la recherche, c’est-à-dire qu’il offre un espace permettant de se constituer des études, des conclusions, voire même des suppositions puisque tout type de recherche (respectant certaines règles) peut s’y trouver. Dans la Wikiversité anglophone, on trouve un projet d’étude des périodes de floraison des fleurs en fonction de leur localisation. Dans la francophone, on trouve une étude sur les nombre de Bernoulli.

Quelques chiffres

À l’heure actuelle, les projets Wikiversité sont en pleine croissance car ils sont jeunes (créés en aout 2006 pour l’anglophone et décembre 2006 pour la francophone), mais on y trouve beaucoup de choses, bien entendu variant suivant les domaines de connaissance puisqu’il y a un peu moins de 900 leçons. Certains domaines contiennent déjà beaucoup de leçons (mathématiques, sciences …) car beaucoup de contributeurs y travaillent alors que d’autres domaines recherchent justement des personnes pour venir y apporter leur savoir.

Partagez cet article :
  • Twitter
  • Identi.ca
  • Google Bookmarks
  • Wikio FR
par Crochet.david
Categories: Wikiversity