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Articles taggués ‘Musées et bibliothèques’
Aucun commentaire 19/10/2011

Wikimédia France à la Novela de Toulouse

Crâne de Babouin Cynocéphane

Babouin Cynocéphale Papio hamadryas cynocephalus.
(Didier Descouens, CC-BY-SA)

Dans le cadre du partenariat avec la mairie de Toulouse, Wikimédia France participera à de nombreux évènements lors de la Novela, le festival des savoirs partagés qui se tient du 7 au 23 octobre.

Muséum d’histoire naturelle

Ce mercredi 19 octobre, à 18h30, Amphithéâtre Picot de Lapeyrouse, Didier Descouens fera un état des lieux du Projet Phoebus qui vise à la mise en ligne sur Commons, la médiathèque libre, de photographies des collections du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse accompagnée de notices d’explications trilingues (français, anglais et allemand). Cet état des lieux sera suivi d’une conférence de José Braga sur « Les Crânes » puis de la remise des prix du concours « le Crâne de Mon cousin ».

Ateliers scolaires

Vendredi 21 octobre, au musée des abattoirs de Toulouse, auront lieu des ateliers d’initiation à Wikipédia à l’intention d’élèves de CM1. Le but est de leur donner les clefs pour profiter au mieux et avec esprit critique de l’encyclopédie participative.

Convergence bibliothèques et projets Wikimédia

Toujours le vendredi 21 octobre aux Abattoirs, des membres de l’association discuteront avec des bibliothécaires des collaborations possibles entre les projets Wikimédia et les bibliothèques : présentation des projets Wikimédia (Wikipédia, Commons, Wikisource) et des licences OpenData ainsi que réflexion sur les ateliers passés (partenariat avec le château de Versailles ou le centre Pompidou) et à venir.

Ateliers pour tous

Enfin, le samedi 22 octobre aux Abattoirs, des bénévoles accueilleront le grand public pour un atelier découverte de Wikipédia.

4 commentaires 23/08/2011

Ateliers au Centre Pompidou pour créer des articles Wikipédia sur l’art moderne

Le Centre Pompidou et Wikimédia France ont conjointement organisé des ateliers afin d’améliorer la qualité d’un certain nombre d’articles de Wikipédia sur des œuvres contemporaines. L’enjeu est double : pour Wikimédia, jouir de l’accompagnement d’experts et obtenir pour ses contributeurs un accès privilégié aux œuvres afin d’améliorer les articles sur un thème où la marge de progression est importante. Pour le Centre Pompidou, pouvoir réutiliser des textes de qualité, notamment dans le cadre d’une application de visite sur smartphone.

Atelier Pompidou à la BPI

Les participants à l’atelier à la BPI
(Lionel Allorge, CC-BY-SA)

L’atelier a eu lieu les mardis 7 et 14 juin et a réuni une vingtaine de personnes, dont quatre wikipédiens expérimentés – (:Julien:), Xaviateur, Lionel Allorge et Remi Mathis. Les participants ont eu la chance de visiter la salle 7 du musée national d’art moderne (4e étage). La salle rassemblait six œuvres de Fernand Léger, deux statues de Brancuşi et une d’Henri Laurens. Un conservateur a expliqué aux visiteurs la signification des ces œuvres cubistes/abstraites, les remettant dans leur contexte historique, expliquant la volonté de l’artiste, etc. Les visiteurs ont ensuite posé des questions. Nous sommes ensuite passés à la bibliothèque Kandisky, la bibliothèque de recherche du MNAM, où nous avons discuté avec les conservatrices. Les projets Wikimédia et l’association Wikimédia France ont été présentés aux visiteurs. Discussions sur le droit d’auteur. Le groupe a ensuite préparé la rédaction des articles Wikipédia (articles autour de Léger, de Brancusi et des œuvres exposées) en se renseignant à l’aide du riche fonds de la bibliothèque Kandisky.

La seconde partie, toujours au centre Pompidou le 14 juin, était directement centrée sur la rédaction des notices. Après un nouveau passage auprès des œuvres originales, la BPI (bibliothèque publique d’information) a accueilli les participants et mis à disposition des ordinateurs et ses riches fonds en histoire de l’art. Des binômes ont été formés afin que des personnes ayant déjà contribué à Wikipédia travaillent avec des débutants complets − les membres de Wikimédia France étant toujours présents en support.

Au terme d’un après-midi de travail, plusieurs articles bien renseignés ont été créés. Au-delà, des personnes qui ne connaissaient pas toujours très bien les projets ont pu comprendre comment fonctionne Wikipédia, le travail en collaboration, l’importance des sources, etc. − y compris la difficulté à travailler sur des œuvres protégées par le droit d’auteur et qu’il est donc impossible de montrer sur Wikipédia − avec l’espoir qu’ils poursuivent leurs efforts pour une meilleure visibilité de l’art contemporain sur Internet en général et sur les projets Wikimedia en particulier.

Aujourd’hui nous travaillons à renouveler ce type de rencontre et d’atelier d’écriture sur Wikipédia avec le Centre Pompidou.


Ce billet a été rédigé collaborativement par Julien Fayolle, Rémi Mathis et Adrienne Alix

Aucun commentaire 19/08/2011

Wikimédia CH signe un partenariat avec la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne pour enrichir des biographies sur Wikipédia

L’association Wikimédia CH, le pendant helvétique de Wikimédia France, a récemment annoncé un partenariat avec la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) de Lausanne.

Palais de Rumine, Lausanne, Suisse

Le palais de Rumine, l’un des sièges de la BCUL.
(Urs Zeier, CC-BY-SA)

Cette bibliothèque a créé une série de biographies de personnalités du Canton de Vaud, en particulier les écrivains nés au 20e siècle, et elle a approché l’association Wikimédia CH pour mettre en valeur ces biographies sur l’encyclopédie libre Wikipédia. C’est ainsi qu’est né le projet Valdensia, qui vise à intégrer sur Wikipédia d’ici novembre 800 de ces notices biographiques. Depuis début avril, celles-ci sont ajoutées petit à petit, et plus de 500 d’entre elles ont déjà trouvé leur place dans l’encyclopédie libre. Elles couvrent des auteurs débutants tout comme des auteurs de renommée internationale, tel que Jacques Chessex. Lorsque les biographies existent déjà sur Wikipédia, elles peuvent être complétées avec les informations fournies par la BCU.

Palais de Rumine, Lausanne, Suisse

Le projet Valdensia.
(jynus, Booyabazooka & Manoillon, CC-BY-SA)


C’est un exemple supplémentaire, s’il en fallait encore, qui montre que la communauté qui s’est formée autour de l’encyclopédie Wikipédia, et en particulier les chapitres nationaux, est un partenaire crédible pour les institutions culturelles. Les avantages d’un tel partenariat sont évidents : pour Wikipédia, outre la reconnaissance, ce sont plusieurs centaines de pages de contenu intéressant qui sont ajoutées au corpus de l’encyclopédie. Pour la bibliothèque, il y a bien entendu un intérêt en termes de visibilité : toutes ces pages, auparavant disponibles uniquement sur leur propre site web, sont maintenant disponibles sur l’un des sites les plus visités du monde. Et l’effet ne s’est pas fait attendre : certaines des personnalités concernées, qui ne connaissaient pas la biographie que la BCU leur avait consacrée, l’ont rapidement découverte une fois qu’elle a été publiée sur Wikipédia. De là un autre avantage pour une institution telle que la BCU : le travail des contributeurs de Wikipédia, additionné aux commentaires reçus de lecteurs, a permis de découvrir quelques erreurs dans ces biographies, allant de fautes d’orthographe à des indications erronées. Ces corrections, effectuées sur Wikipédia, ont rapidement trouvé le chemin des biographies originales, permettant d’améliorer leur contenu.

Il est à espérer qu’une telle initiative ne sera que la première d’une série de nouvelles collaborations entre la communauté Wikimedia et des institutions culturelles telles que la BCU ; au vu du succès de ce projet, il est plus que probable que ce soit le cas. En attendant, allez consulter la liste des biographies concernées par ce projet, et si vous voyez des articles qui pourraient être améliorés, n’hésitez pas à les modifier !

Aucun commentaire 30/05/2011

Wikimédia France reçue au collège des Bernardins et à la bibliothèque Sainte-Geneviève

En ce mois d’avril, des photographes membres de l’association ont été reçus pour plusieurs séances privées de prises de vues, avec accès à des espaces habituellement fermés au public.

Toit de la grande salle du Collège des Bernardins

Hall du collège des Bernardins
(Lionel Allorge, CC-BY-SA)

Le 6 avril, le collège des Bernardins a ouvert ses portes aux Wikimédiens. Ancien collège cistercien de l’Université de Paris, il est aujourd’hui un lieu de discussions et de réflexion sociétale, ainsi qu’un centre de formation théologique et biblique. Accueillis par Romain Pouzol, la séance a commencé par une présentation de l’histoire du collège, suivie par une visite guidée de l’établissement où les photographes ont pu réaliser de nombreux clichés. La visite s’est clôturée par la remise d’un ouvrage portant sur l’histoire du collège à l’un des trois wikimédiens présents ce jour pour qu’il enrichisse l’article Wikipédia en se basant sur une source de qualité.

Les photographies sont disponibles sur Wikimedia Commons.

Toit de la grande salle du Collège des Bernardins

Collège des Bernardins
(Thesupermat, CC-BY-SA)

Salle de lecture de la Bibliothèque Sainte-Geneviève

Salle de lecture de la Bibliothèque Sainte-Geneviève
(Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons, CC-BY)

La veille, une autre photographe a été reçue pour une visite privée de la bibliothèque Sainte-Geneviève, faisant suite à Sainte-Barbe et Mazarine.

Située place du Panthéon, à Paris, elle est l’héritière de la bibliothèque de l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris, à laquelle elle a survécu après la Révolution française, occupant jusqu’en 1842 le dernier étage de l’édifice abbatial qui abritait alors l’École centrale du Panthéon, aujourd’hui lycée Henri-IV. Elle occupe depuis 1851 son bâtiment actuel, édifié par l’architecte Henri Labrouste et agrandi par la suite.

La visite inclut à la fois les espaces publics en dehors des heures d’ouverture et des espaces privés, dont les restes de l’ancien cabinet de curiosité de l’abbaye Sainte-Geneviève.

Les photographies sont disponibles sur Wikimedia Commons.

Bureau du directeur, Bibliothèque Sainte-Geneviève

Bureau du directeur, Bibliothèque Sainte-Geneviève
(Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons, CC-BY)

Aucun commentaire 01/12/2010

Wikimédia France à l’événement GLAM-WIKI:UK

Les 26 et 27 novembre derniers, des membres de Wikimédia France ont participé à la conférence londonienne GLAM-WIKI:UK, organisée par Wikimedia UK, l’association nationale qui promeut et soutient les projets Wikimedia au Royaume-Uni.

La session du soir - Jill Cousins, Paula Le Dieu, Tom Morgan, Bill Thompson, Kenneth Crews

La session du soir - Jill Cousins, Paula Le Dieu, Bill Thompson, Tom Morgan, Kenneth Crews
(Benjamin Smith / Wikimedia Commons, CC-BY-SA)

Lors de cette conférence se sont succédées sur deux jours des présentations sur les thèmes : quelles collaborations existent entre les institutions culturelles et les projets Wikimédia ? Quels obstacles ont été rencontrés ? Quelles directions prendre pour continuer à avancer ?

La conférence s’est tenue au British Museum, lieu doublement symbolique : d’abord comme institution de renommée mondiale, ensuite comme musée qui fut le premier à accueillir, en juin 2010, un « wikipédien en résidence ».

Le premier jour,  Sébastien Beyou et Jean-Frédéric Berthelot  ont présenté le partenariat qui a été signé entre la Bibliothèque nationale de France et Wikimédia France (voir la présentation en ligne), décrivant dans le détail tout le travail déjà accompli par la communauté Wikisource, celui qui reste à faire, et les difficultés que cela représente. Le deuxième jour, Jean-Frédéric et Bastien Guerry ont présenté le partenariat signé par l’association avec la ville de Toulouse et ont essayé d’en tirer quelques « leçons » pour les partenariats à venir (voir la présentation en ligne).

Parmi les temps forts de ces deux jours, il y eut notamment la conférence de Cory Doctorow (son blog), dont cette phrase résume assez bien la teneur : « Love will get you through times of no money better than money will get you through time of no love ». Autrement dit : il est plus important pour les établissements culturels de travailler à être aimés qu’à être rentables. Le deuxième temps fort fut l’intervention de Kenneth Crews, directeur du copyright advisory office des bibliothèques de l’université Columbia, qui a incité les institutions à faire preuve de courage dans ce qu’elles mettent librement en ligne.

Le troisième temps fort fut la session du soir, avec un panel regroupant Jill Cousins, directrice d’Europeana, Paula Le Dieu, directrice du numérique au British Film Institute, Tom Morgan, représentant la National Portrait Gallery, Bill Thompson, présentateur de l’émission Digital Planet pour la BBC et Kenneth Crews. Le point culminant de cette table ronde fut le moment où Kenneth Crews déclara qu’il n’était plus temps de penser le problème des droits d’auteur et de « l’ouverture » des contenus en terme d’équilibre à trouver : l’ouverture des données demande de l’audace, et cette audace exige nécessairement que les équilibres classiques soient rompus…

À une semaine des Rencontres Wikimédia (vendredi 3 et samedi 4 à Paris), cette conférence était aussi l’occasion de s’intéresser à l’avenir des collaborations entre les projets Wikimedia et les organismes culturels, partout dans le monde.

Les présentations de GLAM-WIKI:UK sont disponibles dans ce groupe Slideshare.