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un commentaire 03/02/2011

Wikipédia et Wikimedia Commons utilisés par l’Encyclopédie de la Vie

Un ouvrage constitué d’articles de Wikipédia validés par l’Encyclopedia of Life.

Un ouvrage constitué d’articles de Wikipédia validés par l’Encyclopédie de la Vie.
(Guillaume Paumier / Wikimedia Commons & Peter Wallack, CC-BY-SA)

L’Encyclopédie de la Vie (Encyclopedia of Life — EOL) est un projet né en février 2008 ambitionnant de documenter l’ensemble du vivant et les 1,8 millions d’espèces actuellement connues. Il s’agit d’une encyclopédie collaborative à laquelle tout le monde peut participer et encadrée par des experts, diffusée sous les termes d’une licence de contenu libre (pour l’essentiel). EOL agrège des données issues de partenaires scientifiques, tels que l’Union internationale pour la conservation de la nature, FishBase ou le Catalogue of Life. Les contenus inclus sont ensuite validés par des conservateurs de EOL, des experts de leur domaine.

EOL inclut automatiquement les articles de la Wikipédia en langue anglaise et les ressources multimédia de Wikimedia Commons. Les notices Wikipédia sont au départ marquées d’un liseré jaune, indiquant que le texte est en attente de validation. Les conservateurs ont des consignes spécifiques pour les contenus de Wikipédia. Ils marquent ainsi l’article comme « valide » (trusted) s’il ne contient par d’informations incorrectes, « invalide » (untrusted) si des informations erronées ont été trouvées, ou « inapproprié » (inappropriate) si l’article ne doit pas être inclus dans EOL. Les conservateurs sont encouragés à corriger directement les articles et à intégrer ce contenu dans EOL.

Ces données de validation sont publiques et accessibles via un flux Atom. Cet historique indique qu’en 2010, sur 242 articles vérifiés, 143 ont été marqués comme « valides », 32 comme « invalides » et 57 comme « inappropriés ». Un Wikimédien a utilisé ces données pour compiler un ouvrage avec les articles validés par EOL.

Ce projet est à l’avantage des deux parties : l’Encyclopédie de la Vie enrichit ses notices d’espèces en utilisant les contenus de Wikipédia souvent bien développés. Wikipédia en est forte de l’approbation des relecteurs de confiance d’EOL, ce qui est utile tant aux lecteurs qu’aux rédacteurs. Ce que les relecteurs ne valident pas, ils sont encouragés à le corriger sur Wikipédia.

− Erik Moeller, Wikimedia Foundation Deputy Director

Ceci est assurément un partenariat gagnant-gagnant. EOL se dédie a fournir un accès structuré à des informations de confiance sur la biodiversité, à travers notre réseau de partenaires de contenu et nos conservateurs, et des articles Wikipédia relus peuvent constituer une formidable passerelle vers ces informations.

− Bob Corrigan, EOL Product Manager & Acting Deputy Director

Ce partenariat avec cet éminent projet scientifique est donc intéressant pour plusieurs raisons. D’abord, des experts relisent les contenus et attestent de la qualité de Wikipédia, et sont encouragés à améliorer eux-mêmes les articles. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des scientifiques se montrent très favorables à l’encyclopédie libre. Ensuite, c’est un autre exemple de réutilisation des contenus des projets Wikimedia, qui sont précisément disponibles sous les termes d’une licence de contenu libre pour cela.


Ce billet est en partie une traduction de Encyclopedia of Life curates Wikipedia’s species articles, écrit par Erik Moeller et publié sur le blog de la Wikimedia Foundation sous licence CC-BY.

4 commentaires 03/06/2009

Des scientifiques très favorables à Wikipédia

Wikipédia est souvent présenté comme un projet d’amateurs peu enclins à travailler avec des experts. Pourtant, il y a quelques jours nous vous avons fait part des premiers résultats de l’enquête qui tendent à montrer que les contributeurs à Wikipédia sont eux-même des experts.

Il y a quelques années, le projet Citizendium fut lancé par le co-fondateur de Wikipédia, Larry Sanger, afin de revaloriser la place des experts dans la rédaction collaborative d’une encyclopédie. Il écrit, à propos de Wikipédia, dans un des essais fondateurs de Citizendium :

Cette communauté dysfonctionnelle est extrêmement peu engageante pour certains des contributeurs ayant le plus de valeur potentielle, à savoir les académiques.

Ces avis subjectifs retranscris dans des essais se trouvent pourtant confrontés coup sur coup à deux études traitant des relations entre les scientifiques et Wikipédia. La première étude est un sondage lancé par Wikimedia Foundation dans le but de savoir si la communauté scientifique serait favorable à des actions d’incitation à participer à Wikipédia. La seconde est une étude (conduite par l’institut de recherche STATS, l’université George Mason et the Society of Toxicology (SOT)) sur le sentiment d’experts en chimie vis à vis des médias en général.

Dans les deux cas, le sentiment des scientifiques vis à vis de Wikipédia semble être bien loin de la défiance si souvent évoquée par ses détracteurs. Dans la première étude, 91% des scientifiques sondés sont favorables à Wikipédia. Dans la seconde, 45% des experts jugent que Wikipédia présente bien leur domaine, alors que ce pourcentage tombe à 15% pour les médias généralistes.

Voici la traduction du communiqué de la Wikimedia Foundation retranscrivant quelques résultats du premier sondage ainsi que la traduction d’un billet d’Andrew Lih évoquant tout l’intérêt de la seconde étude.

La communauté académique donne ses impressions sur Wikipédia

Erik Möller, Directeur Adjoint de la Wikimedia Foundation

En février, la Wikimeda Foundation lança un sondage avec le support de la Public Library of Science (PLoS, « bibliothèque publique de la science » en francais, NdT) afin d’explorer les dispositions et les croyances de la’ communauté scientifique « libre accès » (Open access en anglais, NdT), à l’égard de Wikipédia. Le mouvement de libre accès promeut la libre dissémination de la connaissance scientifique. PLoS et d’autres journaux scientifiques en libre accès, publient des articles scientifiques sous des licences Creative Commons permissives qui autorisent quiconque à télécharger et à réutiliser leur contenu. L’article de Wikipédia sur le « libre accès », qui pourrait lui-même être amélioré, rentre plus dans les détails.

Chez Wikimédia, nous pensons depuis un moment à des manières de travailler directement avec les scientifiques et les journaux en libre accès. Bien que des scientifiques contribuent déjà à Wikipédia dune manière auto-organisée (un exemple étant le Gene Wiki effort), nous n’avons jamais mené un effort systématique de grande ampleur pour les inviter à participer. Notre sondage exploratoire indique qu’une telle invitation serait accueillie à bras ouverts.

Disposition des scientifiques en faveur du libre accès vis à vis de Wikipédia, en février 2009

Disposition des scientifiques en faveur du libre accès vis à vis de Wikipédia, en février 2009

Le sondage a été publié sur le site web, le blog, le bulletin et le flux twitter de PLoS, et le lien vers le sondage fut également plus largement transmis, notamment dans le bulletin sur le libre accès de Peter Suber. 1 743 intervenants volontaires ont participé au sondage. Parmi eux, 223 s’identifient comme des auteurs dans les revues de PLoS. Ce sous-ensemble d’auteurs ne diffère pas particulièrement des réponses générales. D’une manière générale, les participants expriment une opinion très favorable (58,98%) et plutôt favorable (32,19%) à propos de Wikipédia, et 87,73% indiquent qu’ils utilisent Wikipédia fréquemment ou occasionnellement lors de leur activité professionnelle.

71,03% des participants soutiennent l’idée d’avoir des hyperliens depuis des publications en libre accès vers Wikipédia, et 91,51% soutiennent les liens de Wikipédia vers des publications en libre accès. 67,93% des participants indiquent soutenir un effort général pour inviter les scientifiques à devenir des contributeurs à Wikipédia, et 24,73% indiquent soutenir des expériences limitées. 81,82% ont répondu qu’ils participeraient à un tel effort pour améliorer Wikipédia, avec approximativement la moitié des participants indiquant qu’ils le feraient uniquement à titre professionnel.

Bien que le sondage ne soit aucunement scientifique (en dépit du sujet étudié, il n’était pas prévu de l’être), il indique que les efforts pour encourager plus de scientifiques à contribuer à Wikipédia seraient accueillis avec enthousiasme et soutien, particulièrement dans la communauté académique du libre accès. Nous avons eu quelques conversations initiales spécifiquement avec la Public Library of Science, et nous attendons avec impatience de les continuer, en gardant spécifiquement un œil sur des approches évolutives de collaborations futures.

Plus d’information :

Billet « Scholarly community gives feedback regarding Wikipedia » par Erik Moeller publié le 27 avril 2009 sur le blog de la Wikimedia Foundation. Texte sous licence CC-BY-SA 3.0 traduit de l’anglais par Johann Dréo.

Wikipédia l’emporte sur les médias papier ?

Andrew Lih, journaliste et spécialiste de Wikipédia

« Les scientifiques ont plus foi en Wikipédia qu’en les médias nationaux imprimés »

C’est l’une des conclusions d’un récent sondage d’environ 1 000 toxicologues quand ils furent interrogés sur la manière dont les médias d’information couvraient leur spécialité : la présentation au public des risques chimiques. (Le sondage fut conduit par l’institut STATS, le Center for Health and Risk Communication à l’université George Mason, et la société de toxicologie).

Étant donné la fréquente plainte sur le fait que Wikipédia dédaigne les « experts », et que l’information est produite par les gens « de la rue », les résultats sont fascinants quand on regarde les chiffres pour d’autres médias d’information professionnels et « traditionnels ». Le résumé du rapport indique :

WebMD et Wikipédia sont vus comme significativement plus exacts dans leur manière de présenter les risques chimiques qu’aucune autre source médiatique.

  • 56% affirment que WebMD présente correctement (accurately portray, NdT) les risques chimiques.
  • 45 % affirment que Wikipédia présente correctement les risques chimiques.
  • Par contre, pas plus de 15 % n’affirment que les principaux journaux nationaux, magazines d’information et réseaux de télévisions présentent correctement les risques chimiques.
  • Plus de 80% affirment que les principaux journaux nationaux, magazines d’information et réseaux de télévisions surestiment les risques chimiques.

[…]

… seuls 15 % décrivent la couverture semblable dans les médias nationaux imprimés (c’est à dire le New York Times, le Washington Post et le Wall Street Journal) comme correcte. Cette tendance perd 6 % pour USA Today et 5 % pour les réseaux d’informations généraux.

À la conférence de presse, au club de presse national [américain], pour la sortie des résultats préliminaires de l’étude, le Dr. S. Robert Lichter, qui a dirigé le sondage, décrivit la conclusion sur Wikipédia comme une accusation envers les médias traditionnels — « il est troublant que l’homme de la rue puisse apparemment faire un meilleur travail que les médias ».

Avis dexperts sur la présentation des risques chimiques par les médias, étude STATS, mai 2009. La figure de gauche présente les médias selon leur score sur une échelle allant de 1 (risque très sous-estimé) à 5 (risque très sur-estimé). Les organismes indiqués en gris italique ne sont pas des médias mais ceux dont les scores sont les plus extrêmes. La figure de droite présente la répartition des réponses des experts dans le cas de Wikipédia.

Avis d'experts sur la présentation des risques chimiques par les médias, étude STATS, mai 2009. La figure de gauche présente les médias selon leur score sur une échelle allant de 1 (risque très sous-estimé) à 5 (risque très sur-estimé). Les organismes indiqués en gris italique ne sont pas des médias mais ceux dont les scores sont les plus extrêmes. La figure de droite présente la répartition des réponses des experts dans le cas de Wikipédia.

Je suis en désaccord avec le fait que Wikipédia est simplement le produit de n’importe quelle personne « de la rue », mais c’est un réel tournant dans ce que nous considérons comme faisant autorité et comment une information fiable peut être produite.

Même le meilleur score, WebMD, n’emporte l’approbation que d’une moitié des toxicologues interrogés, ce qui est déjà suffisamment surprenant en soi. Mon commentaire (note : non payé, non rémunéré) tel qu’il apparait dans le rapport :

« Cela me rappelle l’étude de Nature [lien] qui fût menée en décembre 2005, où ils constatèrent qu’en moyenne, Britannica avait 3 erreurs par article, et Wikipédia avait 4 erreurs » affirme Lih par email, « c’est surprenant car Wikipédia a fait bien mieux que prévu, étant donné son processus de travail inconnu et Britannica a fait bien pire. Les gens présumaient un certain niveau d’exactitude du fait de la réputation de Britannica, et elle fut abattu de ce piédestal. Pour moi les résultats de WebMD et de Wikipédia sont ici similaires — ils sont bien plus proches que ce qu’on aurait attendu. Wikipédia faisant mieux, WebMD moins bien. »

Mais peut-être que la partie la plus intéressante n’est pas WebMD, mais que les quotidiens professionnels déçoivent autant les experts. Cela semble renforcer le vieil adage : « Les journalistes font un assez bon travail pour couvrir les choses, excepté sur les sujets où vous vous y connaissez ».

Le commentaire d’Alissa Quart, contributrice au Columbia Journalism Review, est perspicace à propos des raisons pour lesquelles l’approche des médias traditionnels (communiquant sur la science tel un conteur pour les masses) est peut-être systématiquement défectueuse :

« Les journalistes tombent dans la scénarisation, parce que c’est ainsi que nous écrivons. Il y a trois narrations, que nous utilisons, qui peuvent nous rendre formidables mais aussi nous attirer des ennuis — une narration pour plaire à nos rédacteurs en chef, une pour plaire à nos lecteurs, et une qui se penche sur nos sources, car nous nous identifions à elles. Les contributeurs à WebMD et à Wikipédia sont déconnectés de la plupart de ces narrations — peut-être qu’ils essayent de plaire à certains lecteurs, mais ils ne sont pas “le lecteur”. Leur modèle de savoir ne demande pas d’histoires, ou de sentiment, ou de personnage. »

C’est une très bonne observation qui s’emboîte bien avec mes vues sur le rôle des relations publiques et la dangereuse narration des médias conduisant les reportages scientifiques. Quart et moi sommes arrivés à la même conclusion :

En résumé, l’argumentation l’emporte sur l’esthétique. Lih, un ingénieur de formation, est d’accord. Le conflit des narrations « informe également sur les motivations, en ce que la presse traditionnelle sera conduite par les rapports, les relations publiques les encouragent, ainsi que le marché et le désir des rédacteurs en chef (d’une manière hiérarchique) pour demander aux reporters de trouver une histoire au sein des dernières recherches, même si dans le plus large contexte du domaine, cela ne justifie pas tant d’attention. En ce sens, les motivations de Wikipédia sont différentes, en ce que la « foule » aide à modérer et même atténue le type de « nouveautisme » qui est si omniprésent dans la couverture des informations. »

Le résumé complet peut être trouvé sur le site Stats.org, ou vous pouvez consulter le PDF complet.

Billet « Wikipedia trumps print media » publié par Andrew Lih le 22 mai 2009 sur son blog personnel. Traduit de l’anglais par Johann Dréo.

un commentaire 17/04/2009

Premiers résultats d’une enquête statistique d’envergure sur les lecteurs et contributeurs de Wikipédia

Un aquarelliste au travail à Dolceacqua (Italie). Photo par Dongio placée dans le domaine public.

Un aquarelliste au travail à Dolceacqua (Italie). Photo par Dongio placée dans le domaine public.

Plusieurs études statistiques ont déjà été menées à propos de Wikipédia, projet d’une telle ampleur qu’il est difficile de dégager des tendances nettes sur la communauté qui le compose.

En France, Wikipédia était en février 2008 le 8ème site le plus visité, avec plus de 10 millions de visiteurs uniques selon une étude de Médiamétrie.

En janvier 2008, un sondage mené par OpinionWay, retranscrit dans un ouvrage de Marc Foglia montrait que 83% des gens avaient déjà entendu parler de Wikipédia, parmi lesquels 85% l’ont visité, alors que 7% déclarent y avoir effectué une contribution au moins. L’étude a été menée auprès de 1327 personnes, représentatif de la population des internautes français. Pour donner un ordre de grandeur, 7% des plus de 18 ans font qu’un peu moins de 4 millions de Français ont déjà participé à Wikipédia.

L’article traduit ci-après donne les résultats préliminaires d’une enquête d’une toute autre ampleur : 130 000 personnes, sur 20 langues.

Les premiers résultats préliminaires de l’enquête UNU-Merit sur les lecteurs et contributeurs de Wikipédia sont disponibles

Depuis la fin du mois d’octobre jusqu’au début du mois de novembre 2008, la Wikimedia foundation et UNU-Merit ont conduit la première enquête multi-lingue sur les lecteurs et les contributeurs de Wikipédia, dans 20 langues. Au total, plus de 130 000 lecteurs et contributeurs de Wikipédia ont répondu à un questionnaire approfondi (sur plus de 300 000 personnes ayant répondu à au moins une partie du questionnaire*). Ce niveau de réponse dépasse de loin nos attentes, et les données collectées apportent une mine d’informations à propos de la communauté Wikipédienne. Les communautés anglophone, germanophone et hispanophone ont été les plus réactives et rassemblent les deux tiers des réponses.

L’équipe UNU-Merit a passé les derniers mois à nettoyer et à préparer les données, et rend maintenant public les premiers résultats de nos questions prioritaires. Les principaux résultats de cette première analyse incluent :

  • 65% des personnes se décrivent elles-même comme étant des lecteurs, et 35% comme des contributeurs (principalement occasionnels). Les anciens contributeurs sont analysés séparément.
  • Les participants proviennent de plus de 200 pays, ont de 10 à 85 ans, l’âge moyen étant de 26 ans, et 25% des personnes ont moins de 18 ans. Les femmes sont un peu plus jeunes que la moyenne (24 ans).
  • Parmi ceux-ci, lecteurs et contributeurs ont en moyenne autour de 25 ans, et sont principalement des hommes (75%).
  • Les femmes, formant 25% des participants, sont plus fortement représentées parmi les lecteurs (32%) et moins largement parmi les contributeurs (13%).
  • À la fois le niveau d’éducation et l’âge sont significativement plus élevés parmi les contributeurs que parmi les lecteurs.
  • Concernant leurs motivations à contribuer, les participants mentionnent comme étant leurs deux principales raisons que (1) ils aiment l’idée de partage de connaissance, et (2) qu’ils ont constaté une erreur et ont voulu la corriger.
  • L’inquiétude de ne pas avoir suffisamment d’information pour contribuer est la principale raison de se retenir de contribuer, mentionnée par 51% de ce groupe. 48% mentionnent qu’ils sont des lecteurs satisfaits de Wikipédia, et ne voient pas de raison de participer en tant que contributeurs.
  • La raison la plus fréquente pour laquelle les participants n’ont pas donné d’argent à la fondation Wikimedia, mentionnée par plus de 42% des sondés, est qu’il ne savent pas comment procéder  (si vous êtes un de ceux-là, nous vous suggérons de visiter donate.wikipedia.org ;-).

Ruediger Glott et Philipp Schmidt, de UNU-Merit, ont rendu disponibles des données supplémentaires dans le rapport en ligne de leur analyse (fichier PDF), et nous envisageons de vous informer régulièrement – toutes les deux semaines à partir de maintenant – des mises à jour avec de nouvelles données.  L’équipe de l’étude maintient également son propre site web à wikipediastudy.org.

C’est une étape importante dans l’histoire de Wikipédia et du mouvement Wikimédia. Les résultats actuels et à venir provenant de ces données aideront à orienter nos efforts pour atteindre de nouveaux contributeurs et lecteurs. La fondation Wikimedia souhaite remercier tous ceux qui ont rendu cette enquête possible, spécialement l’équipe UNU-Merit et la communauté des traducteurs.

Erik Moeller
Deputy Director, Wikimedia Foundation

* En plus des 130 000 réponses au total, nous avons reçu 40 000 réponses de la Wikipédia en Russe, ce qui rend ce groupe sur-représenté dans l’ensemble des réponses. L’équipe de l’enquête a exclu ce groupe des données, jusqu’à ce que la cause possible de cette sur-représentation puisse être complètement comprise.

Billet « First preliminary results from UNU-Merit Survey of Wikipedia Readers and Contributors available » par Erik Moeller publié le 16 avril 2009 sur le blog de la Wikimedia Foundation. Texte sous licence CC-BY-SA 3.0 traduit en français par Johann Dréo.