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Huit millions de fichiers dans la médiathèque libre Wikimedia Commons !

Alors que nous passons le cap de 2011, Wikimedia Commons vient de passer celui des huit millions de fichiers. L’occasion de revenir sur ce projet et sur les événements majeurs qui en ont marqué l’histoire cette année.

Présentation globale

La citerne Basilique de Constantinople

Wikimedia Commons a été imaginé comme le réservoir central des documents des projets Wikimedia.
(Kirua, CC-BY-SA)

Wikimedia Commons est une médiathèque en ligne qui rassemble des médias sous licences libres à vocation pédagogique. Ces ressources sont de type variés, avec des photographies, dessins, schémas, musiques, textes écrits et parlés, animations et vidéos.

Créée en septembre 2004, cette médiathèque est destinée à centraliser les illustrations des différents projets Wikimedia. Ainsi, les médias qui y sont hébergés peuvent enrichir tous les projets Wikimedia, sans besoin d’opération supplémentaire. Wikimedia Commons irrigue toute la galaxie Wikimedia, depuis les actualités de Wikinews jusqu’aux définitions du Wiktionnaire, en passant par les leçons de Wikiversité.

Rizières en terrasse dans le Yunnan, en Chine

Maître-mot de Wikimedia Commons, la diversité : des formats, des sujets, des contributeurs.
(Jialiang Gao, CC-BY-SA)

Contrairement aux autres projets Wikimedia, qui existent en versions linguistiques indépendantes (le Wiktionnaire en langue allemande, la Wikisource en breton, la Wikipédia en volapük…), Wikimedia Commons est un projet unique et multilingue. L’interface, les pages d’aide, et les différents bandeaux d’information sont rédigés en toutes les langues par les volontaires. Le système de classification utilise l’anglais comme langue commune, mais les descriptions des fichiers sont traduites par les contributeurs. Les échanges au sein de cette communauté internationale se font en anglais, mais chacun peut chercher de l’aide auprès d’une communauté linguistique donnée.

La citerne Basilique de Constantinople

Chacun peut puiser dans Wikimedia Commons selon ses besoins et ses envies.
(Paul Signac, domaine public)

Tous les médias présents sur Wikimedia Commons sont disponibles selon les termes d’une licence libre permettant leur réutilisation par tous. La seule condition est de citer l’auteur de l’œuvre et la licence qu’il a choisie. Wikimedia Commons est une réserve inépuisable d’illustrations, et ce pour pour tous les usages : schéma technique pointu pour un rapport, documents d’archives pour un cours universitaire, reproductions d’estampes pour une revue spécialisée, ou simplement images décoratives pour un blog.

Au bout de ses six années d’existence, Wikimedia Commons abrite huit millions de fichiers multimédia, et cumule 48 millions de modifications. Plus de 50 000 utilisateurs y ont contribué, et ce sont chaque mois 1000 nouveaux bénévoles qui viennent apporter leur pierre à l’édifice. la médiathèque croît à un rythme moyen de 200 000 nouveaux fichiers par mois. De simple dépôt des images de Wikipédia, Wikimedia Commons est un projet à part entière et l’un des acteurs incontournables du domaine des œuvres libres.

Chantier de 2010 : améliorer l’ergonomie

Détails d'une pompe à eau à bras.

Chantier de 2010 : améliorer l’ergonomie de ce projet aux mécaniques parfois complexes et pas toujours lisibles.
(Manco Capac, CC-BY-SA)

Il est indéniable que Wikimedia Commons peut se révéler difficile d’utilisation. Fin 2009 était lancé un vaste chantier d’amélioration de l’ergonomie, et c’est en 2010 que nous en avons récolté les premiers fruits.

Première cible du projet : le formulaire utilisé pour verser ses créations, souvent critiqué. Un prototype d’assistant d’import a été déployé à la fin du mois de novembre pour être testé par les utilisateurs. Moins complexe et plus intuitif, il vise à proposer une meilleure expérience utilisateur.

Il est accompagné d’un tutoriel expliquant certains principes de base de respect du droit d’auteur et aidant le contributeur dans sa démarche de publication sous licence libre. Prenant la forme d’une courte bande dessinée, il évite l’écueil des longues explications verbeuses en proposant un discours accessible à tous.

Un asperseur à balancier en laiton en fonctionnement.

Développer des outils adaptés pour diffuser largement et proprement nos ressources.
(JJ Harrison, CC-BY-SA)

En marge de cela, un outil pour facilement partager les ressources multimédia a été activé au mois d’octobre. Chaque média est accompagné de différents liens et icônes. Ils permettent, en un clic, de télécharger l’image en différentes tailles ou d’envoyer par e-mail un lien vers la ressource, ainsi que de réutiliser ce fichier sur Internet, en fournissant des fragments de code prêts à être insérés dans des wikis, blogs ou forums. Les images ainsi partagées sont accompagnées de la mention de l’auteur et de la licence sous laquelle elles sont publiées. Les documents de Wikimedia Commons sont faits pour être réutilisés par tous et pour tous les usages, dans le respect des conditions imposées par les licences libres.

Des partenariats toujours plus riches

Wikimedia Commons est un lieu où chacun est invité à placer ses créations. Mais c’est aussi une plate-forme de diffusion de fonds existants, rassemblant des documents de grande valeur historique, artistique, scientifique ou culturelle.

Les fonds des institutions culturelles : des ressources en sommeil à amener au grand jour.
(Deutsche Fotothek‎, CC-BY-SA)

2010 fut riche de partenariats conclus à travers le monde. En premier lieu, de nombreuses institutions culturelles ont ouvert leurs riches collections pour mieux les diffuser sur les projets Wikimedia. Au mois d’avril, le Brooklyn Museum de New-York a versé plusieurs milliers de reproductions d’œuvres d’art. En septembre, les Archives nationales des Pays-Bas ont donné 1 000 photographies prises par l’ancienne agence de presse Anefo, portant sur des d’importants événements et personnalités de la vie politique néerlandaise. En novembre, c’est le Musée Nordique de Stockholm qui a versé plusieurs centaines d’images illustrant la culture et le folklore suédois. La Bibliothèque de l’État du Queensland en Australie a partagé 50 000 documents du domaine public portant sur l’histoire de cette région.

Un verre d’eau

Wikimedia Commons, un écrin pour les joyaux de vos collections.
(Jorge Barrios, domaine public)

Si les institutions culturelles sont des partenaires privilégiés, ce ne sont pas les seuls à mener des projets de coopération avec Wikimedia Commons. Ainsi, au mois d’avril, la médiathèque s’est enrichie de 50 000 documents sur les minéraux, don du docteur en biochimie Robert Lavinsky. Au mois de juillet, l’Union internationale pour la conservation de la nature a partagé ses données spatiales pour créer des cartes de distribution des espèces vivantes en danger.

Des sociétés se sont également intéressé à Wikimedia Commons. Le groupe d’édition suédois Bonnier a mis à disposition en mai des portraits de ses auteurs. En juin, le Studio Harcourt a versé une centaine de ses caractéristiques portraits photographiques de personnalités.

Pour rendre viables ces larges diffusions, des outils existent pour effectuer des versements de masse de fichiers multimédia. Ce sont des bénévoles de Wikimedia Commons qui prennent en charge ce travail technique. Ils attachent également une grande importance à préserver les métadonnées descriptives attachées aux fichiers, et à les transposer dans le système documentaire et descriptif de Wikimedia Commons. La qualité documentaire de ces fonds est même enrichie par les puissants mécanismes linguistiques de la médiathèque, rendant les contenus disponibles en de nombreuses langues.

Wikimédia France et Wikimedia Commons

L’une des missions de Wikimédia France est d’aider à la production de médias libres et à l’émancipation de documents du domaine public. Cette année, l’association a conclu des partenariats avec des institutions culturelles majeures. Plus d’un millier d’ouvrages du domaine public numérisés par la Bibliothèque nationale de France ont été versés sur Wikimedia Commons en juillet dernier. Dans le cadre d’un accord avec la Ville de Toulouse, Wikimédia France a accompagné les Archives municipales dans la diffusion sur Wikimedia Commons de 200 photographies du Fonds Trutat, photographe et géologue du XIXe siècle. Des photographes bénévoles de l’association ont été accueillis au Muséum de Toulouse pour réaliser dans les meilleures conditions des photographies de très haute qualité des collections non-permanentes de paléontologie et de préhistoire. Nos membres ont été invités à une visite exceptionnelle de la Bibliothèque Mazarine et de la Bibliothèque Sainte-Barbe. Tout au long de l’année, l’association a aidé à obtenir des accréditations presse pour couvrir événements sportifs, culturels ou politiques.

Wikimedia Commons est aujourd’hui un des porte-étendards du mouvement des œuvres libres. Il constitue un fonds multimédia d’une ampleur et d’une richesse vertigineuses. Il est reconnu comme un acteur majeur de la diffusion de la culture par les plus prestigieuses institutions. Gageons qu’en 2011, les contributeurs bénévoles de tous les pays continueront d’enrichir ces biens communs mis à la disposition de tout à chacun.

Eau coulant d’un robinet.

Ouvrons grand les vannes de la connaissance !
(Thegreenj, CC-BY-SA)

  1. Otourly
    14/01/2011 à 07:33 | #1

    Il semble que certaines légendes d’images soient coupées…

  2. Jean-Frédéric
    14/01/2011 à 11:00 | #2

    @Otourly
    Réparé.

  3. 20/01/2011 à 19:52 | #3

    J’aimerais souligner un point qui est aussi intéressant c’est le fait que la fondation Wikimedia met à disposition de tous les sites Internet utilisant mediawiki, sa bande passante et sa capacité d’hébergement.Commons est en situation d’irriguer, non seulement la galaxie wikipedia, mais au dela tous les sites construits avec Mediawiki. Je pense en particulier aux Wikis de territoire lancés dans diverses régions en France.

  1. 14/01/2011 à 14:42 | #1
  2. 24/01/2011 à 10:38 | #2
  3. 30/07/2011 à 15:05 | #3
  4. 17/01/2012 à 17:08 | #4