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Archives pour 11/2015
Aucun commentaire 25/11/2015

#FREEBASSEL : Un défenseur de la culture libre, créateur de modèles 3D de Palmyre, a disparu en Syrie

La vie de Bassel, un contributeur syrien, est en danger. Il est condamné à mort en Syrie pour avoir défendu la liberté d’expression. Voici un article de la Fondation Wikimedia publié le 8 octobre et mis à jour le 12 novembre qui relate son parcours et les menaces directes qui pèsent sur lui.

Mise à jour du 12 novembre : Creative Commons et d’autres sources déclarent que la vie de Bassel est en danger immédiat. Noura Ghazi Safadi, la femme de Bassel, a publié le 12 novembre sur Facebook : “Je viens juste d’avoir des nouvelles terribles de Bassel, il a été condamné à mort. Je pense que le transfert vers la prison militaire était très dangereux. Je n’ai vraiment pas d’autres nouvelles. Puisse Dieu l’aider ! Nous espérons qu’il n’est pas trop tard. Nous sommes vraiment inquiets pour sa vie.”

Le défenseur de l’open source et wikipédien Bassel Khartabil a été transféré d’une prison syrienne vers une destination inconnue.

Bassel Khartabil à Séoul By Christopher Lee Adams [CC0]

La ville antique de Palmyre en Syrie a été la cible de destructions par le groupe extrémiste de l’État Islamique (ou EI). Bassel Khartabil, un défenseur de l’open source et wikipédien qui était déterminé à préserver numériquement la ville pour les générations futures, a été détenu par le gouvernement syrien pendant trois ans. Il a récemment été déplacé hors de la prison où il était détenu ; son emplacement actuel est inconnu, ses amis et sa famille craignent pour sa sécurité.

Palmyre a été décrit comme «l’un des sites archéologiques les plus renommés dans le monde», et  possédant «certains des plus beaux vestiges de l’antiquité.» Reconnu comme site du patrimoine mondial depuis 1980, les objets trouvés dans cette oasis du désert ont été datés de la période néolithique, il y a environ 9500 ans. En tant que carrefour sur une route de commerce est-ouest, la ville a joué un rôle régional hors normes pendant de nombreuses années, depuis le troisième siècle avant notre ère. De nombreuses ruines de la ville restent non excavées, mais les fouilles archéologiques ont été arrêtées depuis le début de la guerre civile syrienne.

En mai 2015, l’ancienne ville a été prise par l’EI, qui est connu non seulement pour sa conquête de larges pans de la Syrie et l’Irak, mais aussi pour la destruction du patrimoine culturel. Alors que le groupe a d’abord déclaré qu’il préserverait une grande partie du site, détruisant seulement les monuments qu’il considère «polythéistes», il a ensuite rasé d’autres ruines sans signification religieuse. Un amphithéâtre romain a été utilisé pour les exécutions, et un archéologue syrien éminent connu comme «M. Palmyre» a été décapité en août, après un mois de torture. Le 6 octobre, il a été confirmé que l’EI avait détruit l’Arc de Triomphe, un triple arc construit par les Romains au IIe siècle pour commémorer une victoire sur les Perses.

Des années avant ces événements, Bassel travaillait pour préserver sous forme numérique la splendeur et le patrimoine de Palmyre, dans le cadre de son engagement à partager librement avec le monde. En 2008, Bassel a commencé un projet qui regroupe les photos existantes provenant de satellites et d’autres ressources dans un seul fichier “monde”, ce qui donne des magnifiques rendus des monuments et des ruines de la ville en 3D. Ses efforts demeurent inachevée depuis son incarcération : seulement seize photos de ses efforts sont disponibles sur l’Internet Archive, et davantage de données ont été publiées dans le domaine public sur newpalmyra.org le 15 Octobre par l’ami et collaborateur de Bassel, Jon Phillips.

Lorsque Bassel n’était pas occupé à partager les trésors culturels de son pays, il était un développeur de logiciels connu pour être déterminant dans le développement du mouvement open-source dans le monde arabophone. Il était un contributeur précoce et fréquent, quoique anonyme, à Wikipédia en arabe. Il a construit et dirigé le projet Syrie Creative Commons (CC), devenant un contributeur non seulement pour CC mais aussi pour Ubuntu, Wikipédia, et le web libre en général. L’ancienne directrice des Creative Commons, Catherine Casserly, a écrit en 2013 que Bassel “a travaillé inlassablement pour renforcer les connaissances de la culture numérique, éduquer les gens sur les médias en ligne et les outils open-source.” Lors du lancement des licences CC en langue arabe, il a été crédité d’un “rôle déterminant” dans leur adoption.

Bassel était aussi un contributeur majeur aux initiatives open-source telles que Mozilla et OpenClipart ; Le Cadre Aiki de Bassel alimente encore ce dernier. Il a co-fondé la société de conception de sites Web Fabricatorz avec Jon Phillips, et a aidé à fonder Aiki Lab, une communauté technologique et un espace culturel à Damas qui a accueilli les leaders d’opinion et les fondateurs de l’open culture, y compris Mitchell Baker, présidente et PDG de Mozilla. Beaucoup de jeunes ont appris à Damas sur le partage et l’open culture à travers Aiki Lab, et Bassel pouvait souvent se trouver là à toutes les heures de la journée, notamment parce qu’Internet était plus rapide que chez lui.

Le 15 Mars 2012, Bassel a disparu lors d’un voyage vers le quartier Mazzeh de Damas. C’était le premier anniversaire du début de l’insurrection civile du pays et seulement quelques semaines avant la date prévue de son mariage, l’avocate des droits  de l’Homme Noura Ghazi. On ne sait pas comment il a été identifié et quelles circonstances ont conduit à sa détention.

Pendant les trois dernières années, Bassel a été détenu à la prison d’Adra de la ville, accusé «d’espionnage pour un Etat ennemi» en vertu du code pénal syrien. Les Nations Unies ont trouvé (PDF, p. 75) que les nombreuses allégations de torture de Bassel, les mauvais traitements, et le manque d’accès à un avocat constituaient une violation de ses droits humains fondamentaux. Un récent avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a également constaté que sa «privation de liberté» avait un «caractère arbitraire». Bien que les circonstances de sa détention étaient difficiles -Adra a été décrite comme «infâme» par le Washington Post- Bassel était au moins situé à Damas, à proximité de ses amis et de sa famille. Bassel et Noura se sont mariés en Janvier 2013, l’époux demeurant toujours derrière les barreaux.

Selon Noura, la police militaire a demandé à Bassel, sur injonction de la cour, de faire ses bagages au plus vite. Craignant pour son sort, il a donné son alliance à un ami et compagnon de captivité avant de partir. Sa famille n’a plus d’information sur son état actuel ou même son emplacement.

Une amie proche de Bassel et ancienne coordinatrice de Creative Commons dans le monde arabe, Donatella Della Ratta, affirme qu’elle et Noura sont très inquiètes pour Bassel. Elles craignent qu’il soit confronté à un procès sommaire sans représentation juridique. “Nous avons besoin de savoir où il est», a déclaré Donatella, “et nous appelons à sa libération immédiate.” Sur Facebook, Noura demande, “combien de fois devrais-je ressentir la même terreur, l’inquiétude et la peur de l’inconnu ?”

À la Fondation Wikimedia, nous célébrons l’engagement de Bassel pour la connaissance libre et la culture de l’open source. En tant que membres de la communauté mondiale Wikimedia, nous sommes préoccupés par sa sécurité et soutenons les efforts pour le voir à nouveau libre rapidement.

Soutenez Bassel sur :

Cet article a été rédigé par Katherine Maher, Responsable de la Communication de la Fondation Wikimédia et Ed Erhart, Assistant éditorial.

par Sophie Roset
Categories: Projets Wikimedia
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“Continuer à aimer, s’émerveiller et partager”

Le projet Crotos est un outil permettant de chercher et d’afficher des œuvres d’art, basé sur Wikidata et utilisant les fichiers de Wikimedia Commons.

 

Wikidata est un projet de la Wikimedia Foundation : une base de données libre, collaborative et multilingue, qui collecte des données structurées pour alimenter Wikipédia, Wikimedia Commons, les autres projets Wikimedia et bien plus encore.
Wikimedia Commons est un autre projet de la Wikimedia Foundation : une médiathèque de près de 30 000 000 fichiers média librement réutilisables, que chacun peut enrichir.

 

Crotos se base sur l’agrégation de données culturelles. C’est un moteur de recherche d’œuvres d’art disponible en une vingtaine de langues, qui permet de faire des recherches fines selon des critères tels que l’auteur, le titre, le lieu de conservation, la date de création ou encore les éléments dépeints, quand ces informations sont renseignées.  

 

Les résultats des recherches, pouvant être classés chronologiquement, sont présentés sous forme de vignettes, le lien sur l’image ouvrant une visionneuse à l’affichage optimisé, comprenant la notice apparaissant au survol et permettant de naviguer directement dans les résultats. Par défaut, si aucun critère de recherche n’est donné, une sélection aléatoire d’œuvres est présentée.
Capture d'écran de Crotos

Capture d’écran de Crotos

Avec le mode Cosmos, il est possible d’explorer le contenu par les principaux index (type d’œuvres, genre, mouvement, collection…). Toutes les données utilisées sur Crotos sont issues de Wikidata sur lequel elles ont été publiées par contribution manuelle ou via des versements automatiques.
Quatre icônes peuvent être associées directement à l’œuvre (quand les informations sont renseignées) :
  • le lien vers l’item Wikidata
  • le lien vers la page de Wikimedia Commons 
  • lien vers la page sur l’œuvre dans la Wikipédia de même langue que l’interface
  • la page de l’œuvre sur le site institutionnel 
Le week-end dernier, Shonagon, le développeur de Crotos, a codé une nouvelle fonctionnalité appelée Callisto : une carte interactive qui permet d’explorer et de visualiser œuvres d’art, musées et représentations de lieux dans le monde entier.
Capture d'écran de Callisto

Capture d’écran de Callisto

 

La dédicace qui accompagne cette nouvelle fonctionnalité est la suivante :
    Ce truc a été codé à Paris 11e, le week-end du 13 novembre 2015. Continuer à aimer, créer, s’émerveiller et partager. En mémoire de toutes ces vies fauchées ⚘
Des milliers de bénévoles contribuent chaque jour à enrichir, éditer, corriger, contribuer sur les projets Wikimedia, sous toutes leurs formes. 

 

Le projet Crotos s’accompagne d’ailleurs d’un mode “contribution”, utile pour repérer les informations renseignées ou non et filtrer les manques. Il reste par exemple de nombreuses œuvres n’ayant pas encore de titre en français.  Alors si l’envie vous prend, n’hésitez pas  …

 

Ressources : 
par Anne-Laure Prévost
Categories: Projets Wikimedia
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Jimmy Wales, grand témoin de la DigiWorld Week à Montpellier

Le 17 novembre 2015, l’IDATE a organisé avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon et de l’Europe, une conférence avec Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipédia, autour de la thématique «Digital knowledge : la promesse d’un nouveau partage du savoir ?».DWWeek15_logo_AvecDateHashtag_500x500Si Wikipédia a bouleversé l’accès aux savoirs du monde, l’essor des Mooc (Massive Open Online Course) ouvre de nouvelles opportunités de partage. C’est avec la participation de Jimmy Wales, co-fondateur de Wikipédia, de Beth Porter, Vice-Présidente de la plate-forme edX, et de Christophe Fournier, professeur à l’IAE de Montpellier, que s’est tenu le débat autour des enjeux de ces nouveaux modèles de partage du savoir. Ce n’est plus seulement la diffusion du savoir qui est en jeu, mais bien l’éducation qui pourrait être bouleversée.

DigiWorld_Summit_2015_-_Jimmy_Wales_19

By Pierre-Yves Beaudouin [CC-BY-SA-4.0]

Cette conférence a été organisée à Montpellier dans le cadre de la DigiWorld Week, semaine complète consacrée à l’innovation et aux enjeux de l’économie numérique. Cette initiative, qui met en avant l’écosystème de la Région Languedoc-Roussillon et de Montpellier Méditerranée Métropole, est rendue possible par le rôle que joue le DigiWorld Summit, la 37ème édition de la conférence internationale organisée par l’IDATE qui a eu lieu du 17 au 19 novembre.

À cette occasion, Nathalie Martin, Directrice Wikimédia France, et Emeric Vallespi, Vice-Président Wikimédia France, ont été invités par l’IDATE à suivre la conférence de Jimmy Wales ainsi qu’à partager le stand de Montpel’libre, association des logiciels libres, et FrenchSouth.Digital, groupement des entreprises du numérique en Languedoc-Roussillon. Pierre-Yves Beaudouin, bénévole à Wikimédia France, en a profité pour faire une belle série de photos que vous pouvez retrouver sur Wikimedia Commons.

Aucun commentaire 16/11/2015

Visite des espaces contributeurs allemands

Fin octobre, Sylvain Boissel et Pierre-Yves Beaudouin ont visité plusieurs espaces contributeurs mis en place par des wikimédiens allemands. Les villes de Cologne et Hambourg possèdent des espaces en centre-ville loués par Wikimedia Deutschland pour que les contributeurs se réunissent afin de mieux se connaître, échanger, monter des projets et se former.

Lokal K

Vue du Lokal K

Lokal K (Sylvain WMFr, CC-BY-SA-4.0)

Situé à Cologne, le Lokal K est le premier espace ouvert en avril 2014. En l’espace d’un mois, un groupe de contributeurs bénévoles a entièrement aménagé un local commercial de 70 m² situé à deux pas du centre ville, pour en faire un lieu chaleureux. Depuis huit personnes s’y réunissent régulièrement tenant une wikipermanence le jeudi après-midi et organisent un gros événement une fois par mois. Le groupe de contributeurs de Cologne est l’un des plus anciens et des plus actifs d’Allemagne. Il organise entre autres la WikiConvention germanophone (rassemblement annuel de la communauté germanophone), Wiki Loves Monuments et le projet Festivalsommer consistant à réaliser des photos de concerts.

Kontor

Vue du Kontor

Kontor (NordNordWest, CC-BY-SA-3.0 de)

Situé à Hambourg, le Kontor a ouvert en octobre 2014. Les Hambourgeois ont également souhaité aménager par eux-mêmes le local en récupérant ici et là le mobilier. Le local commercial a sensiblement les mêmes caractéristiques que son homologue à Cologne. Le local est prêté à d’autres associations, telles que OpenStreetMap et l’Open Knowledge Foundation. La salle de réunion est utilisée par les projets thématiques de Wikipédia quand ils souhaitent faire des réunions physiques  (ex. le projet chimie et les cartographes). Le groupe de Hambourg est aussi à l’origine du projet Wiki Loves Cocktail qui consiste à photographier des cocktails et tout le matériel nécessaire.

TU23

Gâteau d'anniversaire de Wikidata

Gâteau d’anniversaire de Wikidata (Jason Krüger, CC-BY-SA-4.0)

Dernière étape de notre périple : le TU23, c’est-à-dire les bureaux de Wikimedia Deutschland à Berlin. Nous sommes arrivés pour célébrer le troisième anniversaire de Wikidata. L’événement était composé d’une série de présentations en anglais ou en allemand avec traduction simultanée,  d’un quiz et du traditionnel gâteau d’anniversaire.

Comme Wikimédia France, l’association allemande a pris soin de mettre une partie de ses locaux à disposition de la communauté. Le groupe berlinois est moins actif que les deux autres. Il organise néanmoins plusieurs événements  dans les locaux : des soirées contributives (par exemple à destination du public féminin), et des débats nommés Wikipedianischer Salon.

 

Ces visites ont été enrichissantes. Elles nous ont permis de nous rendre compte du fonctionnement de nos voisins allemands. Sans forcément copier leur fonctionnement, cela nous incite à développer l’espace contributeur situé à Paris qui accueille déjà plusieurs événements,  tels que les soirées WikiCheese et WikiGrenier ainsi que des ateliers de formation consacrés à Wikidata, Wikisource, la photographie, etc.

par Pierre Yves Beaudouin
Categories: Projets Wikimedia, Actualité Wikimédia France, Wikidata
Aucun commentaire 13/11/2015

Des archives sonores sur Wikipédia et Wikimédia Commons

Valoriser des archives sonores sur Wikipédia et la médiathèque Wikimedia Commons, c’est l’objectif commun que se sont donnés l’association Wikimédia France et la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH), qui participe au programme Europeana Sounds valorisant des archives sonores de 24 institutions en Europe, et qui a soutenu l’organisation de la journée.

Le 23 octobre dernier, une vingtaine de personnes – des documentalistes, archivistes, bibliothécaires, chercheurs, acteurs associatifs, etc., ainsi que trois contributeurs de Wikipédia – se sont réunies à Aix-en-Provence, dans les locaux de la MMSH. Le temps d’une journée, les participants ont consulté trois corpus de témoignages sonores, recueillis par des universitaires et qui portaient respectivement sur la mémoire des arméniens dans les Bouches-du-Rhône, les Italiens immigrés dans les quartiers Saint-Jean et Panier de Marseille et Grecs d’Asie-Mineure réfugiés à Syros. Avec l’aide des Wikipédiens, les participants ont pu ajouter des extraits de ces témoignages – les corpus, placés sous licence libre, ont été importés sur Wikimedia Commons – sur des articles de l’encyclopédie, afin de les illustrer. Ce travail de valorisation des archives sonores de la phonothèque de la MMSH s’est également accompagné de la création de deux articles Wikipédia. Le premier sur le camp Oddo, qui accueillit des réfugiés arméniens dans les années vingt, le second et le troisième sur l’orphelinat américain de Syros, en langues française et en grecque.

Les enregistrements mis à disposition par la phonothèque de la MMSH sont des entretiens de terrain enregistrés par des chercheurs ayant une valeur historique, anthropologique, linguistique, littéraire ou ethnomusicologique. Pour mettre en lien articles et extraits sonores, il a fallu prendre le temps d’écouter au préalable une partie des archives (sur les quelques 200 heures proposées), préparer des passages qui ne coupent pas pour autant le flux du discours des témoins à l’aide du logiciel Audacity puis les placer sur la page correspondant. Une manipulation assez longue… mais à la fin de la journée, les participants ont pu publier 10 extraits sonores. Deux étaient en lien avec les nouveaux articles (le camp Oddo et l’orphelinat américain de Syros) et huit en lien avec des articles existants : l’histoire des quartiers de Marseille où se sont installés les migrants italiens (le Panier, Les Pierres Plates, l’église arménienne de la Cabucelle, dans le 15ème arrondissement), des témoignages sur les hommes politiques à Marseille de l’après-guerre (Simon Sabiani, Henri Tasso). Un extrait sonore est venu illustrer la construction d’un des logements ouvriers destinés à accueillir les Arméniens à Martigues après 1915.

A l’issue de cette journée contributive, une vingtaine d’acteurs étaient initiés à la contribution Wikipédia et à l’import de fichiers sur Commons. La journée s’est avérée novatrice : elle répond à la fois au souhait qu’a la phonothèque de la MMSH de valoriser ses archives sonores, notamment auprès du grand public, et à la nécessité d’accroître la présence des fichiers sonores sur Wikimedia Commons et Wikipédia.

Cet article a été rédigé en collaboration avec Véronique Givounès de la phonothèque de la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme (MMSH) et Harry Van Biessum, Nederlands Instituut voor Beeld en Geluidre, pour Europeana Sounds.

Pour en savoir plus :

par Jules Xénard
Categories: Projets Wikimedia