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Archives pour 05/2015
Aucun commentaire 28/05/2015

Lauréats du Wikiconcours lycéen 2014-2015

En cours, les élèves sont plus habitués à faire glisser leur plume sur le papier que leurs doigts sur les claviers. Pourtant, d’octobre 2014 à mai 2015, près de 700 d’entre eux ont participé au Wikiconcours lycéen. Cette action, organisée pour la troisième année consécutive, associe le CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) à Wikimédia France pour proposer aux lycéens et lycéennes de contribuer à Wikipédia (création d’articles et enrichissement de contenus existants). Le projet s’inscrit dans une démarche d’éducation aux médias et à l’information ainsi que d’éducation au numérique.

Logo du Wikiconcours lycéen.

Jean-Philippe WMFr, CC-BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Ce Wikiconcours lycéen a rassemblé quinze académies (pour trente-trois établissements) et neuf lycées français à l’étranger : Aix-Marseille, Bordeaux, Rennes, Dijon, Orléans-Tours, Caen, Corse, Strasbourg, Créteil, Limoges, Lyon, Nancy-Metz, Poitiers, Grenoble, Besançon, Vienne, Londres, Le Cap, San Salvador, Kahartoum, Beyrouth, Tamatave, Athènes, Pékin. Les coordonnateurs du CLEMI ont bénéficié d’une formation à la contribution courant janvier 2015 ; les élèves, enseignants et documentalistes ont pu s’appuyer sur une page de ressources et d’aide dont l’objectif est de les guider dans leur découverte de Wikipédia. Une page de discussion a également permis des interactions avec la communauté wikipédienne.

Lauréats

  • Le prix de la rédaction et de la contribution, qui récompense la qualité des contributions, est décerné à l’établissement Paul-Éluard (Saint-Denis, académie de Créteil) ;
  • Le prix de la communauté, qui récompense le travail collaboratif et les interactions avec les Wikipédiens, est attribué à l’établissement Charles-de-Gaulle (Longperrier, académie de Créteil) ;
  • Le prix coup de cœur revient à l’établissement Gabriel-Fauré (Annecy, académie de Grenoble) pour la création d’articles particulièrement utiles et pour la qualité globale de ses contributions ;
  • Une mention spéciale du jury est par ailleurs attribuée à l’école élémentaire d’Arcomps (académie d’Orléans-Tours), qui a participé au concours à titre dérogatoire, pour la qualité du projet pédagogique et des contributions des jeunes élèves.

Le jury remercie et félicite chaleureusement l’ensemble des participants pour leurs contributions. Ils recevront du jury un retour sur leurs apports afin qu’ils puissent progresser dans la maîtrise de l’outil Wikipédia. La composition du jury peut être consultée sur la page du projet.

Aucun commentaire 26/05/2015

Quand un article Wikipédia rentre au musée

L’année 2015 marque le 800e anniversaire de la Magna Carta Libertatum. Aussi appelé la “Grande Charte des Libertés d’Angleterre“, ce manuscrit de soixante-trois articles garantit, dès le XIIIe siècle, le droit à la liberté individuelle, en limitant l’arbitraire royal et en établissant l’habeas corpus qui empêche, entre autres, l’emprisonnement arbitraire. La Magna Carta est considérée comme “la plus ancienne manifestation […] d’un long processus historique qui a conduit aux règles de légalité constitutionnelle dans les pays anglo-saxons”[1]. A l’occasion de cet anniversaire, la Ruskin School of Art de l’Université d’Oxford et la British Library ont sollicité Cornelia Parker pour imaginer une œuvre réinterprétant ce document fondateur.

L’extrémité supérieure de la tapisserie (photo : British Library, CC BY-SA, via Wikimedia Commons)

Cette artiste anglaise a eu l’idée un peu folle de reproduire en tapisserie la page Wikipédia dédiée à la Magna Carta, à la date de son 799e anniversaire. Pour réaliser ce minutieux et long travail, Cornelia Parker s’est entourée de plus de 200 personnes. L’artiste a ainsi dispersé les 87 fragments de la reproduction de 13 mètres de long de la page Wikipédia au quatre coins du globe, chacun des participants brodant alors un mot, une photographie, un logo, ou une phrase. A l’image de la diversité des contributeurs de Wikipédia, l’artiste a “recruté” ses brodeuses et brodeurs dans des univers très différents : ils sont écrivains, hommes et femmes politiques, musiciens, militants, etc. Mais surtout, la majeure partie de l’œuvre a été brodée par 36 prisonniers, purgeant des longues peines dans 13 établissements différents. Les prisonniers n’étant pas généralement autorisés à accéder à Internet, pour certains d’entre eux, “Magna Carta” était le premier article Wikipédia qu’ils lisaient. Finalement, très peu des participants sont des brodeurs professionnels : quelques membres de l’Embroiderers’ Guild et de la Royal School of Needlework ont œuvré sur les parties les plus délicates (photographies, reproductions, logos). Cornelia Parker a souhaité montrer, au travers de cette diversité, la portée de la Magna Carta et de Wikipédia. Au milieu de tous ces anonymes, certaines personnalités ont elles aussi apporté leur contribution : par exemple, Edward Snowden s’est chargé du mot “liberty”, Julian Assange a brodé “freedom” et Jimmy Wales s’est attelé à “user’s manual”. Quant au journaliste Alan Rusbridger, il a taché le tissu avec son sang en brodant les mots “contemporary political relevance” ‘(“pertinence politique contemporaine”).

Détail de la réintréprétation brodée de la version de 1225, par Ann Carrick et Elaine Dunn (photo : British Library, CC BY-SA, via Wikimedia Commons)

Pourquoi choisir de figer dans une tapisserie des contenus, qui, par essence, sont en perpétuelle évolution ? Cornelia Parker ne souhaite t-elle pas ici nous interroger sur l’héritage que nous laisserons à nos descendants ? Que retiendront-ils des années 2000, dans 10, 50 ou 800 ans ? L’artiste dira de cette œuvre :
J’ai aimé cette idée de saisir un instant et de l’immortaliser. Wikipédia est comme une tapisserie. C’est très subjectif et démocratique, avec de nombreux contributeurs. Tout le monde peut participer.[2]

L'”original” et sa “copie” (photo : British Library, CC BY-SA, via Wikimedia Commons)

La tapisserie sera exposée à la British Library à partir du 15 juin dans le cadre de l’exposition dédiée au 800e anniversaire du manuscrit original, et ce, jusqu’à la fin du mois de juillet. Ceux qui ne peuvent pas se déplacer pour l’admirer pourront profiter d’une numérisation intégrale en haute définition réalisée par la British Library et mise en ligne sur Wikimedia Commons, sous licence Creative Commons[3]. Et pour ceux qui voudraient poser leur pierre à l’édifice, l’article Wikipédia au sujet de l’œuvre[4] n’a pas été encore traduit en français !

[1] Article “Magna Carta“, Wikipédia.
[2] Zoe Craig, “Someone’s Embroidered Magna Carta’s Wikipedia Page“, Londonist, 16 mai 2015.
[3] Reproduction intégrale de “Magna Carta (An Embroidery)” par la Britsih Library (CC BY-SA, via Wikimedia Commons).
[4] Article “Magna Carta (An Embroidery)“, Wikipédia.

par Céline Rabaud
Categories: Histoires wikimédiennes
Aucun commentaire 21/05/2015

Des photographes tous terrains

Aux quatre coins de la France, nos membres photographes travaillent quotidiennement à l’enrichissement des projets Wikimedia. Et nous pouvons dire qu’ils ont du travail ! Afin de les épauler dans cette tache, l’association dispose de différents leviers. Elle équipe notamment les membres en matériel photographique professionnel et aide à l’obtention d’accréditations. Par ailleurs, les sorties photo organisées par Wikimédia France sont l’occasion pour les photographes confirmés de former les plus novices, tout en les intégrant dans l’association et les projets. Certains de nos membres sont photographes dans la vie, d’autres s’adonnent à cette activité régulièrement, comme passion… Mais tous ont en commun cette même envie de donner à voir leurs images au plus grand nombre en partageant leurs travaux sur Wikimedia Commons. Wikimédia France soutient donc toutes les productions photographiques, quelqu’en soit le sujet, le volume et l’importance.  Nous voulons ici mettre à l’honneur trois des photographes les plus productifs.

Par Pierre-Yves Mével - CC BY-SA 3.0

“Pierre-Yves Mevel photographiant Jean-Robert Pitte”, par Claude Truong-Ngoc – CC BY-SA 3.0

Pyb

Wikipédia est très développé dans le domaine du sport. Mais la plupart du temps les articles sont pas ou mal illustrés. Depuis deux ans et demi, je photographie le sportsous toutes ses formes : masculin, féminin, handisport, sports classiques (foorball, rugby, handball, athlétisme, etc.) et des sports méconnus (lutte sénégalaise, chanbara, kin-ball, etc.). En deux ans et demi, j’ai identifié les événements à couvrir, j’ai appris les techniques de la photo de sport, mais aussi les us et coutumes pour se faire accréditer afin d’avoir accès au bord du terrain aux côtés des photographes de l’Equipe et de l’AFP. Je suis devenu accro à la photo de sport, à l’ambiance lors des finales de coupe de France, à ces matchs clés qui se terminent dans la joie pour les uns et la déception et les larmes pour les autres. J’aime avoir quelques secondes pour réussir la photo déterminante.

En 2014 j’ai photographié le meeting d’athlétisme paralympique de Paris. J’étais un peu réticent, mal à l’aise à photographier le handisport. Malgré mes 5 heures sous la pluie sans pouvoir m’abriter, ce fut une expérience marquante. Voici une photo de l’épreuve de saut en longueur. La brésilienne Simplicio da Silva s’élance et est guidée par le son afin de courir droit.

Au cours du gala de lutte sénégalaise au palais omnisport de Paris Bercy, j’ai retrouvé l’ambiance de ce que j’ai vécu lors de mes séjours au Bénin et au Ghana. A l’heure où les sports professionnels français tentent de créer sans grand succès des spectacles, la lutte sénégalaise est un véritable spectacle : sport, danse, musique, gris-gris, marabouts.

Avec le match amical Mali-Ghana à Paris, je découvre l’organisation d’un match amical à Paris. Mais qui l’organise ? Qui délivre les accréditations ? J’ai moins d’une semaine pour obtenir le fameux sésame. Emails, Twitter et Facebook sont des outils très pratique et incontournables dans la photo de sport. J’ai finalement obtenu le 06 grâce au compte Facebook de la fédé malienne et obtenu sans problème (Wikipédia ouvre de nombreuses portes) l’accord pour l’accréditation 24h avant le début de la rencontre. Ce match aura permis d’illustrer 350 articles de Wikipédia, toutes langues confondues.

Par Cyrille BERTIN (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons

“Pyb at work”, par Cyrille BERTIN – CC BY-SA 4.0

Thesupermat

J’ai sérieusement commencé à verser des photos sur Commons à partir de 2010, année où j’ai acheté mon reflex. Etant équipé à peu près correctement, j’ai décidé de demander des accréditations pour des festivals bretons, en vue d’illustrer les articles Wikipédia avec des photos de qualité correcte. J’en ai sollicité plusieurs et le premier à me répondre favorablement (grâce à l’aide de (:julien:), qu’il en soit remercié), a été le festival de musique celtique de Cornouaille de Quimper, en 2010. Depuis, j’ai été accrédité sur plusieurs festivals : festival du bout du Monde (Crozon, Finistère), la fête de l’Humanité, Solidays et pour finir en apothéose en 2014 avec une accréditation pour le plus grand festival de France, les Vieilles Charrues. A ce jour, festivals obligent, j’ai couvert plus de 150 concerts, que ce soit l’artiste local ou la star internationale. En plus de photographier les artistes, une accréditation est aussi le moyen de les croiser dans les coulisses et de voir l’envers du décor. Tout cela n’aurait pas été possible sans l’aide apportée aux photographes par Wikimédia France, que ce soit la mise à disposition de matériel photographique de qualité professionnelle ou un soutien à l’obtention d’accréditations. Mon meilleur souvenir restera le jour où Cali a fait monter les photographes sur scène pour “participer” au show. Se retrouver ainsi face à 20 000 spectateurs procure des émotions indescriptibles.

Ma participation ne se limite pas aux concerts, je suis également accrédité pour des événements liés à l’automobile, que ce soit le Mondial de l’auto, Rétromobile ou encore le salon du deux roues. Ces accréditations sont l’occasion de produire une documentation iconographique nombreuse et variée dans des conditions favorables ; absence de public, véhicules présentés sous leur meilleur jour… En plus de ces salons, je couvre aussi des ventes aux enchères automobiles qui offrent de meilleurs opportunités que les salons car y sont présentés de nombreux véhicules de collections couvrant la production automobile mondiale, avec des véhicules parfois exclusifs, de ses début jusqu’aux années 80-90.

Pour finir car c’est aussi une grosse partie de ma production photographique, je “chasse le monument historique” ! Le concours Wiki loves Monuments y est pour beaucoup. Cela m’a permis, en plus d’enrichir Commons, de découvrir le patrimoine architectural proche de mes lieux de résidence ou de vacances et de le photographier dans les moindres détails. J’ai ainsi versé plus de 1600 photos de détails architecturaux du palais du Louvre sur Commons et il n’est pas rare que je produise plusieurs centaines de clichés dans un enclos paroissial finistérien.

Par Myrabella - CC BY-SA 3.0

“Main de Wikimédien photographiant des mains votives”, par Myrabella – CC BY-SA 3.0

Thomas Bresson

J’ai commençé petit à petit à couvrir certains événements depuis 2007. Mais c’est en 2013, à l’occasion des débats et autres meetings électoraux que j’ai commencé à couvrir des événements de façon intensive. Ainsi, pour l’année 2014, 52 événements ont été couverts par mes soins, quant à 2015, c’est déjà 49 événements qui ont été illustrés… Et l’année n’est pas finie ! Je couvre donc aussi bien des meetings politiques que des événements sportifs ou culturelsDe plus, j’ai réalisé quelques dossiers photographiques sur des lieux précis, notamment le sentier du kilomètre zéro situé dans le sundgau alsacien ou le jardin des papillons à HunawihrPlus récemment, l‘événement le plus intéressant que j’ai couvert récemment était l’éclipse partielle de soleil du 20 mars 2015.
"Views of the CICG during 10th Plenary of the Group on Earth Observations (GEO-X) in Geneva", par Rama - CC BY-SA 2.0

“Views of the CICG during 10th Plenary of the Group on Earth Observations (GEO-X) in Geneva”, par Rama – CC BY-SA 2.0


Mise à jour : Discrètement mais sûrement, le cap des 100 000 fichiers de versés sur Wikimedia Commons grâce au soutien de Wikimédia France vient d’être passé ! Bravo et merci à tous ceux grâce à qui cela a été possible !

par Céline Rabaud
Categories: Wikimedia Commons, Histoires wikimédiennes
Aucun commentaire 11/05/2015

C’est parti pour Wiki Loves Earth !

WLE_Austria_Logo_(transparent).svgPhotographiez la Terre et participez à la mise en valeur du patrimoine naturel. Wiki loves Earth, le concours international qui met la biodiversité à l’honneur sur Wikimedia Commons et Wikipédia a démarré le 1er mai. Rendez­-vous sur wikilovesearth.fr !

Cette troisième édition du concours  Wiki Loves Earth, organisé par le mouvement Wikimedia, a été lancée le 1er mai. Jusqu’au 30 mai 2015, vous pouvez enrichir les articles consacrés à la biodiversité en partageant vos photos.

Une première en France

Organisé pour la première fois en France et simultanément avec 21 autres pays, les photographes amateurs et professionnels sont invités à photographier notre patrimoine naturel protégé et à partager leurs œuvres.

Le territoire français est concerné, via 377 zones allant des parcs nationaux jusqu’aux réserves régionales, englobant ainsi la globalité des paysages et des biotopes variés.

Chacun est donc invité à aller photographier la nature. Ce concours est une manière de sensibiliser les Français à leur propre patrimoine, de créer un lien de proximité avec celui-­ci et de faire connaître les projets Wikimédia au grand public. Les photographies des aires naturelles sont placées sous licence libre (CC­-by­-sa) pour permettre au plus grand nombre d’y accéder gratuitement et légalement via Internet (principalement via l’encyclopédie Wikipédia et sa médiathèque Wikimedia Commons).

Un concours international

Lors de l’édition internationale 2014, ce sont plus de 70 000 photos représentant 15 pays du monde qui ont été mises en ligne. Parmi les pays se trouvait notamment l’Autriche, le Népal ou le Brésil. En Allemagne uniquement, ce sont près de 15 000 photos qui ont été importées !

Pendant l’été, un jury national sélectionnera les dix meilleures photographies de France. Elles rejoindront alors les sélections des autres pays participants pour être visées par un jury international. Le jury international constituera à son tour une sélection des meilleures photographies mondiales.

Envie de participer ?

Vous trouverez toutes les informations sur le site du concours. Pour verser vos photos numériques, rendez-vous sur Wikimedia Commons. N’oubliez pas que vous allez photographier des lieux protégés et fragiles !

Wikimédia France met également à l’honneur chaque jour du mois de mai une photographie soumise dans le cadre du concours, sur son site wikilovesearth.fr et sur les réseaux sociaux.

http://wikilovesearth.fr/post/118102053011/coup-de-coeur-du-jour-premieres-neiges-sur-les

Aucun commentaire 07/05/2015

Prêts, feu, remixez !

En partenariat avec l’Open Knowledge Foundation[1], Wikimédia France ouvre le 9 mai 2015 la 2e édition du Public Domain Remix ! Initié en 2013, ce concours est une invitation à réutiliser et remixer les œuvres appartenant au domaine public. Nous estimons que cette précieuse ressource n’est pas suffisamment valorisée et utilisée : avec cet événement, nous souhaitons montrer en quoi le domaine public est une inestimable source de création dans tous les domaines de l’art et de l’invention. Vous êtes plasticien, vidéaste, sculpteur, photographe, illustrateur ou animateur ? Amateurs ou professionnels, ce concours est pour vous !

En France, une œuvre entre dans le domaine public soixante-dix ans après la mort de son auteur. Une fois ce délai passé, il n’est plus nécessaire de demander une autorisation d’exploitation quelconque. Imaginez les possibilités induites par le domaine public ! Cependant, malgré l’apparente précision du code de la propriété intellectuelle en la matière (et notamment le détail des exceptions : œuvres de collaboration, collectives, anonymes, pseudonymes, posthumes et prorogations de guerre), il n’est pas si simple de déterminer la mise dans le domaine public d’une œuvre. Nos amis de Romaine Lubrique[2] ont par exemple eu quelques difficultés à déterminer les trente et un élus de leur calendrier de l’Avent du domaine public de 2015[3].

Avec le Public Domain Remix, Wikimédia France souhaite continuer à faire découvrir ces artistes, souvent tombés dans l’oubli. Ainsi, la seule contrainte du concours est l’obligation de remixer l’une des œuvres des artistes sélectionnés dans le fameux calendrier de l’Avent. Vous avez de la chance, nous profitons cette année d’une très belle « promotion » ! Pour ne citer qu’eux, vous trouverez dans cette liste des artistes comme Edward Munch, Piet Mondrian, et Vassily Kandinsky… Mais n’hésitez pas à nous faire redécouvrir les vingt-huit autres artistes proposés.

Dans cette même idée, nous avions soutenu en janvier dernier le premier Festival du domaine public[4]. Nous avions notamment noué un partenariat avec l’École supérieure des arts et techniques (ESAT). L’idée était de donner carte blanche aux étudiants pour la création de la charte graphique du festival. Ainsi, nous invitons les participants du Public Domain Remix à suivre l’exemple de Manon Darcel et Lucie Broulou. Ces étudiantes de l’ESAT ont utilisé une œuvre d’André Devambez pour réaliser l’affiche du Festival du Domaine Public. Grâce au domaine public, Le seul oiseau qui vole au-dessus des nuages, peint en 1910, continue à vivre, et ce, au-delà des cimaises du vénérable musée d’Orsay.

Retrouvez toutes les infos sur le Public Domain Remix sur son site dédié
http://publicdomainremix.org/

Public Domain Remix (affiche)
par Céline Rabaud
Categories: Actualité Wikimédia France