Archive

Archives pour la catégorie ‘Wikimédia France’
Aucun commentaire 13/08/2016

Premier Edit-a-thon Toulouse – Montpellier inauguré à Mazamet

Le 30 juillet, les groupes locaux de Toulouse et Montpellier se sont réunis pour une première rencontre après la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Cette première rencontre a eu lieu sous la forme d’un edit-a-thon dans la ville de Mazamet. Les groupes locaux toulousains et montpelliérains se sont donnés rendez-vous le samedi matin à l’office de tourisme pour une excursion photo dans les rues et musées de la ville.

Située aux confins des départements du Tarn et de l’Aude et aux pieds de la montagne Noire et du rocher d’Hautpoul, Mazamet est à équidistance des villes de Béziers et Toulouse. Ville d’environ 10.000 habitants, cette ville a vécu pendant 150 ans de l’industrie du délainage.

Tout au long de la matinée, des conseils pratiques sur la photographie ont été dispensés aux wikimédiens et membres de l’association Montpel’libre venus participer. Puis, après un pique-nique au bord de la rivière, c’est au sein de la médiathèque de Mazamet que les bénévoles ont contribué à des articles liés à la commune (Mazamet, Industrie de Mazamet, Foire de Montagnac et Pézénas). Nous avons aussi profité de  “L’été des régions Wikipédia” pour ajouter des photos prises le matin dans la catégorie Mazamet dans Commons.

Une photo de groupe a conclu cette belle première journée de contribution entre wikimédiens Toulousains et Montpelliérains.

 

 

Aucun commentaire 30/06/2016

Open Content Culturel – conférence à la Gaîté Lyrique

Les enjeux

La valorisation et la diffusion des collections est une préoccupation ancienne des institutions culturelles (musées, galeries, bibliothèques, etc.). Cependant, répondre à ce besoin nécessite des moyens humains et financiers dont elles ne disposent pas toujours.

C’est de ce constat qu’est née la RMN (Réunion des Musées Nationaux). Elle a acquis le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) par décret, le 14 novembre 1990. L’établissement est doté aujourd’hui de trois nouvelles missions : l’accueil du public, l’organisation d’expositions temporaires et la diffusion culturelle autour des expositions et des collections permanentes de 34 musées nationaux.

De par ces missions, elle se trouve en situation de monopole pour la commercialisation des reproductions des œuvres, et ce, quelque soit le support (beaux livres, posters, cartes postales, etc.).

Cet état de fait convenait à toutes les parties, jusqu’à ce que la révolution numérique vienne rebattre les cartes, et introduire un nouvel acteur dans le « jeu », à savoir le grand public.

En effet, celui-ci, avide d’informations et de partage, est au cœur même de la mutation en marche. Il consulte massivement Internet pour obtenir des contenus culturels et s’inscrit dans des processus collaboratifs et de partage pour améliorer l’accès à l’information.

Cet investissement est notamment possible grâce aux dispositions légales permettant un “domaine public” qui comprend des oeuvres qui sont la propriété de tous. Europeana¹ a publié en 2010 la charte du domaine public dont l’un des principes essentiels est le suivant :

Ce qui fait partie du domaine public doit rester dans le domaine public. Le contrôle exclusif des œuvres du domaine public ne peut pas être rétabli en réclamant des droits exclusifs sur les reproductions techniques des œuvres ou en utilisant des mesures techniques ou contractuelles pour limiter l’accès aux reproductions techniques de ces œuvres. Les œuvres qui font partie du domaine public sous leur forme analogique continuent de faire partie du domaine public une fois qu’elles ont été numérisées.”

Ce nouveau contexte rend la RMN désuète et contraint les institutions culturelles à (re)considérer l’outil numérique, notamment du point de vue économique, et tout particulièrement concernant leurs collections relevant de ce domaine public.

Toutefois, une forme d’instinct de survie, ou d’appât du gain (voir des deux), conduit la RMN à maintenir la main mise sur la diffusion des œuvres détenues par les musées, qui ont signé avec elle. Ils ne sont ainsi plus libres de décider de leurs politiques en matière d’Open Data, et ce, même si ce modèle économique n’est clairement plus viable.

Cette absurdité est possible au motif que les principaux établissements publics culturels sont soumis à un régime dérogatoire (loi 78-753 sur les données publiques et son article 11 sur les données culturelles) : ils restent libres d’ouvrir ou non leurs données, une conséquence de la fameuse exception culturelle française. Cette privatisation du domaine public conduit à de nombreuses aberrations.

Quelques exemples :

  • les historiens des estampes font leurs recherches sur des ressources françaises, dans des lieux culturels français, mais ils privilégient des ouvrages étrangers (librement réutilisables) lorsqu’il s’agit d’illustrer leurs publications.
  • Les étudiants (thésards) en histoire de l’art ne peuvent pas publier leurs recherches, seuls ceux qui ont les moyens de payer les droits de reproduction le peuvent.
  • Les professeurs de l’Ecole du Louvre, pour pouvoir illuster leurs cours devraient payer à la RMN des droits qui leur coûteraient dix fois plus cher que ce que leur rapportent leur cours.

 

Les atouts de l’ouverture des contenus culturels

 

Pour les établissements culturels déjà, nous pouvons lister plusieurs pistes :

– l’opportunité de développer de nouveaux produits ou services autour des données publiques culturelles,

– la possibilité de créer une médiation entre les institutions et l’émergence d’un nouveau type d’entreprenariat,

– la création de modèles économiques innovants pour les institutions qui vont générer des moyens supplémentaires et qui vont représenter un levier de croissance pour l’industrie culturelle française.

Pour les pouvoirs publics ensuite, des perspectives enthousiasmantes se dessinent :

– l’impulsion de nouvelles dynamiques dans le secteur du tourisme culturel,

– la modernisation et la dynamisation de l’action publique et l’occasion de repenser le service public,

– la transparence économique.

 

Un exemple, le cas du Rijksmuseum au Pays-Bas

 

Europeana a travaillé avec ce musée depuis 2011 pour rendre les collections d’oeuvres d’art appartenant au domaine public disponibles, en ligne et sans restrictions. Cela a donné lieu à plus de 150 000 images en haute résolution visualisables, téléchargeables, remixables, copiables et utilisables. Dans le cas du Rijksmuseum, seuls 8 000 objets sur 1 000 000 sont accessibles aux visiteurs. En rendant ces images disponibles sans restrictions, leurs portées se sont étendues de façon exponentielle.

Quels ont été les motifs de cette stratégie employée par le musée ?

– Faire le pari que libérer du contenu de qualité va aiguiser l’intérêt du public, et les inciter à venir sur place, plutôt que mettre en danger les revenus potentiels de l’institution.

– Lutter contre la prolifération des représentations numériques non officielles de célèbres peintures sur le web. (Comme les images proviennent d’une source fiable, les bonnes copies numériques ont été rapidement adoptées par les plates-formes de diffusion de savoir en ligne comme Wikipédia, ce qui fait baisser dans le même temps la popularité de représentations non officielles ou de mauvaise qualité.)

– Atteindre les utilisateurs : à ce jour 6 499 images provenant du Rijksmuseum ont été téléversées sur Wikimedia Commons. 2 175 d’entre elles sont actuellement utilisées dans divers articles de Wikipedia. Ces images ont été vues plus de 10 millions de fois. La visibilité est donc accrue pour les oeuvres de l’institution et pour l’institution elle-même.

– Augmenter leurs sources de revenus : le Rijksmuseum a, comme la plupart des musées, une banque d’images où se vendent des copies numériques des images. Lorsque fin 2011, ils ont commencé à libérer des images, ils ont proposé deux tailles à la vente. L’image de qualité moyenne (au format JPG, de 4500x4500px, à ± 2MB) est disponible gratuitement en téléchargement à partir de leur site web, sans aucune restriction. Lorsque l’utilisateur clique sur le bouton de téléchargement, une fenêtre s’ouvre et demande à l’utilisateur de créditer le Rijksmuseum lors de l’utilisation du fichier. Pour de la très haute résolution, 40€ sont demandés. En 2010, quand aucune photo n’était disponible dans des conditions ouvertes, il y avait effectivement moins de revenus qu’en 2011, lorsque le premier jeu a été mis à la disposition. Il est encore plus intéressant de voir qu’en 2012, il y a une augmentation significative des ventes. Cela montre que libérer des images de qualité moyenne au public en 2011 a permis d’avoir un modèle économique viable, et a, en fait, augmenté les ventes d’images.

Le coût des recherches et de la mise à disposition de demandes individuelles d’oeuvres peu connues coûte parfois plus cher que le revenu qui en découle. Du coup, le Rijksmuseum a persévéré dans sa démarche de rendre disponible en résolution suffisante le plus d’oeuvres possibles, et a ainsi choisi de recentrer le travail de ses agents sur la recherche de fonds auprès de fondations artistiques, de manière à numériser de nouvelles collections.

La renommée acquise pour avoir libéré du contenu sans restrictions semble aussi avoir facilité l’obtention de ces subventions. Le Rijksmuseum a ainsi été invité à participer à de nombreuses conférences pour expliquer sa démarche, ce qui a attiré l’attention des médias et de nouveaux publics.

¹ Europeana est une bibliothèque numérique européenne lancée en novembre 2008 par la Commission européenne. Elle est une mise en commun des ressources (livres, matériel audiovisuel, photographies, documents d’archives, etc.) numériques des bibliothèques nationales des 27 États membres. Source Wikipédia
Aucun commentaire 29/06/2016

Day 3: Ce n’est qu’un au revoir

C’est sous une chaleur écrasante que s’est déroulée la troisième et dernière journée de la Wikimania 2016 à Esino Lario. Au programme de ce dimanche 26 juin, questions et réponses à la nouvelle directrice exécutive de la Wikimedia Foundation ainsi que conférences et discussions autour de l’héritage culturel dans le monde par les wikimédiens.

Katherine Maher, nouvelle directrice exécutive de la Wikimédia Foundation a répondu à une série de questions de la part des wikimédiens afin d’évoquer la vision future du mouvement ainsi que la stratégie de la Fondation. Puis c’est un focus sur la Wikimedia Foundation qui a été opéré afin de préciser les différents services et missions que cette dernière propose pour le mouvement.

 

Dans l’après-midi, c’est Jean-Frédéric Berthelot, secrétaire adjoint du conseil d’administration de Wikimédia France, et Philip Kopetzky, membre du conseil d’administration de Wikimédia Autriche, qui ont présenté le projet Wiki Loves Monuments et les évolutions futures de ce projet.

Puis, en fin d’après-midi a eu lieu la traditionnelle cérémonie de clôture de la Wikimania 2016. Ce fut l’occasion de remercier les habitants du village d’Esino Lario ainsi que les organisateurs de cette Wikimania pour leur accueil chaleureux et leur organisation minutieuse. Ce fut aussi l’occasion d’annoncer que la Wikimania 2017 sera notamment organisée par WikiFranca et aura lieu à Montréal au Canada !

 

Comme chaque année, la Wikimania permet un rassemblement de toute la communauté internationale des wikimédiens qui est finalisée par une belle photo de groupe. Aucun doute que cette 12ème édition restera gravée dans les mémoires.

 

Aucun commentaire 26/06/2016

Day 2 : Journée pluvieuse mais fructueuse à la Wikimania 2016

C’est sous une pluie diluvienne qu’ont démarré les conférences, rencontres et ateliers de cette deuxième journée à Esino Lario. Rien n’a pu néanmoins doucher l’enthousiasme des wikimédiens français. Ils ont en effet animé une conférence sur l’importance qu’a pris en France le projet Wiktionnaire, dont nous avions publié l’extraordinaire odyssée il y a quelques articles… Très attendus et largement soutenus par les francophones, c’est avec beaucoup d’énergie que Noé Gasparini, Lucas Lévêque et Benoît Prieur ont détaillé l’engouement qu’il y a eu autour du développement de ce projet en France et ses retombées positives, notamment dans les médias.

27836454301_2b3f090fb3_q

Sebastiaan ter Burg (CC-BY-2.0)

En fin de journée, s’est tenu un meeting réunissant les directeurs exécutifs des chapitres Wikimédia,  auquel Nathalie Martin a participé pendant qu’une autre réunion se tenait avec l’ensemble des présidents des organisations affiliées au mouvement, à laquelle Emeric Vallespi  à participé, afin d’aborder divers sujets liés à l’amélioration des échanges de bonnes pratiques entre les chapitres et dans le mouvement, et à la rencontre avec la nouvelle Directrice Exécutive de la Wikimedia Foundation. Enfin, dans la continuité du travail entrepris suite à la Wikimania 2015 à Mexico, Anne-Laure Prévost a participé à la réunion du groupe de travail ‘Partnerships and Resource Development’ afin d’enrichir l’espace dédié aux récits d’expérience et aux bonnes pratiques des chapitres en terme de partenariats.

 

Cette journée s’est conclue par un concert sur la place principale du village. On se retrouve encore demain pour faire le point sur le troisième  et dernier jour de cette Wikimania 2016.

Aucun commentaire 25/06/2016

Day 1: un démarrage sur les chapeaux de roues pour Wikimania 2016 !

C’est à Esino Lario près du lac de Côme en Italie que la 12e édition de Wikimania se déroule. Des annonces et rencontres pimentées ont été à l’ordre du jour.

Après deux jours de pré-conférence, notamment technique avec la tenue du traditionnel hackathon, ce jeudi 24 juin a vu le lancement de la Wikimania 2016. À cette occasion, Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, a pris la parole pour annoncer l’élection de Christophe Henner, ancien président de Wikimédia France, comme membre et président du conseil d’administration de la Wikimédia Foundation pour une durée de 3 ans. À la suite de son intérim, Katherine Maher a été nommée directrice exécutive de la Wikimedia Foundation. Ces annonces officielles ont été suivies d’une inspirante présentation de l’impact positif de la Wikimania 2016 sur Esino Lario, par Catherine de Senarclens, membre du conseil municipal du village. Jimmy Wales s’est d’ailleurs vu remettre les « clefs du changement » par le maire de la ville pour clore cette séance.

Du “coolest project” aux enjeux de la confidentialité comme frein à l’accès à la connaissance, c’est un programme riche qui est proposé aux 1000 wikimédiens accueillis par les habitants d’Esino Lario. C’était aussi l’occasion pour tous les francophones de se retrouver lors du Meetup de fin de journée et d’échanger sur les projets en cours et à venir. À ce titre, un zoom sur la première Wikiconvention Francophone, qui se déroulera du 19 au 21 août à Paris, a été fait par Pierre-Yves Beaudouin (les inscriptions sont ouvertes, pour rappel !).

Les Wikimédiens francophones pris en photo par Pierre-Selim (CC-BY-SA 4.0)

Les Wikimédiens francophones pris en photo par Pierre-Selim (CC-BY-SA 4.0)

Rendez-vous demain pour un nouveau point autour de la deuxième journée
à Esino Lario ! Vous pouvez aussi suivre le fil twitter #Wikimania2016 et le compte @WikimaniaEsino pour plus d’informations.

Crédits photo galerie : Niccolò Caranti – CC-BY-SA 4.0

par Anne-Laure Prévost
Categories: Projets Wikimedia, Actualité Wikimédia France, Wikifranca