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Archives pour la catégorie ‘Wikisource’
Aucun commentaire 07/11/2014

Victor Segalen, ou comment voyager de Brest jusqu’en Chine en passant par les Iles de la Société

Voyage à travers la francophonie

Durant le mois d’octobre 2014 a eu lieu le mois de la contribution francophone. Cet événement regroupe une série d’ateliers et d’événements organisés en octobre à travers toute la francophonie et qui a pour but d’enrichir les projets Wikimédia en français, de permettre aux contributeurs locaux de se rencontrer, de tisser des liens avec des institutions telles que les bibliothèques et les universités ou encore d’augmenter la visibilité médiatique des projets Wikimédia grâce à une mobilisation internationale.
Cette année, des contributeurs de 11 pays ont donné rendez-vous au grand public pour mieux appréhender la culture du libre et la contribution sur les projets Wikimédia. Des ateliers ont ainsi été organisé au Burkina Faso, en Tunisie, en République Tchèque, en Inde…
En France, près de 21 villes ont accueilli une action liée aux projets Wikimédia dans le cadre du mois de la contribution : un succès !
Afin de permettre à tous de s’approprier les projes Wikimédia, les contributeurs étaient libres de mettre en place l’action qu’ils désiraient. Ainsi des sorties photos ont été organisé mais aussi des ateliers de découvertes, des wikipermanences, des formations, des ateliers de contribution…
Bravo à tous les wikimédiens impliqués dans ce projet !
Chaque semaine jusqu’à fin novembre, retour sur des actions en France à cette occasion… et nous démarrons par Brest !
Article sur l'action menée à Brest

Article sur l’action menée à Brest

Victor Segalen s’élève dans le domaine public

Gaëlle, référente du groupe local de Brest, a proposé aux wikimédiens et aux contributeurs locaux une approche thématique. Il se trouve que l’œuvre de Victor Segalen est récemment entrée dans le domaine public. Le passage des oeuvres de Victor Segalen dans le domaine public était un cas d’école, car ce n’est pas 70 ans après la mort de l’auteur que le domaine public s’est appliqué !  Il n’en fallait pas moins pour que le groupe local de Brest se retrouve près de six fois durant le mois d’octobre pour aller chercher des sources et les utiliser pour améliorer les projets Wikimédia. Ont donc été organisés successivement :
  • Une rencontre conviviale entre Wikipédiens ouverte à tous le lundi 6 octobre
  • Un atelier Wikisource le vendredi 17 octobre à la Cantine sur Victor Segalen
  • Des Wikipermanences les jeudis 9, 16, 23 et 30 octobre à entièrement consacrées à l’œuvre de l’artiste
Et voici une partie du résultat :
Couverture - Georges-Daniel de Monfreid [Public domain], via Wikimedia Commons

Couverture – Georges-Daniel de Monfreid [Public domain], via Wikimedia Commons

Aucun commentaire 17/09/2012

Open GLAM : recommandations pour l’ouverture des données et des contenus culturels

Depuis maintenant plusieurs années, Wikimédia France est très active dans les projets d’ouverture et de diffusion des contenus culturels.


Livre enchaîné

Ouvrons les données et les contenus culturels !
(Michail Jungierek, CC-BY-SA)

Depuis les premiers partenariats de 2009-2010 avec des institutions telles que la Bibliothèque nationale de France, les institutions culturelles de la ville de Toulouse, et ensuite le château de Versailles, le musée de Cluny etc., nous œuvrons pour que les institutions saisissent l’incroyable opportunité d’ouvrir leurs contenus, de mettre en valeur le domaine public, de faire circuler leurs richesses pour le plus grand bénéfice de tous. Les projets Wikimédia sont pour nous un vecteur privilégié de cette ouverture, mais c’est essentiellement l’ouverture que nous souhaitons, d’abord et avant tout.

Pourtant, malgré un certain nombre de succès et un travail important, les conditions d’une réelle ouverture ne sont pas encore réunies en France, et le patrimoine culturel est largement freiné dans sa diffusion par des incertitudes juridiques, des pratiques d’appropriation du domaine public et plus généralement une frilosité due à un manque de connaissance des aspects positifs d’une ouverture des contenus.

C’est pourquoi nous avons travaillé, depuis le mois d’avril dernier, avec l’Open Knowledge Foundation et un groupe de professionnels des institutions culturelles et de personnes versées dans les problématiques du droit d’auteur et des questions d’ouverture des données et contenus culturels. Notre travail s’est attaché à analyser la situation existante dans les institutions, à identifier les principaux points de blocage à l’ouverture, et à proposer un certain nombre de solutions permettant de lever ces blocages et de favoriser une large ouverture et réutilisation de notre patrimoine culturel.

Le résultat de ce travail est synthétisé dans un rapport destiné à être largement diffusé, soutenu, et envoyé à Aurélie Filipetti, ministre de la Culture et de la Communication, ainsi qu’à ses services, pour initier un dialogue constructif sur l’ouverture des contenus culturels.

Lisez et soutenez le rapport Open GLAM sur donneeslibres.info !

 


un commentaire 28/03/2012

Osez corriger des manuscrits sur Wikisource avec les Archives départementales des Alpes-Maritimes !

Une expérience intéressante se déroule depuis le mois de janvier sur Wikisource : une petite équipe d’apprentis paléographes, sous la direction d’Hélène Cavalié, directrice adjointe des Archives départementales des Alpes-Maritimes, œuvre à mettre en ligne et transcrire des manuscrits du XVIIIe siècle.

L’idée est venue d’un fonds de visites pastorales conservé aux archives, qui mérite amplement d’être valorisé tant il est riche d’informations et de descriptions sur les villages et la vie des diocèses de Vence et Grasse. Comment faire efficacement et intelligemment cette transcription ? Eh bien… sur Wikisource !

Exemple de manuscrit des Archives des Alpes-Maritimes sur Wikisource

Wikisource est la « bibliothèque libre » des projets Wikimédia. Elle a pour ambition de proposer des textes dans le domaine public ou publiés sous licence libre. Les livres sont numérisés, OCRisés et ensuite corrigés manuellement et collaborativement afin d’en supprimer les coquilles et erreurs de mise en page. Au final, le lecteur a à sa disposition un texte librement diffusable et interrogeable notamment en recherche plein-texte, ce qui est précieux pour quantité d’usages. Wikisource existe en une soixantaine de langues différentes et la version francophone compte à ce jour plus de 80 000 textes disponibles, corrigés, en cours de correction ou non encore corrigés.

Les Archives départementales des Alpes-Maritimes sont les premières en France à utiliser Wikisource comme outil et plate-forme de publication et valorisation de leurs archives manuscrites. Le travail avance au rythme des corrections, quelques contributeurs aguerris de Wikisource gardant un œil bienveillant et aidant sur les contributions des nouveaux arrivants. Wikimédia France a apporté une aide au démarrage, pour conseiller techniquement et présenter le projet à la communauté des contributeurs de Wikisource.

On trouvera sur la Tribune des Archives, qui présente un premier « retour d’expérience » très positif, toutes les clés pour que d’autres archives se lancent sur Wikisource, et on ne peut qu’espérer que ce premier projet en appelle d’autres ! Que les amateurs de manuscrits se lancent sur ce beau projet, et qu’ils rejoignent les amateurs d’imprimés pour offrir toujours plus de textes libres et aisément réutilisables.

Comme pour tous les projets Wikimédia, la règle c’est : n’hésitez pas !

Liens utiles

par Adrienne Alix
Categories: Projets Wikimedia, Wikisource
19 commentaires 23/01/2012

Des œuvres du domaine public de nouveau soumises au copyright aux États-Unis

Mercredi, alors que la protestation d’internet contre le projet de loi SOPA battait son plein, la Cour Suprême des États-Unis a rendu son verdict dans l’affaire Golan v. Holder, une décision lourde de conséquence faisant retomber des œuvres sous la protection des droits d’auteurs alors qu’elles étaient précédemment considérées comme étant dans le domaine public.

Rythme - Robert Delaunay

Rythme - 1932 - Robert Delaunay (1885 - 1941). Cette œuvre quitte le domaine public aux États-Unis.

 

Si depuis deux siècles la durée du droit d’auteur n’a cessé d’augmenter, passant de quelques années après la création de l’œuvre à ces 70 ans après la mort de l’auteur (qui font que viennent tout juste de passer dans le domaine public les œuvres des auteurs morts en 1941), une constante demeurait : une œuvre entrée dans le domaine public le restait. Elle devenait alors libre de réutilisation, d’adaptation, de diffusion. Elle entre dans le bien commun de l’humanité.
Cette décision de justice vient contredire ce point, faisant repasser sous copyright des milliers d’œuvres considérées comme étant dans le domaine public, au regret de nombreux artistes et défenseurs du domaine public.

Quelques explications :

 

La Convention de Berne et l’Uruguay Round Agreements Act

 

La Convention de Berne est un traité régissant la protection des œuvres au niveau international. En 1989, les États-Unis ont rejoint la Convention de Berne par l’entrée en vigueur du Berne Convention Implementation Act of 1988. Cette convention fixait l’entrée dans le domaine public à 50 ans minimum après la mort de l’auteur.

En 1994, suite au cycle d’Uruguay (Uruguay Round, dernier des cycles de négociations internationales ayant eu lieu dans le cadre de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce [GATT]), entrait en vigueur aux États-Unis le Uruguay Round Agreements Act (URAA). Cette loi apportait les dernières modifications au Copyright Act, nécessaires pour l’entrée au sein de la Convention de Berne, essentiellement sur la protection des œuvres originaires d’autres pays.

Dans le cadre de ce traité, par la section 514, le Congrès des États-Unis a accordé une protection par copyright aux œuvres étrangères qui relevaient de fait du domaine public, si ces œuvres étaient encore protégées par le droit d’auteur du pays d’origine lors de l’entrée en vigueur de l’URAA, le 1er janvier 1996.

C’est ainsi que des millions d’œuvres ont vu leur protection par copyright restaurée aux États-Unis.

 

Critiques et contestation

 

Cette décision a été vivement critiquée. En 2004, des membres de la société civile qui dépendaient de ce domaine public pour vivre − chefs d’orchestre, enseignants, interprètes, archivistes et distributeurs − l’ont contestée devant les cours, arguant que le Congrès avait outrepassé son pouvoir, et que sa décision allait à l’encontre de la Constitution des États-Unis.

L’affaire a fini par arriver devant la Cour Suprême des États-Unis, avec le soutien de nombreuses parties, notamment la Wikimedia Foundation, hébergeur des projets Wikimédia.

Mercredi, la Cour a rendu son verdict et a confirmé la décision du Congrès, affirmant que celle-ci ne violait ni la Copyright Clause, ni le Premier Amendement.

 

La_Place_Saint-Michel, Eugène Galien-Laloue

La Place Saint Michel - 1941 - Eugène Galien-Laloue (1854–1941). Cette œuvre quitte le domaine public aux États-Unis.

Des implications morales et économiques

 

Au fil des ans, la durée de protection par le droit d’auteur n’a cessé d’augmenter. Aux États-Unis, le Congrès l’a étendue à 19 reprises en deux siècles, ce qui n’est pas l’apanage des États-Unis : l’Union Européenne et les pays qui en font partie ont fait passer diverses lois et directives aux mêmes visées d’allongement de la durée de protection des œuvres.
Chacune de ces lois a fait reculer le domaine public, mais une constante restait : ce qui entre dans le domaine public y reste définitivement. L’URAA est allée plus loin. Pour la première fois de l’histoire des États-Unis, le domaine public a été diminué : des œuvres en ont été arrachées.

Cette décision place également les réutilisateurs d’œuvres dans une situation délicate : si l’exploitation d’œuvres du domaine public n’est soumise à aucune restriction, un domaine public changeant est synonyme d’insécurité juridique. Ainsi, si Lawrence Golan, chef d’orchestre et principal requérant de l’affaire pouvait librement interpréter Pierre et le Loup de Prokofiev, l’URAA est venue changer la donne.

 

Durée de protection et influence sur les projets Wikimedia

 

Avec l’URAA, les États-Unis ont protégé des œuvres étrangères « pour la durée de protection restante dont l’œuvre aurait bénéficié si elle n’était jamais passée dans le domaine public aux États-Unis ». Or, la loi des États-Unis donne aux œuvres publiées entre 1924 et 1978 une protection de 95 ans après la date de publication. Cela provoque des situations absurdes : les États-Unis ne reconnaissant pas la « règle du terme le plus court », ces œuvres ont beau entrer dans le domaine public dans leur pays d’origine, elles restent protégées aux États-Unis.

Or, les projets Wikimedia doivent être en conformité avec la loi des États-Unis, où ils sont hébergés. La communauté des projets, qui a au fil des années développé une connaissance pointue en matière de droit d’auteur, discute de la marche à suivre ; et s’apprête donc à supprimer des milliers d’œuvres pourtant passées dans le domaine public dans leur pays d’origine des différents projets Wikimédia.

Les exemples sont légion. Gandhi étant mort en 1948, ses écrits sont dans le domaine public depuis 2008 (durée de protection de 60 ans après la mort de l’auteur en Inde) ; mais ceux publiés après 1923 restent protégés aux États-Unis, et ne peuvent aller enrichir Wikisource. Il en va de même des dernières œuvres de Gaston Leroux ou de Rudyard Kipling, de Freud ou de Federico Garcia Lorca.

Les projets Wikimedia ont pour vocation de donner accès à l’ensemble des connaissances humaines. Ils constituent certains des plus importants viviers du domaine public : la médiathèque Wikimedia Commons en héberge plus d’un million d’œuvres, Wikisource est largement constituée d’œuvres littéraires sous ce régime, le Wiktionnaire s’est abondamment bâti sur des dictionnaires du domaine public…

Le 26 janvier prochain, Wikimédia France aura à cœur de célébrer la journée du domaine public. Le cœur à la fois en liesse d’accueillir ces nouvelles œuvres, et serré de constater les assauts subis contre cette richesse commune.

2 commentaires 30/11/2011

Il y a urgence

Traduction d’un essai d’emijrp publié le 24 octobre 2011.

Emilio (User:emijrp) contribue à Wikipédia depuis août 2005, il y est notamment dresseur de robot, et participe à la catégorisation du savoir. Ce texte est adapté de son essai There is a deadline (« Il y a urgence »), dont le titre fait écho à un précédent essai intitulé There is no deadline Il n’y a pas d’urgence »).

Cet essai ne représente que les opinions de son auteur.

La cathédrale de la Trinité à Saint-Pétersbourg pendant l’incendie de 2006

La cathédrale de la Trinité à Saint-Pétersbourg pendant l'incendie de 2006.
(Oleg Syromiatnikov, CC-BY-SA)

Chaque jour, des pans entiers de la connaissance sont perdus à jamais, dont aucune trace ne subsiste. Lorsqu’une catastrophe naturelle s’abat quelque part ou qu’une guerre éclate, beaucoup de bibliothèques, archives, musées, monuments, bâtiments de valeur, incunables et objets uniques sont détruits.

De nombreux exemples en attestent, antérieurs à l’existence de Wikipédia. La bibliothèque disparue d’Alexandrie, les encyclopédies chinoises perdues, les églises, monastères, couvents et blibliothèques ravagées lors de la guerre civile espagnole1, l’incendie des chambres fortes de la 20th Century Fox qui détruisit tous les négatifs des films tournés avant 19352, les centaines de bibliothèques et d’archives bombardées et brûlées durant la Seconde Guerre mondiale3,4, les plus de 6000 monastères tibétains dévastés au cours de la Révolution culturelle chinoise, dans lesquels se trouvaient des sculptures, tapisseries et manuscrits uniques5, la bibliothèque nationale et universitaire de Bosnie-Herzégovine bombardée et réduite en cendres avec ses milliers de textes irremplaçables6, pour n’en citer que quelques-uns.

Depuis la création de Wikipédia, la destruction du savoir s’est poursuivie au moins autant qu’avant. La Bibliothèque nationale d’Irak ainsi que d’autres lieux dépositaires de la culture ont été pillés et brûlés lors de l’invasion de l’Irak de 20037, le Tsunami de 2004 dans l’océan Indien a endommagé, voire totalement détruit, les bibliothèques et les archives de plusieurs pays, la majeure partie du patrimoine d’Haïti a été touchée ou anéantie par le tremblement de terre de 20108, de la même manière qu’au Chili suite au séisme de 2010. Récemment, le Musée égyptien du Caire a été pillé au cours de la révolution égyptienne de 20119.

Autodafé de livres à Berlin le 10 mai 1933

Autodafé de livres à Berlin le 10 mai 1933.
(Domaine public)

Mais les guerres et les catastrophes naturelles ne sont pas les seules à menacer le savoir, ainsi que l’ont prouvé l’incendie de la Bibliothèque de la duchesse Anna Amalia en 200410 ou l’effondrement de l’immeuble qui hébergeait les archives de la ville de Cologne en 200911.

Ces événements font à chaque fois disparaître d’importants témoignages de la connaissance humaine, et parfois des patrimoines culturels entiers. Aujourd’hui, de nombreuses langues dans le monde sont en danger.

Par ailleurs, des centaines de sites sont fermés chaque jour sur Internet, la durée de vie moyenne d’une page web n’étant que de soixante-dix-sept jours12. Ces sites sont utilisés dans bien des cas en tant que références sur Wikipédia, mais bien que des projets tels qu’Internet Archive ou WebCite et des groupes de bénévoles comme ceux d’Archive Team13 fassent des copies de sauvegarde de certains d’entre eux, beaucoup d’autres sont définitivement perdus.

Crapaud doré (Incilius periglenes).

Crapaud doré (Incilius periglenes), espèce désormais éteinte.
(Charles H. Smith / U.S. Fish and Wildlife Service, domaine public)

Wikipédia et ses projets frères peuvent et doivent contribuer à sauver toutes ces formes du savoir, par la création d’articles encyclopédiques, le téléversement d’images sur Wikimedia Commons, la préservation des langues au sein du Wiktionnaire ou encore la transcription de livres dans Wikisource. Des événements tels que Wiki Loves Monuments peuvent permettre d’immortaliser des monuments à travers le monde avant qu’ils ne soient dégradés ou détruits, mais l’édition 2011 ne couvrait que des pays européens14. Il faut d’urgence un Wiki Loves Monuments mondial.

Il y a urgence. C’est une bataille contre le temps.

Notes

  1. [^] El martirio de los libros: una aproximación a la destrucción bibliográfica durante la Guerra Civil (archivé sur WebCite).
  2. [^] $45,000 Fire Drives Families From Homes in Little Ferry », Bergen Evening Record, 9 juillet 1937, p. 1 ; cité par Richard Koszarski in Fort Lee: The Film Town, Indiana University Press, 2005, p. 339–341.
  3. [^] It Has Been Done Before! Reconstituting War-Ravaged Libraries (archivé sur WebCite).
  4. [^] Aftermath of the Warsaw Uprising, Planned destruction of Warsaw et Polish culture during World War II.
  5. [^] Tibetan monks: A controlled life (archivé sur WebCite).
  6. [^] Erasing the Past: The Destruction of Libraries and Archives in Bosnia-Herzegovina (archivé sur WebCite).
  7. [^] Photographies de la Bibliothèque nationale d’Irak (août 2003).
  8. [^] Haiti Cultural Recovery Project (copie archivée sur Wayback Machine).
  9. [^] Breaking: Images of Egyptian Museum Damage -UPDATE 34- King Tut Objects Damaged? (archivé sur WebCite).
  10. [^] Hilfe für Anna Amalia (archivé sur WebCite).
  11. [^] Archive Collapse Disaster for Historians – Spiegel Online International (archivé sur WebCite).
  12. [^] Internet Archive - Foire aux questions (archivé sur WebCite).
  13. [^] Site Archive Team (archivé sur WebCite).
  14. [^] Wiki Loves Monuments 2011 - Site web européen (archivé sur WebCite).