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Archives pour la catégorie ‘Wikimedia Commons’
2 commentaires 03/04/2011

Partenariat de Versailles et photographies libres

La Wikimobile dans la cour du Château de Versailles.

La Wikimobile dans la cour du Château de Versailles.
(Fanny Schertzer, CC-BY-SA)

Benoît Evellin (Utilisateur:Trizek sur les projets Wikimedia) est en résidence au Château de Versailles depuis le 14 février et pour une durée de six mois. Son travail consiste notamment à coordonner des projets entre des contributeurs de Wikipédia et le Château. Le week-end des 26 et 27 mars, Fanny et moi avions prévu de venir sur Paris pour manger dans un restaurant finlandais avec nos collègues du Raid Paris-Cap Nord. Sachant Benoît à Versailles, nous avons monté un mini-projet de prises de vues photographiques. En voici un petit compte-rendu.

Le Château de Versailles a fait le choix de s’ouvrir vers le web collaboratif, cela passe notamment par cette présence de Benoît. Néanmoins c’est une très grosse machine (plus de 800 employés pour faire vivre tout ça), ainsi une certaine conscience professionnelle est nécessaire (rigueur, respect, précision, curiosité, etc.)

Acte 1 : Proposition, prise de contact

Dans un premier temps, nous avons fait connaitre nos disponibilités à Benoît. Nous lui avons proposé le vendredi 25 mars. En effet, de telles prises de vue demandent un peu de personnel du musée pour agir, un jour de semaine est plus opportun en ce sens. Nous avons ensuite ciblé des choix de choses à photographier (Petit Trianon et Petit appartement du roi). On transmet la demande à Benoît et le Château répond favorablement.

Acte 2 : Arrivée à Versailles, accueil :

Nous arrivons donc à Versailles vendredi matin. Nous y sommes accueillis par Benoît et Maïté, une collègue de Benoît. Nous avons beaucoup appriécié cet accueil. Le personnel, et particulièrement Maïté, a été très sympa avec nous. Il y a vraiment eu un échange mutuel. Des questions sur Wikipédia d’un coté, des questions sur le Château et ses activités de l’autre. Bref, très enrichissant. Le programme de notre tournage a été arrangé pour que nous fassions nos photos hors des visites touristiques, ainsi nous avons pu travailler dans des pièces vides. Merci !

Acte 3 : Prise de vues

Prise de vue « aérienne » au Cabinet des dépêches.

Prise de vue « aérienne » au Cabinet des dépêches.
(Trizek, CC-BY-SA)

Nous avons principalement fait de la photo d’intérieur. Ce sont des conditions d’éclairement spécifiques. Nous n’aimons pas faire de la photo au flash et de toutes façons vu les mesures de protection des pièces, le flash est à proscrire. Il faut donc travailler en basse lumière et sans flash.  Premier constat, le trépied est obligatoire. Sans cela il est quasi impossible de travailler. Autre chose, de nombreux objets sont protégés sous des parois transparentes en verre ou en plexiglass. Il faut travailler en faisant attention aux reflets, c’est passé plusieurs fois par le fait de fermer les volets et travailler dans l’obscurité avec de très longs temps de pose. La nécessité du trépied est encore flagrante ici.

Nous avons aussi testé une technique photo assez peu commune. Dans le Cabinet des Dépêches on trouve des tableaux en hauteur, comme le montre la photo ci-contre. Prendre les photos depuis le sol introduirait des déformations sur les clichés. Nous avons fixé l’appareil photo sur le trépied, j’ai porté le trépied pour mettre l’appareil devant le tableau. Fanny s’est occupé du déclenchement avec la télécommande. Ce n’est pas évident à faire, il faut penser travailler avec des temps de pose très rapides afin de s’affranchir des problèmes de mouvement de l’appareil dus au trépied tenu à la main. Bref, compliqué mais ça marche.

Acte 4 : Postraitement et bilan

Bibliothèque de Louis XVI dans le Petit Appartement du Roi.

Bibliothèque de Louis XVI dans le Petit Appartement du Roi.
(Fanny Schertzer, CC-BY-SA)

C’est le travail le plus chronophage, on est plein dedans. L’éclairage n’étant pas optimal il y a beaucoup de choses à corriger sur les photos. Nous conseillons vivement de faire les photos en .raw plutôt qu’en .jpg afin de pouvoir faire du retraitement plus propre derrière.

Vous pouvez trouver quelques photos dans la catégorie Commons qui va bien. Ca va prendre encore quelques jours mais on avance. Dans ce travail, il y a aussi à faire attention aux licences utilisées. Certaines photos comme celle ci-contre demandent un certain travail du photographe, savoir ou se placer gérer la lumière, etc. Une licence Creative Commons By SA se justifie dans un tel cas.

Tableau d'auteur inconnu dans le Cabinet des Dépêches.

Tableau dans le Cabinet des Dépêches.
(Auteur inconnu, domaine public.
Photographie par Ludovic Péron, CC0)

Ensuite, il y a les photos de tableaux. Ces tableaux sont dans le domaine public, car leur auteur est mort depuis plus de 70 ans. Nous réalisons des reproductions fidèles de ces tableaux, le domaine public est la licence adéquate, voir PD-Art. Petit exemple ci-contre.

Résumé

Versailles c’est comme Wikipédia, N’hésitez pas ! Pensez à cibler les besoins, proposez un projet à Benoît à l’avance. Et voilà. À votre tour !

Crédit des illustrations

  • La Wikimobile dans la cour du Château de Versailles.  Photo de Fanny Schertzer sous CC By SA
  • Prise de vue “aérienne” au Cabinet des dépêches. Photo de Trizek sous CC By SA
  • Bibliothèque de Louis XVI dans le Petit Appartement du Roi. Photo de Fanny Schertzer sous CC By SA
  • Tableau d’auteur inconnu dans le Cabinet des Dépêches. Tableau sous domaine public.
un commentaire 03/02/2011

Wikipédia et Wikimedia Commons utilisés par l’Encyclopédie de la Vie

Un ouvrage constitué d’articles de Wikipédia validés par l’Encyclopedia of Life.

Un ouvrage constitué d’articles de Wikipédia validés par l’Encyclopédie de la Vie.
(Guillaume Paumier / Wikimedia Commons & Peter Wallack, CC-BY-SA)

L’Encyclopédie de la Vie (Encyclopedia of Life — EOL) est un projet né en février 2008 ambitionnant de documenter l’ensemble du vivant et les 1,8 millions d’espèces actuellement connues. Il s’agit d’une encyclopédie collaborative à laquelle tout le monde peut participer et encadrée par des experts, diffusée sous les termes d’une licence de contenu libre (pour l’essentiel). EOL agrège des données issues de partenaires scientifiques, tels que l’Union internationale pour la conservation de la nature, FishBase ou le Catalogue of Life. Les contenus inclus sont ensuite validés par des conservateurs de EOL, des experts de leur domaine.

EOL inclut automatiquement les articles de la Wikipédia en langue anglaise et les ressources multimédia de Wikimedia Commons. Les notices Wikipédia sont au départ marquées d’un liseré jaune, indiquant que le texte est en attente de validation. Les conservateurs ont des consignes spécifiques pour les contenus de Wikipédia. Ils marquent ainsi l’article comme « valide » (trusted) s’il ne contient par d’informations incorrectes, « invalide » (untrusted) si des informations erronées ont été trouvées, ou « inapproprié » (inappropriate) si l’article ne doit pas être inclus dans EOL. Les conservateurs sont encouragés à corriger directement les articles et à intégrer ce contenu dans EOL.

Ces données de validation sont publiques et accessibles via un flux Atom. Cet historique indique qu’en 2010, sur 242 articles vérifiés, 143 ont été marqués comme « valides », 32 comme « invalides » et 57 comme « inappropriés ». Un Wikimédien a utilisé ces données pour compiler un ouvrage avec les articles validés par EOL.

Ce projet est à l’avantage des deux parties : l’Encyclopédie de la Vie enrichit ses notices d’espèces en utilisant les contenus de Wikipédia souvent bien développés. Wikipédia en est forte de l’approbation des relecteurs de confiance d’EOL, ce qui est utile tant aux lecteurs qu’aux rédacteurs. Ce que les relecteurs ne valident pas, ils sont encouragés à le corriger sur Wikipédia.

− Erik Moeller, Wikimedia Foundation Deputy Director

Ceci est assurément un partenariat gagnant-gagnant. EOL se dédie a fournir un accès structuré à des informations de confiance sur la biodiversité, à travers notre réseau de partenaires de contenu et nos conservateurs, et des articles Wikipédia relus peuvent constituer une formidable passerelle vers ces informations.

− Bob Corrigan, EOL Product Manager & Acting Deputy Director

Ce partenariat avec cet éminent projet scientifique est donc intéressant pour plusieurs raisons. D’abord, des experts relisent les contenus et attestent de la qualité de Wikipédia, et sont encouragés à améliorer eux-mêmes les articles. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des scientifiques se montrent très favorables à l’encyclopédie libre. Ensuite, c’est un autre exemple de réutilisation des contenus des projets Wikimedia, qui sont précisément disponibles sous les termes d’une licence de contenu libre pour cela.


Ce billet est en partie une traduction de Encyclopedia of Life curates Wikipedia’s species articles, écrit par Erik Moeller et publié sur le blog de la Wikimedia Foundation sous licence CC-BY.

3 commentaires 14/01/2011

Huit millions de fichiers dans la médiathèque libre Wikimedia Commons !

Alors que nous passons le cap de 2011, Wikimedia Commons vient de passer celui des huit millions de fichiers. L’occasion de revenir sur ce projet et sur les événements majeurs qui en ont marqué l’histoire cette année.
Lire la suite…

Aucun commentaire 28/12/2010

Les monuments nationaux sur Wikipédia : bilan de Wiki Loves Monuments

Le moulin Etersheimer Braakmolen

Wiki Loves Monuments est la suite spirituelle d’un projet de recensement sur Wikipédia de tous les moulins des Pays-Bas.
(M.arjon, CC-BY-SA)

Au mois de septembre s’est déroulé aux Pays-Bas un rallye photographique baptisé « Wiki Loves Monuments ». Organisé par Wikimedia Nederland, le chapter néerlandais, le but était de photographier les rijksmonumenten, l’équivalent aux Pays-Bas des monuments historiques, reconnus pour leur intérêt esthétique, scientifique, historique ou culturel.

Un long travail a été réalisé en amont sur la Wikipédia en néerlandais. Des bénévoles ont compilé des listes exhaustives des 60 000 monuments, classés par province et par commune. Ils ont bénéficié de l’aide du Rijksdienst voor het Cultureel Erfgoed, l’agence gouvernementale en charge de la protection du patrimoine. La date a été choisie pour correspondre aux journées européennes du patrimoine, afin de profiter de l’ouverture exceptionnelle de sites habituellement fermés au public.

Pour être éligibles au concours, les photographies devaient être publiées selon les termes d’une licence libre permettant leur réutilisation par tous. Ensuite, chaque photo devait être accompagnée du numéro d’identification du monument dans le catalogue institutionnel. Cette identification a pu servir de base à des processus automatiques se chargeant du classement de la photographie et de son association à des métadonnées descriptives, notamment la géolocalisation. Ces éléments donnent une cohérence et une grande qualité documentaire au corpus ainsi constitué.

La photographie lauréate : le Vijzelstraat 31 à Amsterdam

L’un des 1371 monuments photographiés par le gagnant du prix de la quantité, également lauréat de la qualité.
(Rudolphous, CC-BY-SA)

Cette compétition amicale a mis en lice 235 photographes, et plus de 12 500 photographies ont été versées sur Wikimedia Commons. 7 854 monuments distincts ont été photographiés, amenant le nombre de rijksmonumenten documentés à 20 000. Ainsi, au delà du simple nombre de photographies, c’est la couverture du sujet par Wikipédia qui a été décuplée.

La compétition proposait deux prix. Le « prix de la quantité » récompense le plus grand nombre de monuments photographiés. Ses deux lauréats ont ainsi chacun photographié plus de 1 300 monuments distincts. Un « prix du jury » vient distinguer dix photographies. Si les photographies devaient répondre à un minimum de qualité technique, c’est aussi pour leurs qualités encyclopédiques et esthétiques qu’elles ont été retenues.

Si ces chiffres sont impressionnants, seul un tiers des 60 000 rijksmonumenten est documenté. Aussi, Wikimedia Nederland prépare d’ores et déjà une nouvelle édition de Wiki Loves Monuments, plus ambitieuse, à laquelle tous les pays européens sont conviés.

De la même façon que pour les rijksmonumenten, des contributeurs ambitionnent de documenter tous les monuments historiques français. Ils se sont fédérés autour d’un projet transversal alliant articles encyclopédiques sur la Wikipédia en français, iconographie documentaire sur Wikimedia Commons et documents sur Wikisource. Nul doute qu’ils répondront présent à cet appel européen pour créer un corpus complet de notre héritage culturel.

Troisième lauréat : Hallen van Stork, ancien complexe industriel à Amsterdam
(Apus apus, CC-BY-SA)

Aucun commentaire 02/10/2010

Wikimédia France signe un accord avec la Ville de Toulouse.

Wikimédia France et la Ville de Toulouse signent aujourd’hui un accord, dans le cadre du festival culturel Novela.

Biface en silex

Biface en silex, paléolithique inférieur.
(Didier Descouens, CC-BY-SA)

Cette convention a pour but de fournir un cadre dans lequel développer à l’avenir de nombreux projets avec différentes institutions culturelles toulousaines. Il sera signé à 15h par la présidente de l’association Adrienne Alix et le maire de Toulouse Pierre Cohen.

Cette journée sera riche d’interventions de membres et d’institutionnels autour des thèmes de la culture et de sa diffusion sur Internet.

Adrienne Alix fera une rapide présentation introductive à Wikipédia et aux autres projets Wikimedia et aux actions de l’association Wikimédia France. Ludovic Péron évoquera le travail de valorisation du patrimoine culturel sur les projets Wikimedia au travers d’articles encyclopédiques et de photographies, en se penchant en particulier sur les monuments historiques français. Rama Neko expliquera en quoi les licences libres constituent un vecteur essentiel de la diffusion de la culture sur Internet et le rayonnement des institutions.

Ensuite, les différents acteurs institutionnels porteurs des projets de collaboration entre Toulouse et Wikimédia France en présenteront la teneur et la genèse.

Le Café Albrighi par Eugène Trutat

Le Café Albrighi en juillet 1905.
(Eugène Trutat, domaine public)

Dans le cadre du projet « Phœbus », des Wikimédiens ont photographié des objets de la collection préhistorique dans les réserves du Museum de Toulouse, encadrés par un professionnel du musée. Didier Descouens, président de l’institut Picot de La Peyrouse, présentera la genèse et les coulisses de ce projet, et les premiers fruits de ce travail.

Catherine Bernard, directrice adjointe des Archives municipales de Toulouse et Pierre Gastou, responsable des documents figurés présenteront le projet de mise en ligne du Fonds Eugène Trutat, photographe de la fin du 19e siècle.

Placés sur le site Wikimedia Commons, tous ces documents seront disponibles pour enrichir l’ensemble des projets Wikimedia.