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Archives pour la catégorie ‘Histoires wikimédiennes’
Aucun commentaire 26/05/2015

Quand un article Wikipédia rentre au musée

L’année 2015 marque le 800e anniversaire de la Magna Carta Libertatum. Aussi appelé la “Grande Charte des Libertés d’Angleterre“, ce manuscrit de soixante-trois articles garantit, dès le XIIIe siècle, le droit à la liberté individuelle, en limitant l’arbitraire royal et en établissant l’habeas corpus qui empêche, entre autres, l’emprisonnement arbitraire. La Magna Carta est considérée comme “la plus ancienne manifestation […] d’un long processus historique qui a conduit aux règles de légalité constitutionnelle dans les pays anglo-saxons”[1]. A l’occasion de cet anniversaire, la Ruskin School of Art de l’Université d’Oxford et la British Library ont sollicité Cornelia Parker pour imaginer une œuvre réinterprétant ce document fondateur.

L’extrémité supérieure de la tapisserie (photo : British Library, CC BY-SA, via Wikimedia Commons)

Cette artiste anglaise a eu l’idée un peu folle de reproduire en tapisserie la page Wikipédia dédiée à la Magna Carta, à la date de son 799e anniversaire. Pour réaliser ce minutieux et long travail, Cornelia Parker s’est entourée de plus de 200 personnes. L’artiste a ainsi dispersé les 87 fragments de la reproduction de 13 mètres de long de la page Wikipédia au quatre coins du globe, chacun des participants brodant alors un mot, une photographie, un logo, ou une phrase. A l’image de la diversité des contributeurs de Wikipédia, l’artiste a “recruté” ses brodeuses et brodeurs dans des univers très différents : ils sont écrivains, hommes et femmes politiques, musiciens, militants, etc. Mais surtout, la majeure partie de l’œuvre a été brodée par 36 prisonniers, purgeant des longues peines dans 13 établissements différents. Les prisonniers n’étant pas généralement autorisés à accéder à Internet, pour certains d’entre eux, “Magna Carta” était le premier article Wikipédia qu’ils lisaient. Finalement, très peu des participants sont des brodeurs professionnels : quelques membres de l’Embroiderers’ Guild et de la Royal School of Needlework ont œuvré sur les parties les plus délicates (photographies, reproductions, logos). Cornelia Parker a souhaité montrer, au travers de cette diversité, la portée de la Magna Carta et de Wikipédia. Au milieu de tous ces anonymes, certaines personnalités ont elles aussi apporté leur contribution : par exemple, Edward Snowden s’est chargé du mot “liberty”, Julian Assange a brodé “freedom” et Jimmy Wales s’est attelé à “user’s manual”. Quant au journaliste Alan Rusbridger, il a taché le tissu avec son sang en brodant les mots “contemporary political relevance” ‘(“pertinence politique contemporaine”).

Détail de la réintréprétation brodée de la version de 1225, par Ann Carrick et Elaine Dunn (photo : British Library, CC BY-SA, via Wikimedia Commons)

Pourquoi choisir de figer dans une tapisserie des contenus, qui, par essence, sont en perpétuelle évolution ? Cornelia Parker ne souhaite t-elle pas ici nous interroger sur l’héritage que nous laisserons à nos descendants ? Que retiendront-ils des années 2000, dans 10, 50 ou 800 ans ? L’artiste dira de cette œuvre :
J’ai aimé cette idée de saisir un instant et de l’immortaliser. Wikipédia est comme une tapisserie. C’est très subjectif et démocratique, avec de nombreux contributeurs. Tout le monde peut participer.[2]

L'”original” et sa “copie” (photo : British Library, CC BY-SA, via Wikimedia Commons)

La tapisserie sera exposée à la British Library à partir du 15 juin dans le cadre de l’exposition dédiée au 800e anniversaire du manuscrit original, et ce, jusqu’à la fin du mois de juillet. Ceux qui ne peuvent pas se déplacer pour l’admirer pourront profiter d’une numérisation intégrale en haute définition réalisée par la British Library et mise en ligne sur Wikimedia Commons, sous licence Creative Commons[3]. Et pour ceux qui voudraient poser leur pierre à l’édifice, l’article Wikipédia au sujet de l’œuvre[4] n’a pas été encore traduit en français !

[1] Article “Magna Carta“, Wikipédia.
[2] Zoe Craig, “Someone’s Embroidered Magna Carta’s Wikipedia Page“, Londonist, 16 mai 2015.
[3] Reproduction intégrale de “Magna Carta (An Embroidery)” par la Britsih Library (CC BY-SA, via Wikimedia Commons).
[4] Article “Magna Carta (An Embroidery)“, Wikipédia.

par Céline Rabaud
Categories: Histoires wikimédiennes
Aucun commentaire 21/05/2015

Des photographes tous terrains

Aux quatre coins de la France, nos membres photographes travaillent quotidiennement à l’enrichissement des projets Wikimedia. Et nous pouvons dire qu’ils ont du travail ! Afin de les épauler dans cette tache, l’association dispose de différents leviers. Elle équipe notamment les membres en matériel photographique professionnel et aide à l’obtention d’accréditations. Par ailleurs, les sorties photo organisées par Wikimédia France sont l’occasion pour les photographes confirmés de former les plus novices, tout en les intégrant dans l’association et les projets. Certains de nos membres sont photographes dans la vie, d’autres s’adonnent à cette activité régulièrement, comme passion… Mais tous ont en commun cette même envie de donner à voir leurs images au plus grand nombre en partageant leurs travaux sur Wikimedia Commons. Wikimédia France soutient donc toutes les productions photographiques, quelqu’en soit le sujet, le volume et l’importance.  Nous voulons ici mettre à l’honneur trois des photographes les plus productifs.

Par Pierre-Yves Mével - CC BY-SA 3.0

“Pierre-Yves Mevel photographiant Jean-Robert Pitte”, par Claude Truong-Ngoc – CC BY-SA 3.0

Pyb

Wikipédia est très développé dans le domaine du sport. Mais la plupart du temps les articles sont pas ou mal illustrés. Depuis deux ans et demi, je photographie le sportsous toutes ses formes : masculin, féminin, handisport, sports classiques (foorball, rugby, handball, athlétisme, etc.) et des sports méconnus (lutte sénégalaise, chanbara, kin-ball, etc.). En deux ans et demi, j’ai identifié les événements à couvrir, j’ai appris les techniques de la photo de sport, mais aussi les us et coutumes pour se faire accréditer afin d’avoir accès au bord du terrain aux côtés des photographes de l’Equipe et de l’AFP. Je suis devenu accro à la photo de sport, à l’ambiance lors des finales de coupe de France, à ces matchs clés qui se terminent dans la joie pour les uns et la déception et les larmes pour les autres. J’aime avoir quelques secondes pour réussir la photo déterminante.

En 2014 j’ai photographié le meeting d’athlétisme paralympique de Paris. J’étais un peu réticent, mal à l’aise à photographier le handisport. Malgré mes 5 heures sous la pluie sans pouvoir m’abriter, ce fut une expérience marquante. Voici une photo de l’épreuve de saut en longueur. La brésilienne Simplicio da Silva s’élance et est guidée par le son afin de courir droit.

Au cours du gala de lutte sénégalaise au palais omnisport de Paris Bercy, j’ai retrouvé l’ambiance de ce que j’ai vécu lors de mes séjours au Bénin et au Ghana. A l’heure où les sports professionnels français tentent de créer sans grand succès des spectacles, la lutte sénégalaise est un véritable spectacle : sport, danse, musique, gris-gris, marabouts.

Avec le match amical Mali-Ghana à Paris, je découvre l’organisation d’un match amical à Paris. Mais qui l’organise ? Qui délivre les accréditations ? J’ai moins d’une semaine pour obtenir le fameux sésame. Emails, Twitter et Facebook sont des outils très pratique et incontournables dans la photo de sport. J’ai finalement obtenu le 06 grâce au compte Facebook de la fédé malienne et obtenu sans problème (Wikipédia ouvre de nombreuses portes) l’accord pour l’accréditation 24h avant le début de la rencontre. Ce match aura permis d’illustrer 350 articles de Wikipédia, toutes langues confondues.

Par Cyrille BERTIN (Travail personnel) [CC BY-SA 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0)], via Wikimedia Commons

“Pyb at work”, par Cyrille BERTIN – CC BY-SA 4.0

Thesupermat

J’ai sérieusement commencé à verser des photos sur Commons à partir de 2010, année où j’ai acheté mon reflex. Etant équipé à peu près correctement, j’ai décidé de demander des accréditations pour des festivals bretons, en vue d’illustrer les articles Wikipédia avec des photos de qualité correcte. J’en ai sollicité plusieurs et le premier à me répondre favorablement (grâce à l’aide de (:julien:), qu’il en soit remercié), a été le festival de musique celtique de Cornouaille de Quimper, en 2010. Depuis, j’ai été accrédité sur plusieurs festivals : festival du bout du Monde (Crozon, Finistère), la fête de l’Humanité, Solidays et pour finir en apothéose en 2014 avec une accréditation pour le plus grand festival de France, les Vieilles Charrues. A ce jour, festivals obligent, j’ai couvert plus de 150 concerts, que ce soit l’artiste local ou la star internationale. En plus de photographier les artistes, une accréditation est aussi le moyen de les croiser dans les coulisses et de voir l’envers du décor. Tout cela n’aurait pas été possible sans l’aide apportée aux photographes par Wikimédia France, que ce soit la mise à disposition de matériel photographique de qualité professionnelle ou un soutien à l’obtention d’accréditations. Mon meilleur souvenir restera le jour où Cali a fait monter les photographes sur scène pour “participer” au show. Se retrouver ainsi face à 20 000 spectateurs procure des émotions indescriptibles.

Ma participation ne se limite pas aux concerts, je suis également accrédité pour des événements liés à l’automobile, que ce soit le Mondial de l’auto, Rétromobile ou encore le salon du deux roues. Ces accréditations sont l’occasion de produire une documentation iconographique nombreuse et variée dans des conditions favorables ; absence de public, véhicules présentés sous leur meilleur jour… En plus de ces salons, je couvre aussi des ventes aux enchères automobiles qui offrent de meilleurs opportunités que les salons car y sont présentés de nombreux véhicules de collections couvrant la production automobile mondiale, avec des véhicules parfois exclusifs, de ses début jusqu’aux années 80-90.

Pour finir car c’est aussi une grosse partie de ma production photographique, je “chasse le monument historique” ! Le concours Wiki loves Monuments y est pour beaucoup. Cela m’a permis, en plus d’enrichir Commons, de découvrir le patrimoine architectural proche de mes lieux de résidence ou de vacances et de le photographier dans les moindres détails. J’ai ainsi versé plus de 1600 photos de détails architecturaux du palais du Louvre sur Commons et il n’est pas rare que je produise plusieurs centaines de clichés dans un enclos paroissial finistérien.

Par Myrabella - CC BY-SA 3.0

“Main de Wikimédien photographiant des mains votives”, par Myrabella – CC BY-SA 3.0

Thomas Bresson

J’ai commençé petit à petit à couvrir certains événements depuis 2007. Mais c’est en 2013, à l’occasion des débats et autres meetings électoraux que j’ai commencé à couvrir des événements de façon intensive. Ainsi, pour l’année 2014, 52 événements ont été couverts par mes soins, quant à 2015, c’est déjà 49 événements qui ont été illustrés… Et l’année n’est pas finie ! Je couvre donc aussi bien des meetings politiques que des événements sportifs ou culturelsDe plus, j’ai réalisé quelques dossiers photographiques sur des lieux précis, notamment le sentier du kilomètre zéro situé dans le sundgau alsacien ou le jardin des papillons à HunawihrPlus récemment, l‘événement le plus intéressant que j’ai couvert récemment était l’éclipse partielle de soleil du 20 mars 2015.
"Views of the CICG during 10th Plenary of the Group on Earth Observations (GEO-X) in Geneva", par Rama - CC BY-SA 2.0

“Views of the CICG during 10th Plenary of the Group on Earth Observations (GEO-X) in Geneva”, par Rama – CC BY-SA 2.0


Mise à jour : Discrètement mais sûrement, le cap des 100 000 fichiers de versés sur Wikimedia Commons grâce au soutien de Wikimédia France vient d’être passé ! Bravo et merci à tous ceux grâce à qui cela a été possible !

par Céline Rabaud
Categories: Histoires wikimédiennes, Wikimedia Commons
Aucun commentaire 27/04/2015

WikiArabia, une place au soleil

La communauté Wikimedia se renforce progressivement sur le continent Africain et plus précisément dans la région du MENA (“Middle East and North Africa”, littéralement “Moyen-Orient et Afrique du Nord”). Le mouvement se structure peu à peu, avec la création en 2014 de groupes d’utilisateurs en Tunisie, en Egypte et en Algérie. Les membres de la communauté arabe Wikimédia avaient déjà eu l’occasion de se rencontrer et d’échanger en marge de la Wikimania de Londres en 2014[1]. De cette première rencontre est née l’envie d’officialiser et pérenniser ce type de rassemblements.

Par Fjmustak, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Par Fjmustak, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Ainsi, la première conférence WikiArabia a eu lieu du 3 au 5 avril 2015 à Monastir (Tunisie). Cet événement, le premier dans son genre dans le monde arabe, a été co-organisé par l’association pour la Culture numérique Libre (CLibre) et la communauté Wikimedia Tunisie. L’association CLibre est une association qui travaille sur la promotion de la culture numérique libre et qui assiste les autres associations en leur fournissant des outils libres. Elle travaille aussi sur l’arabisation des logiciels libres. Quant à lui, Wikimedia Tunisia User Group n’est pas un groupe d’utilisateurs comme les autres : il est devenue en juin 2014 le premier officiellement reconnu par la fondation Wikimédia sur le continent africain.

Pendant trois jours, cet événement a rassemblé près d’une cinquantaine de participants, issus principalement de pays comme le Maroc, l’Algérie, l’Egypte, la Syrie, la Jordanie et les Émirats arabes unis. Lila Tretikov, la directrice exécutive de la Fondation Wikimedia, était aussi présente. Elle a pu transmettre sa connaissance transversale du mouvement, ainsi que sa vision “d’un monde noyé dans l’information où on confond informations, connaissances et vérité”[2].

Par Habib M’henni, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

Par Habib M’henni, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons

Tous   les  participants, membres de groupes d’utilisateurs ou non, se sont  retrouvés à l’occasion de rencontres et d’interventions variées, et ont pu  présenter leurs diverses approches expérimentales. Ils ont poursuivi  leurs échanges autour de différents sujets, comme la motivation des utilisateurs de Wikipédia, la neutralité des contenus et la délicate question de l’usage des dialectes locaux.

Le rassemblement  WikiArabia a aussi été pensé comme un  événement de promotion des  projets Wikimedia en langue arabe auprès du grand public et du monde de l’éducation et de la culture[3]. Tighe Flanagan de la Wikimedia Foundation, Walaa AbdelManaem et Reem AlKasheef du groupe d’utilisateurs égyptien sont ainsi intervenus au sujet du programme d’éducation de Wikipédia. Des collaborations futures avec des universités et des académiciens ont été proposées et permettront dans le futur d’améliorer le capital confiance des lecteurs de Wikipédia en arabe.

Ainsi, tous les acteurs du mouvement impliqué dans cette région s’accordent sur un point : malgré la grande évolution de la Wikipedia arabe des dernières années, cela ne reflète pas complètement le véritable potentiel de la communauté arabe. Mark Graham, du Oxford Internet Institute, a pu exposer le fossé entre les contributions par pays, tout en démontrant la richesse des langues et des cultures de cette région

Par Agnieszka Wolska, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Par Agnieszka Wolska, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

WikiArabia 2015 a aussi été l’occasion pour le Groupe d’utilisateurs Wikimedia Tunisie d’organiser la cérémonie de remise des prix de la 2e édition du concours national Wiki Loves Monuments 2014. Sur les 1176 photos téléversées, dix photographies ont été récompensées, et la 1ère place a été attribuée à une image de l’Amphithéâtre d’El Jem, photographié par Agnieszka Wolska. Cette photo illustre depuis l’article Wikipédia labellisé “Article de qualité” dédié à ce monument.

Les membres de WikiArabia seront à nouveau réunis à l’occasion de la Wikimania, à Mexico en juillet prochain, où ils pourront continuer à renforcer leur communauté. Une seconde conférence WikiArabia sera organisée ultérieurement, sans doute du côté de Dubaï. L’organisation de ce type d’événements peut aider les pays dans la région du MENA à finaliser leurs demandes pour devenir les nouvelles structures reconnues par la fondation : l’Algérie, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et l’Iran en tant que chapitres ; et le Maroc et la Jordanie comme groupes d’utilisateurs. Tous les participants ont salué la réussite de ce rassemblement unique organisé par la communauté Wikimédia Tunisienne.

[1] “WikiArabia Monastir 2015 à partir du 3 avril prochain“, Tunisie Haut Débit, Mariam Hammouda
[2] “WikiArabia 2015 comme si vous y étiez“, Jamaity, Ahmed Zoghlami

 

par Céline Rabaud
Categories: Histoires wikimédiennes
Aucun commentaire 08/10/2014

Des wikimédiens dans le monde de la géographie (saison 2)

Groupe de Wikimédiens devant le stand (Pymouss, CC-By-SA 3.0)

Groupe de Wikimédiens devant le stand (Pymouss, CC-By-SA 3.0)

Pour la deuxième année consécutive, une équipe de wikimédiens a participé au Festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges, la plus grande rencontre nationale autour de cette discipline. Il avait lieu cette année du 3 au 5 octobre 2014.

Depuis 25 ans, le festival fait se rencontrer des universitaires, des enseignants, des étudiants et autres praticiens de la géographie avec le grand public. Pendant trois jours, la cité vosgienne devient un lieu d’échanges et de convivialité au gré des conférences, des démonstrations et des rencontres informelles.

Après une première expérience en 2013, un groupe de contributeurs s’est retrouvé pour profiter de cet événement avec trois objectifs :

  • promouvoir les projets Wikimédia auprès du grand public et des spécialistes,
  • profiter de la présence de nombreuses personnalités pour illustrer leurs articles,
  • sensibiliser les géographes aux améliorations qu’ils peuvent apporter aux projets.

Les actions suivantes ont été réalisées :

  • Une conférence-débat intitulée « Habiter Wikipédia : la géographie dans l’encyclopédie collaborative » a réuni une soixantaine de personnes, et suscité des échanges fructueux.
  • Un stand a accueilli tout au long du festival les personnes souhaitant mieux connaître les projets Wikimédia. Plus de 110 personnes − enseignants, universitaires et utilisateurs intéressés par Wikipédia − sont venues à la rencontre des contributeurs présents.
  • De nombreuses personnalités, du monde de la géographie et de la littérature, ont été photographiées. Pour la plupart, leurs articles sur Wikipedia n’étaient pas illustrés. Une cinquantaine d’entre elles sont passées devant les objectifs des wiki-photographes ; les images sont bien évidemment partagées sur Commons.

Le thème de l’édition 2015 a été révélé lors de la cérémonie de clôture : « Les Territoires de l’imaginaire, utopies, représentations et perspectives ». Un sujet en or pour des Wikipédiens ! Pas de doute que Wikimédia France apportera à nouveau son soutien à leur présence pour une troisième année.

par Pymouss
Categories: Histoires wikimédiennes
Aucun commentaire 22/09/2014

Matignon invite Wikipédia

La façade Sud depuis le parc. Cl. P.-Y. Beaudouin - CC-By-SA 4.0

La façade Sud depuis le parc. Cl. P.-Y. Beaudouin – CC-By-SA 4.0

Depuis quatre ans, à travers le monde, des passionnés photographient les monuments historiques dans le cadre du concours Wiki loves Monuments – permettant ainsi de partager plus d’un million d’images depuis sa création et de documenter le patrimoine architectural mondial.

Si, en France, certains monuments sont facilement accessibles, d’autres le sont beaucoup moins. Par exemple, ceux occupés par les plus hautes instances de l’État. Les Journées européennes du Patrimoine, organisées par le ministère de la Culture et de la Communication, sont l’occasion d’accéder à ces lieux habituellement fermés au grand public. C’est le cas notamment de l’hôtel Matignon, résidence officielle du chef du Gouvernement, Monsieur Manuel Valls.

Tableau de Fragonard, dans le bureau du Premier Ministre. Cl. P.-Y. Beaudouin - CC-By-SA 4.0

Tableau de Fragonard, dans le bureau du Premier Ministre. Cl. P.-Y. Beaudouin – CC-By-SA 4.0

Afin de faciliter ce travail de documentation, le cabinet du Premier Ministre a, cette année, exceptionnellement invité un groupe de photographes wikipédiens pour une visite privée, avant son ouverture au public. Le monument leur a été ouvert et une visite guidée a permis de mettre en avant les joyaux que recèle ce splendide hôtel particulier du XVIIIe siècle à l’histoire complexe.

La salle du conseil, où fut notamment signée la création de la Sécurité sociale

La salle du conseil, où fut notamment signée la création de la Sécurité sociale. Cl. P.-Y. Beaudouin – CC-By-SA 4.0

Les premiers documents produits suite à cette visite sont d’ores et déjà disponibles sur Wikimedia Commons à l’adresse suivante : Bonne visite !