Aucun commentaire 01/07/2015

La liberté de panorama au service des biens communs

Les débats autour de la réforme du droit d’auteur et du rapport Reda sont très éclairants. Ils permettent à chacun d’exprimer ses positions, et de montrer ses compétences, et parfois ses lacunes… comme par exemple Jean-Marie Cavada !
Dans un billet publié sur son blog, il montre qu’il passe complètement à coté du mouvement collaboratif et des biens communs. Pour lui, Facebook et Wikipédia, c’est la même chose, à savoir “des monopoles américains” dont le but est de gagner de l’argent en ne payant pas les créateurs.

Wikimédia n’est pas Facebook

La fondation Wikimédia gère des sites de contenus, administrés directement par les utilisateurs, pour la libre diffusion de la connaissance, sans le moindre but lucratif. La fondation n’est absolument pas propriétaire des contenus. A l’inverse, Facebook est une plateforme à but lucratif, dont le but n’est pas d’améliorer le bien commun mais d’exploiter commercialement une position d’intermédiation entre des personnes ainsi que les contenus qu’ils postent. La comparaison serait pertinente si Facebook était dirigée, non par Mark Zuckerberg, mais par la communauté des utilisateurs, que Facebook ne réclame aucun droit sur ces contenus et n’en tire aucun bénéfice. On en est loin !
Or, c’est là que se fait la différence, car Wikimédia se situe dans la lignée du mouvement des biens communs, avec des motivations toutes autres que les grandes plate-formes propriétaires. L’idée n’est pas de gagner de l’argent, mais de permettre à tous d’avoir le meilleur accès possible à la connaissance.
M. Cavada, député européen, en février 2014. Photo : Leila Paul, CC-By-SA

M. Cavada, député européen, en février 2014. Photo : Leila Paul, CC-By-SA

L’opposition des industries culturelles

Il est évident que ce mouvement se heurte aux titulaires des droits de propriété intellectuelle, car le droit d’auteur est une barrière à la libre diffusion de la connaissance. L’obstacle est double. Il faut solliciter une autorisation de l’ayant droit, ce qui demande des démarches, et bloque toute fluidité. Alors que la technologie permet aujourd’hui une diffusion massive du savoir et la culture, il faudrait ne pas s’en servir… L’autre aspect, et c’est celui-là qui est bloquant chez Jean-Marie Cavada, est la barrière financière. Les industries culturelles et sociétés de gestion de droit, qui se sont développées à l’ombre des artistes, veulent diffuser les œuvres, mais moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Cette revendication est légitime et Wikimédia n’a jamais contesté l’existence du droit d’auteur. Il demande juste des aménagements, sur des contenus à la marge, qui ne sont pas les plus lucratifs pour l’industrie culturelle, mais dont la rétention bloque sérieusement la diffusion et la réutilisation de la connaissance.

L’exemple de la liberté de panorama

Cette opposition entre le monde des biens communs et celui de la propriété intellectuelle s’est cristallisée, dans le cadre du rapport Reda, sur la question de la liberté de panorama, cette exception au droit d’auteur permettant de représenter une œuvre (architecture en particulier) si elle a été conçue pour demeurer en permanence dans l’espace public à la vue de tous. Les débats se sont focalisés sur la possibilité d’une réutilisation commerciale. Les députés de la commission des affaires juridiques ont adopté un amendement de Jean-Marie Cavada qui écarte cette possibilité de réutilisation commerciale. Cela viderait la liberté de panorama de son intérêt, car la notion de réutilisation commerciale est extrêmement floue. Si vous utilisez une image sur votre site personnel, sur lequel figure une bannière ou un bouton permettant de recueillir des dons, vous êtes déjà hors des clous… Autant dire que les possibilités de réutilisation seront plus que limitées du fait de l’insécurité juridique. Les sociétés privées de gestion du droit d’auteur ont beau dire qu’elles n’entendent pas attaquer les wikipédiens en justice, nous n’avons que leur promesse, qui n’engage, on le sait, que ceux qui l’entende. Devant un tribunal, cet engagement ne pèsera rien face à la loi.
Par contre, nous comprenons très bien l’intérêt des ayants-droit à ne pas attaquer Wikimédia. Sans possibilité de réutilisation commerciale, nous sommes un formidable pressbook gratuit, charge à Wikipédia de modifier les règles qui ont fait d’elle le premier site culturel mondial, en acceptant du contenu non libre, selon les desiderata de ces entreprises privées
Bâtiment conçu par Le Corbusier (1887-1965) à Stuttgart en 1927. Cette photo devra-t-elle être bientôt supprimée de Wikipédia ?

Bâtiment conçu par Le Corbusier (1887-1965) à Stuttgart en 1927. Cette photo devra-t-elle être bientôt supprimée de Wikipédia ? Photo Andreas Praefcke – CC-By

Le choix de la rente contre l’innovation

Les enjeux sont assez clairs. La liberté de panorama peut faire perdre quelques revenus à certains auteurs ou ayants-droit, ce qui est assez facile à calculer.
Mais elle peut aussi générer de l’activité économique, en levant des obstacles, notamment à la transformation des œuvres et à leur réutilisation “imprévue”. L’impact est alors plus difficile à évaluer car toutes les possibilités et donc les gains, ne sont pas connus au moment où la décision d’ouvrir les vannes est prise. Les gains ne sont pas seulement économiques, ils sont aussi sociétaux. La libre diffusion de la connaissance n’est pas qu’une question d’argent. La possibilité de réutilisation commerciale et l’innovation économique qui peut en découler ne sont pour nous qu’un moyen d’arriver à notre véritable but : l’amélioration du bien-être de tous, par une meilleure diffusion du savoir.
par Conseil d'Administration
Categories: Projets Wikimedia
Aucun commentaire 23/06/2015

Pas de grève pour les hackers de Wikimedia !

Le vendredi 23 mai, jour de grève pour les transports en commun lyonnais… mais il en fallait plus pour décourager nos codeurs venus du monde entier pour travailler sur le développement d’outils autour des projets Wikimedia ! C’est ainsi que l’association Wikimédia France a organisé le hackathon annuel de Wikimedia à Écully, une petite ville juste à coté de Lyon.


Hackathon Wikimedia 2015 – France / Lyon par Wikimedia_France

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La traditionnelle photo de groupe – PierreSelim, CC BY

Mais pourquoi un hackathon… et pourquoi à Lyon ? 

Le Hackathon Wikimedia est le rendez-vous annuel des développeurs et codeurs du mouvement Wikimedia. C’est dans ces moments là que sont développés certains outils que vous utilisez désormais tous les jours lors de votre utilisation de Wikipédia et des autres projets. C’est pourquoi l’association a choisi d’organiser cet événement à Lyon, et plus précisément à Valpré, un centre de congrès et séminaires de la région lyonnaise. Les participants pouvaient ainsi profiter de tout le confort nécessaire, les logements et les salles de travail étant au même endroit. Une garderie, un restaurant, un grand terrain ainsi que 5 salles de travail étaient entièrement à disposition des codeurs nuit et jour.

L’édition 2015 du Hackathon Wikimedia fut une vraie réussite, avec la présence de plus de 200 participants venant de 20 pays différents ! De plus, cette année, l’organisation a été pensée pour accueillir de nouveaux contributeurs, et c’est ainsi que 66 nouveaux participants ont pris place le 23 mai à 9h dans l’amphithéâtre bondé du centre de congrès et séminaires Valpré où s’est déroulée la conférence d’ouverture du hackathon.

Conférence d'ouverture du Hackathon

Salle comble pour la cérémonie d’ouverture – Jean-Philippe Kmiec, CC BY-SA

Comment ça marche ?

Durant trois jours, les codeurs ont travaillé sur des modules et des outils en relation avec Wikipédia, Wikimédia Commons, WikidataMediaWiki et bien d’autres…  Au total, ce sont 62 rencontres et ateliers. Les participants avaient le choix de travailler dans une des 5 salles à disposition, ils pouvaient ainsi travailler de jour comme de nuit pour optimiser au mieux leurs développements. En parallèle des ateliers et des sessions, des conférences publiques étaient organisées. Celles-ci permettaient d’échanger avec le public et de présenter le mouvement Wikimedia, l’association ou encore les différents projets. Ce fut un coup de projecteur et un temps d’échange fort pour le groupe local lyonnais qui a partagé avec le public les initiatives organisées régulièrement dans la région.

33 projets présentés

Ce ne furent pas moins de 33 projets qui ont été présentés le lundi 25 mai à 16h, lors de la cérémonie de clôture. On retrouve des projets très graphiques comme Wikipédia sur iWatch ou encore une version ultra minimaliste de l’encyclopédie libre : La découvrir ! Mais aussi des projets plus technologiques avec la recherche de données en écrivant une phrase en langage naturel : testez-le (en anglais).

Un événement médiatisé 

Le Hackathon Wikimedia a été couvert par une quinzaine de médias régionaux et nationaux, ce fut l’occasion de communiquer autour de l’association et des projets de Wikimedia.

Retrouvez ci-dessous une infographie des statistiques de l’événement ! 

Infographie Hackathon Lyon 2015

Jean-Philippe Kmiec – CC-By-SA

par Jean-Philippe Kmiec
Categories: Projets Wikimedia
Aucun commentaire 18/06/2015

Offrir des sources de qualité aux contributeurs

En 2013, un petit groupe de wikipédiens a lancé le projet The Wikipedia Library sur la wikipédia anglophone. L’objectif de ce projet est d’offrir les meilleures conditions de travail aux wikipédiens, en leur facilitant l’accès aux sources. Plusieurs solutions ont été mises en place pour cela, au premier rang desquelles la mise à disposition d’accès à des bases de données en ligne habituellement payantes.

Logo The Wikipedia Library

Logo de la bibliothèque Wikipédia

Pour cela, ces wikimédiens se sont rapprochés de plateformes numériques pour obtenir des accès qui, cumulées, représentent aujourd’hui plusieurs milliers de ressources. Alors que ce projet est désormais bien établi dans le paysage wikimédien anglophone ; il a été décidé de l’étendre avec l’ouverture de branches localisées, et parmi les premières de cette série, la bibliothèque Wikipédia qui ouvre aujourd’hui officiellement sur la wikipédia francophone.

Le lancement de cette branche francophone est l’occasion d’annoncer trois partenariats avec des éditeurs francophones de premier plan :

Tout wikimédien inscrit depuis 6 mois ou plus, et ayant effectué au moins 500 contributions sur les projets peut faire une demande d’accès sur la page dédiée à la ressource. Le nombre de comptes offert pour chaque ressource est limité, dépêchez-vous !

par Sylvain Machefert
Categories: Wikifranca
Aucun commentaire 11/06/2015

Les Bretons parlent aux Bretons… mais pas que !

Manuel Moreau, chargé de l’action culturelle numérique et en poste au musée de Bretagne depuis 5 ans a été interviewé par Léa Lacroix, membre du conseil d’administration de Wikimédia France et wikimédienne rennaise. Retour sur les liens entre le groupe local rennais et le musée de Bretagne[1]. 


Manuel Moreau : A l’époque des premiers contacts avec le musée, il y avait une véritable méconnaissance de la démarche des wikipédiens et des questions d’ouverture des données publiques […]. En 2012, nourri d’expérience menée dans des structures similaires comme les musées de Toulouse, le musée de Bretagne s’oriente vers une plus grande participation des publics au sein du musée […]. Si le musée était timoré sur la collaboration sur Wikipédia au départ, c’est que la démarche le questionne en propre sur son mode de fonctionnement, son mode de production des données, de leur diffusion, et de la propriété de ces données. En rentrant dans l’échange avec les wikipédiens, on a pu trouver ce terrain d’une forme de collaboration. L’ouverture des données culturelles est aujourd’hui un enjeu fort pour le musée de Bretagne comme pour tous les musées de France !

Léa Lacroix : Le projet avait d’ailleurs commencé par une longue réflexion autour de la question des droits, pour déterminer ce sur quoi le musée pouvait choisir de mettre sous une licence Creative Commons…

Vase à cordons Néolithique ancien - Musée de Bretagne, CC BY-SA

Vase à cordons Néolithique ancien – Musée de Bretagne, CC BY-SA

M. M. : […] Nous sommes dans une collectivité (Rennes Métropole, ndlr) qui a des actions très incitatives pour la libération des données. Le mode de partenariat développé avec le groupe local de wikimédiens rennais, […] permet au musée de prendre le temps de la sélection, de choisir ce qu’il va diffuser, et d’animer des ateliers plus intéressants car plus thématisés pour un public qui ne connaît pas Wikipédia mais qui est habitué du musée. C’est une approche qui nous convient pour l’instant, avant d’aller au delà.

L. L. : Au musée de Bretagne, c’est de la sélection quasiment au cas par cas, image par image, qui sont ensuite importées directement par le personnel du musée. Cela permet avant tout à tes collègues […] de comprendre comment ça marche et d’être vraiment impliqués dans cette démarche d’ouverture, non ?

M. M. : Exactement. On a d’ailleurs sollicité la disponibilité des wikimédiens rennais pour ces temps d’initiation voire de formation […] avec un photographe du musée présent et mes collègues de la cellule “Inventaire et Documentation”, qui ont la responsabilité des informations sur les objets, et notamment les fichiers image. Cela a permis d’avoir ce temps de réflexion sur ce qu’est Wikipédia, posément, et aux gens d’aller parfois un peu plus loin […]. Cette action va d’ailleurs au-delà du musée : on peut parler des amis du musée de Bretagne, qui ont été présents sur les premières rencontres et ont suivi ce qui se passe […]. Ils ont une forme de vraie expertise culturelle, mais qui n’est pas toujours diffusée comme on pourrait le faire au sein du musée.

Edit-a-thon réalisé par les membres rennais de Wikimédia France au Musée de Bretagne, juin 2014 - Auregann, CC BY-SA 3.0

Edit-a-thon réalisé par les membres rennais de Wikimédia France au Musée de Bretagne, juin 2014 – Auregann, CC BY-SA 3.0

L. L. : Début 2015 au musée, nous avons organisé un atelier autour du thème de la préhistoire

M. M. : Nous réouvrions le centre de documentation du musée […]. En l’occurrence on a créé ici un événement un peu particulier puisque la visite se faisait sur inscription seulement et accompagnée d’une conservatrice. Françoise Berretrot […], responsable des collections archéologiques et notamment celles liées à la préhistoire, a fait bénéficier les Wikipédiens et les personnes qui venaient découvrir Wikipédia, d’une visite commentée du parcours permanent. Nous avons pu ensuite prolonger cette rencontre au centre de documentation du musée avec la mise à disposition de matériel informatique… 

L. L. : Et ça a très bien marché ! Une quinzaine de personnes qui ont participé. 

M. M. : Notamment parce que la sollicitation d’associations travaillant dans le domaine de la préhistoire a été tout à fait favorable, comme l’association Men ha Houarn[2], un salarié de l’INRAP[3], et même des personnes qui venaient d’autres départements pour venir découvrir les ateliers. Tout ceci a permis d’avoir un atelier très riche ! 

Wikipermanence au Musée de Bretagne, janvier 2015 - Trizek, CC BY-SA 3.0

Wikipermanence au Musée de Bretagne, janvier 2015 – Trizek, CC BY-SA 3.0

L. L. : Quelles étaient les motivations, les objectifs du musée pour s’investir dans le partenariat ? 

M. M. : Les motivations sont celles d’une ouverture du musée le plus largement vers l’extérieur […]. Les wikipédiens et les gens qui s’intéressent à Wikipédia sont des publics qu’on approcherait pas autrement. Pour nous, c’est aussi l’obligation d’être un musée qui favorise au maximum la diffusion de ses collections et de la connaissance. On peut dire tout ce qu’on veut, Wikipédia est aujourd’hui quand même un outil qui a cette vocation d’ouverture au plus large des publics, dépassant très largement les frontières et les périmètres du musée de Bretagne tel qu’il est aujourd’hui. Ne pas utiliser cet outil, ne pas collaborer avec les Wikipédiens, c’est négliger une bonne partie des potentiels de diffusion qui existent, quand bien même on a pas encore résolu toutes nos problématiques de droit […] Je dirais même que les wikipédiens ont aussi le mérite de nous interroger plus précisément sur la question des licences qu’on appliqué à nos productions. 

L. L. : Si l’on devait faire un petit bilan de ce que nos actions conjointes ont pu apporter au musée, au personnel du musée et aux personnes qui ont travaillé sur ce projet, que dirais-tu ? 

M. M. : […] Wikipédia, c’est un agrégateur de sources. A ce titre-là c’est intéressant pour nous d’appréhender plus précisément le fonctionnement de Wikipédia, et justement de voir en quoi cela interroge nos pratiques professionnelles […]. Le travail qui avait été mené avec Wikipédia nous a aussi permis de prendre un autre point de vue sur la question de la diffusion en ligne de nos collections […].

Plan de Rennes sous la 2nd Guerre Mondiale - Musée de Bretagne, CC BY-SA

Plan de Rennes sous la 2nd Guerre Mondiale – Musée de Bretagne, CC BY-SA

L. L. : Et après ? 

M. M. : J’aimerais qu’au sein du musée, on puisse avoir le panel complet des personnes qui se sentent les plus concernées et qui seraient à même de contribuer. Je pense par exemple à mon collègue médiateur bretonnant qui aurait tout lieu, même si il est très occupé (rires) de faire bénéficier des productions en breton qu’on mène déjà au musée et qui pourraient très bien rejoindre les pages Wikipédia […]

L. L. : Tout à fait, il y a au moins trois wikimédiens bretonnants qui l’attendent de pied ferme dès qu’il aura un peu de temps (rires).  De toutes façons, le chantier n’est pas terminé : on a encore une rencontre au mois de juin ! 

M. M. : Exactement, sur la thématique des coiffes, ou plus globalement du costume en Bretagne […]. Le musée essaye aussi de faire coïncider les ateliers Wikipédia avec les thématiques qui sont celles de sa programmation culturelle. Comme on accueille l’exposition d’un photographe qui a travaillé sur les cercles celtiques bretons, et ces femmes qui portent encore la coiffe à l’occasion des événements organisés par les cercles, c’est l’occasion d’aborder ce sujet-là pour faire aussi caisse de résonance sur ces projets. 

Coiffe bretonne de la région de Melrand, 2011 - XIIIfromTOKYO, CC BY 3.0

Coiffe bretonne de la région de Melrand, 2011 – XIIIfromTOKYO, CC BY 3.0

L. L. : Et nous, chez les wikipédiens, on s’intéresse beaucoup à ces sujets-là. Globalement, ce partenariat est-il positif ? 

M. M. : Pour moi le bilan est positif mais […] la difficulté aujourd’hui, c’est de savoir comment le musée peut véritablement bien répondre à ce partenariat. A-t-on la possibilité d’aller au-delà de ce que l’on fait déjà en termes d’actions et de moyens ? La validation prochaine du projet scientifique et culturel du musée permettra certainement d’imaginer comment peut évoluer cette collaboration. 

L. L. : Côté wikimédiens, les bénévoles du groupe de Rennes ne se sont pas tournés vers le musée de Bretagne par hasard. Notre groupe local a naturellement des affinités avec l’histoire de Rennes, l’histoire de la Bretagne… Ce qui est formidable c’est le fait d’avoir pu nouer des relations partculières et individuelles avec des personnes du musée. La possibilité de discuter avec les conservateurs, avec le personnel à été super enrichissant. Tu parlais tout à l’heure de la visite spéciale qui a été faite pour les wikipédiens, c’est valorisant et ça justifie entièrement le temps bénévole qu’on peut passer sur ces actions.  […] Il y a t-il quelque chose que tu voulais rajouter ? 

M. M. : Pourvu que ça continue !


Les articles consacrés à la Bretagne ont dépassé les 100 contenus de qualité[4]… Nous espérons que ce partenariat continue à prospèrer et encourage ces excellents résultats !

Retrouvez l’interview dans son intégralité sur la Wikirevue n°9 !


[1] Site du Musée de Bretagne
[2] Site de l’association  Men ha Houarn
[3] Site de l’INRAP
[4] Listes des articles Wikipédia sur la Bretagne labellisés “bons articles” et “articles de qualité”

par Céline Rabaud
Categories: Rennes
Aucun commentaire 28/05/2015

Lauréats du Wikiconcours lycéen 2014-2015

En cours, les élèves sont plus habitués à faire glisser leur plume sur le papier que leurs doigts sur les claviers. Pourtant, d’octobre 2014 à mai 2015, près de 700 d’entre eux ont participé au Wikiconcours lycéen. Cette action, organisée pour la troisième année consécutive, associe le CLEMI (Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information) à Wikimédia France pour proposer aux lycéens et lycéennes de contribuer à Wikipédia (création d’articles et enrichissement de contenus existants). Le projet s’inscrit dans une démarche d’éducation aux médias et à l’information ainsi que d’éducation au numérique.

Logo du Wikiconcours lycéen.

Jean-Philippe WMFr, CC-BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Ce Wikiconcours lycéen a rassemblé quinze académies (pour trente-trois établissements) et neuf lycées français à l’étranger : Aix-Marseille, Bordeaux, Rennes, Dijon, Orléans-Tours, Caen, Corse, Strasbourg, Créteil, Limoges, Lyon, Nancy-Metz, Poitiers, Grenoble, Besançon, Vienne, Londres, Le Cap, San Salvador, Kahartoum, Beyrouth, Tamatave, Athènes, Pékin. Les coordonnateurs du CLEMI ont bénéficié d’une formation à la contribution courant janvier 2015 ; les élèves, enseignants et documentalistes ont pu s’appuyer sur une page de ressources et d’aide dont l’objectif est de les guider dans leur découverte de Wikipédia. Une page de discussion a également permis des interactions avec la communauté wikipédienne.

Lauréats

  • Le prix de la rédaction et de la contribution, qui récompense la qualité des contributions, est décerné à l’établissement Paul-Éluard (Saint-Denis, académie de Créteil) ;
  • Le prix de la communauté, qui récompense le travail collaboratif et les interactions avec les Wikipédiens, est attribué à l’établissement Charles-de-Gaulle (Longperrier, académie de Créteil) ;
  • Le prix coup de cœur revient à l’établissement Gabriel-Fauré (Annecy, académie de Grenoble) pour la création d’articles particulièrement utiles et pour la qualité globale de ses contributions ;
  • Une mention spéciale du jury est par ailleurs attribuée à l’école élémentaire d’Arcomps (académie d’Orléans-Tours), qui a participé au concours à titre dérogatoire, pour la qualité du projet pédagogique et des contributions des jeunes élèves.

Le jury remercie et félicite chaleureusement l’ensemble des participants pour leurs contributions. Ils recevront du jury un retour sur leurs apports afin qu’ils puissent progresser dans la maîtrise de l’outil Wikipédia. La composition du jury peut être consultée sur la page du projet.